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Archives avril - octobre 2005 - Florence Aubenas, Hussein Hanoun Al-Saadi, Guy-André Kieffer, Fred Nérac et tous les journalistes disparus ou otages
 

Soirée d'hommage et d'espoir pour Fred Nérac
(10/10/2005)
OU EST-IL ?
SES ENFANTS ONT LE DROIT DE SAVOIR.

Le Comité Fred Nérac vous invite le mardi 18 octobre à 20h à Waterloo (salle Jules Bastin, rue François Libert 28) en Belgique à une soirée consacrée à Frédéric NERAC, mystérieusement disparu en Irak.

QUI EST FRED NERAC ?

Caméraman français vivant à Waterloo, Fred NERAC est parmi les tout premiers professionnels de la presse à disparaître en Irak, le 22 mars 2003, au deuxième jour de la guerre.

Depuis ce 22/3/2003 où une erreur de l’armée des Etats-Unis et/ou de l’armée irakienne a coûté la vie à deux des collègues de Fred NERAC et en a blessé un autre près de Bassorah, la famille de Fred est sans nouvelle de lui.

Une enquête professionnelle minutieuse n’a repéré aucune trace du caméraman à l’endroit où son véhicule aurait été pris sous le feu. On a retrouvé sa carte de presse et le gilet pare-balles dans un local du parti Baas, à quelques kilomètres de là.

Qu’est-il arrivé à Fred ? A-t-il pu quitter le lieu de cette escarmouche ? Où serait-il allé ? Vers où aurait-il été transporté ? Où a-t-il pu être soigné, et par qui ? Est-il vivant aujourd’hui ? Se pourrait-il que Fred NERAC soit blessé, perdu quelque part sans l’usage de ses facultés mentales ?

Questions sans réponse pour ses enfants, son épouse, ses parents, ses amis, ses collègues, les élèves et les profs de l’école de sa fille...

Qui est Fred Nérac ? La soirée du 18 octobre permettra d’en savoir plus sur le caméraman, le musicien, le « casque bleu » au Liban, l’homme... Souvenirs, solidarité avec sa famille, actions renouvellées vis-à-vis des autorités compétentes pour qu’elles retrouvent Fred…

Avec notamment
Jacqueline Aubenas (enseignante), Jean-Charles Beaubois, Katryn Brahy (journaliste), Michel Bouffioux (journaliste), Mohammed Boukourna (député), Juliet Bremner (journaliste ITN), Vincent Decroly (ancien député), Xavier Deutsch (écrivain), Josy Dubié (ancien journaliste), François Emmanuel (écrivain), Frédéric Fonteyne (cinéaste), Eric Fusillier et Jean-Pierre Papy (musiciens), Pierre Galand (sénateur), Michel Gheude (écrivain), Serge Kubla (bourgmestre), Hadja Labib (journaliste), Fadila Laanan (ministre de la culture et de l’audiovisuel), Karine Lalieux (député), Marie Nagy (député), Bill Neely (journaliste ITN), Carine Russo, Olivier Taquin (mime), Yves Thiran (journaliste), Deborah Turness (responsable info ITN), Yves Vander Cruyssen (échevin ), Robert Wasseige (entraîneur de football), les Comités Betancourt…


Signer la pétition en ligne : http://fred-nerac.info/

Renseignements pour la presse : Comité Fred Nérac,

Colette LECAPITAINE – 00 32 (0)2 386 15 27
Carine HUBERT – 00 32 (0)476 29 00 25

e-mail : frednerac@skynet.be


Comité Fred Nérac : Fortis banque Belgique 001-4678964-51.


En apprendre plus :

- Site de Fred Nérac : http://www.fred-nerac.info/
- Site de Guy-André Kieffer, journaliste disparu le 16/04/2004 en Côte d'Ivoire : http://www.guyandrekieffer.org/accueil/index.php
- Site d’Ingrid Betancourt : http://www.ingridbetancourt.com/


Pour nous rejoindre à Waterloo : sortie 27 du Ring Est en direction de Waterloo- Centre. Prendre la Drève Richelle. Aux feux, traversez la chaussée de Bruxelles. Au premier rond-point, tourner à droite dans la rue François Libert. Parking aisé.



