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L’Expansion, dans son numéro d’Octobre, nous livre les noms de “Ceux qui ont le pouvoir à Lyon”. Révélations ? A dire vrai, c’est l’un de ces marronniers qu’affectionne la presse nationale, entre deux opérations pièges à pub (et boostage d’OJD), genre suppléments immobiliers.
Le thème du pouvoir est évidemment l’un des plus fascinants. Parce qu’il implique une plongée de l’autre côté du miroir, dans la face cachée des gens d’influence, ceux qui tirent les ficelles des réseaux du même métal.
Dans la série des zooms sur ces princes plus ou moins ténébreux, on a droit périodiquement au pensum de L’Express sur le pouvoir des françs maçons locaux. Poussée de la parité aidant, ce news nous a même gratifié d’une plongée chez les francs maçonnes !
Sur cette thématique du pouvoir, l’on gagne à archiver ces dossiers spéciaux, histoire de mesurer si celui (ou celle) qui comptait vendredi a toujours bien le vent en poupe ce lundi. Dans cette optique, la comparaison entre le listing des VIP de l’Expansion et celui de “Lyon : le guide du pouvoir”, parû dans Les Echos, en mai dernier, ne manque pas d’intérêt.
Côté patrons par exemple, si l’on trouve de part et d’autre quelques incontournables comme Jean-Michel Aulas ou Bruno Rousset (l’étoile montante des assureurs), l’approche des Echos est plus institutionnelle. Partant sans doute plus juste quand elle place dans ces hommes d’influence un Bruno Lacroix, vieux pilier du GIL-Medef et président de la commission économique du CES régional. Ou encore François Turcas, le bouillant président de la CGPME, qui se verrait bien à la tête de la CCI.
L’Expansion joue sa partition plus sur le mode people, en alternant portées de grands patrons (Renault Trucks, HCL, Seb, Bayer, GL Events...) et de petits entrepreneurs médiatisés (Delatour, Biche de Bere...).
Côté politiques, l’on s’étonnera de trouver en tête du classement de l’Expansion... Dominique Perben, devançant Gérard Collomb. Idem pour Charles Millon, troisième de liste, promu ambassadeur et rangé des aventures lyonnaises. Dans les absents (des deux titres), on pointera (entre autres) Patrice Beghin, pourtant grand dispensateur des mannes culturelles lyonnaises. Enfin, signe des temps (?), le patron du Progrès ne fait plus partie des hommes qui comptent à Lyon.
Bref, le dernier exercice de l’Expansion aura, comme les autres, l’heur de plaire aux happy fews et de chagriner les autres. Les lecteurs habituels du magazine n’y apprendront pas grand chose. Normal, ce dossier est destiné aux autres. Enfin, dans tous les cas de figures, c’est bon pour l’égo lyonnais. Car, si la presse nationale se penche tant sur elle, c’est bien que Lyon compte dans les villes qui comptent.
Michel Texier
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