Réactions à la libération de Florence et Hussein
(14/06/2005)
"Le Comité de soutien lyonnais aux journalistes otages ou disparus et le Club de la presse de Lyon se réjouissent de la libération de Florence Aubenas et
de Hussein Hannoun détenus en Irak depuis le 5 janvier 2005.

Ils remercient tous ceux qui ont participé durant ces 157 jours de détention au vaste mouvement de solidarité créé autour des deux otages : consœurs et confrères, entreprises de presse, imprimeurs, syndicats, associations, ONG, autorités religieuses et l'ensemble des collectivités locales et territoriales qui nous ont soutenus

Enfin, le Comité de soutien lyonnais aux journalistes otages ou disparus et le Club de la presse de Lyon rappellent qu'ils restent mobilisés pour deux
autres journalistes et demandent de nouveau aux autorités françaises de tout faire pour élucider les disparitions de Guy-André Kieffer, le 16 avril 2004
en Côte d'Ivoire, et de Frédéric Nérac, le 22 mars 2003 en Irak."

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Communiqué de Maurice CHARRIER,
Maire de Vaulx-en-Velin, vice-Président du Grand Lyon


"C’est avec beaucoup d’émotion et de soulagement que j’ai appris la libération, après 157 jours de détention en Irak, de Florence AUBENAS et de Hussein HANOUN.

Une nouvelle fois, à l’instar de la détention de Christian Chesnot et Georges Malbrunot, cette douloureuse épreuve a mis en lumière une très forte cohésion nationale, allant bien au-delà des clivages politiques et idéologiques.

Vaulx-en-Velin a pris part à cette lutte et affiché, avec beaucoup d’autres, son refus de cette atteinte aux droits de l’Homme, à la démocratie, à la liberté d’expression et son attachement aux valeurs républicaines.

Je souhaite à Florence AUBENAS et à Hussein HANOUN de trouver un repos bien mérité au sein de leurs familles enfin réunies.

Cet heureux dénouement ne doit cependant pas nous faire oublier la tragique situation que vivent, partout dans le monde, tous les journalistes emprisonnés, otages ou disparus. Pour ces femmes et ces hommes, je continue d’affirmer, avec les Vaudaises et les Vaudais, que “leur liberté, c’est la nôtre” ...

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Communiqué de Jean-Jack QUEYRANNE
Président de la Région Rhône-Alpes


« Je me réjouis de la libération de Florence Aubenas et de Hussein Hanoun al-Saadi. La mobilisation de l’ensemble de l’opinion Française comme celle des pouvoirs publics a été décisive pour parvenir à cette issue positive.
La région Rhône-Alpes a fait de Florence Aubenas et Hussein Hanoun ses premiers citoyens d’honneur.
Nous n’oublions pas les otages qui sont encore détenus ou disparus, nous avons également associé comme citoyen d’honneur Guy-André Kieffer,
Frédéric Nérac et Ingrid Bétencourt. J’ai reçu, il y a quelques jours, Marelby Agatton Barros, porte parole d’Ingrid Betancourt.
Plus que jamais, le combat d’opinion doit se poursuivre. »


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Communiqué de Danielle LEBAIL COQUET
Secrétaire départementale du PCF
Conseillère Régionale



Je tiens à exprimer mon soulagement et ma très grande joie, ainsi que celle de tous les communistes
Rhodaniens à l’annonce de la libération de Florence AUBENAS et de son interprète Hussein Hanoun AL SAADI.

Leur calvaire n’aura que trop duré.

Durant ces 15 jours de captivité, les Rhodaniens convaincus que la cause défendue était juste, n’ont
jamais lâché prise sur la mobilisation et la solidarité. Ce combat ne fut pas vain. Il a atteint un prix inestimable : celui de la liberté de Florence et de Hussein.

Cette liberté est aussi la nôtre.

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Osange Kieffer, épouse de Guy-André Kieffer


"C'est un très grand soulagement. Je nourrissais des inquiétudes pour Florence car c'est une femme, et pour son guide car il pouvait être considéré comme un traître. J'étais très heureuse hier à l'annonce de sa libération. J'étais ravie de constater qu'elle a gardé son esprit vif, qu'ils ne l'ont pas abîmée. Je suis vraiment très contente.

C'est évident que la mobilisation n'est pas la même pour Florence et pour mon mari. Je le regrette. Je ne sais pas pourquoi. Florence appartient à une grande rédaction. Tout Libération s'est uni pour appeler à la libération de Florence Aubenas. J'ai rencontré Serge July à plusieurs reprises et j'ai vu comment il se démenait pour libérer sa journaliste. Je le salue pour son action. Ce n'est pas pareil pour mon mari, je le déplore. Je pense que tous les journalistes doivent être égaux. Après la libération de Florence, je nourris d'ailleurs des inquiétudes. J'ai peur qu'il retombe dans un silence encore plus profond qu'auparavant."
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Communiqué de Madame Marie France VIEUX MARCAUD Vice Présidente Chargée de la Formation Initiale et des Lycées Conseil Régional Rhône Alpes



Un bonheur partagé n’en est que plus grand. C’est à celui-ci que je m’associe, le bonheur de tous les citoyens de voir Florence Aubenas et Hussein Hanoun Al-Saadi enfin rendus à cette « seconde patrie » qui leur est chère : la liberté.
C’est pour elle qu’ils risquent leur vie . Nous n’oublierons pas que pour eux, et à travers eux, nous avons su nous unir fraternellement dans des comités de soutien que je salue d’ailleurs pour leur détermination et leur espoir sans faille.
Florence et Hussein retrouvent la liberté, restons mobilisés pour la garder. C’est le plus grand hommage que nous puissions rendre à leur courage.
Continuons de nous battre pour la libération de tous les otages : Guy André Kieffer, Fred Nérac mais aussi Ingrid Bettencourt, Clara Rojas et tous les autres.

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Communiqué des professeurs de Camille Nérac, fille de Fabienne et Frédéric


Carte blanche Braine-l’Alleud, le 21 juin 2005



OU EST FRED NERAC ?
SES ENFANTS ONT LE DROIT DE SAVOIR.



Florence Aubenas et Hussein Hanoun sont libres. Quel bonheur ! Depuis l’autre dimanche, des visages figés sur l’affiche vue et revue à l’arrêt d’autobus, en bandeau dans les journaux ou sur internet, on est passé aux vrais visages, en chair et en os. Florence Aubenas regarde droit dans les yeux, elle parle. Elle ose l’humour, la pudeur aussi. Impressionnant.


Deux regards…

Son regard de femme, celui d’une femme qu’on nous disait vive, active, hyper-professionnelle - on en est convaincu maintenant -, nous l’avons rapproché du regard de Camille. Camille a des yeux et un regard magnifiques, comme Florence.

Qui y-a-t-il de commun entre Florence et Camille, à part ce regard ? A priori rien. L’une est journaliste, elle a 44 ans, elle vit en France ; l’autre est étudiante, elle vit en Belgique, elle a à peine 16 ans. Jusqu’ici rien, sauf le regard. C’est beaucoup et c’est rien. Florence est française, Camille aussi. Le hasard.

Florence a été otage en Irak 157 jours, pas Camille. Quoique… Depuis plus de 800 jours, avec son frère Alexandre, sa maman Fabienne, ses proches, Camille attend. Elle attend des nouvelles de son père, Fred Nérac, disparu en Irak le 22 mars 2003.

Caméraman français vivant en Belgique et travaillant pour une chaîne britannique, Fred Nérac est parmi les tout premiers professionnels de la presse à disparaître en Irak, au deuxième jour de la guerre.

L’actualité nous a rattrapés là où nous ne nous y attendions pas. Camille Nérac, c’est l’une de nos élèves. Ces deux regards, celui de Florence et celui de Camille, nous ont portés à agir. Nous, des profs, mais aussi plus de 400 élèves. Le 17 mai 2005, dans notre école, des messages ont été lus dans plus de 15 langues, des ballons se sont envolés pour Fred Nérac, Florence Aubenas, Hussein Hanoun, Guy-André Kieffer, Marie-Jeanne Ion, Sorin Dumitru Miscoci, Eduard Ovidiu Ohanesian, Isam Hadi Muhsin Al-Shumary… En présence de Fabienne Nérac et avec le soutien des parents de Florence.

A chaque nouvelle libération d’otage, on se réjouit bien sûr, on se convainc que ce qu’on a fait a été utile. Les élèves en parlent. On se remémore les paroles de Jean-Paul Kauffmann, ex-otage au Liban : « Tout est indispensable. Même l'action en apparence dérisoire est inestimable. La médiatisation est une protection. »


Presse et élus doivent continuer à relayer la mobilisation citoyenne

Il y a la libération de Florence et Hussein ce samedi 12 juin. Ce qui a été fait avec succès ouvre des portes. La France a été capable de récupérer quatre journalistes en Irak. Elle a, selon ce que nous avons pu lire dans les médias, beaucoup et très bien travaillé. Installé en janvier dernier, un comité inter-ministériel a remis à plat les différents rapports. Il progresse. Cette volonté politique tenace et ce travail de fond extraordinaire qui ont été récompensés pour Florence et Hussein, vont-ils se prolonger au bénéfice de leurs compatriotes - Fred Nérac, Guy-André Kieffer, Ingrid Betancourt ?… Même si chaque cas est particulier, même si certains sont moins médiatisés, même si… nous on l’espère et on veut le faire savoir.

Des questions, nous n’avons que cela sur Fred Nérac depuis le 22 mars 2003. Que lui est-il arrivé ? Où est-il allé ? Vers où aurait-il été transporté ? Où a-t-il pu être soigné, et par qui ? Est-il vivant aujourd’hui ? Se pourrait-il que Fred Nérac soit blessé, perdu quelque part sans l’usage de ses facultés mentales ?… Questions sans réponse pour ses enfants, son épouse, ses parents, ses amis, ses collègues…

Dans ces dossiers, il n’y a pas que la France, d’autres pays sont concernés. Pour Fred Nérac, une enquête très fouillée a été menée par les autorités anglaises. Pour des « raisons juridiques » qui nous échappent, le rapport n’a pas encore été remis aux autorités françaises. C’est du temps qui passe, des témoins qui oublient, des traces qui disparaissent. Les autorités des Etats-Unis sont peu enclines à coopérer avec les enquêteurs français pour que les témoins des faits en Irak puissent parler sans crainte. Fabienne Nérac l’a pourtant demandé à de nombreuses reprises…

La mobilisation citoyenne, ça peut être infime : y participent déjà, l’internaute qui consulte le site internet de Fred, celui qui y signe la pétition…

Mais la presse et les responsables des Etats doivent continuer à relayer la mobilisation citoyenne. Les journaux télévisés retransmis sur TV5 vont-ils bientôt commencer ou se conclure par les photos des journalistes disparus ? Des milliers d’avis de recherche de Fred vont-ils être lancés par avion en Irak (comme ce fut fait pour Ingrid Betancourt en Colombie) ? Un appel à témoins télévisé en langues arabe et kurde va-t-il y être diffusé ? Interrompue depuis plusieurs mois, la collecte d’indices sur le terrain va-t-elle reprendre ? Les résultats complets de l’enquête britannique vont-ils enfin être communiqués à la famille de Fred ?…

La recherche de la vérité sur ce qui est arrivé à Fred Nérac et la mobilisation pour la libération de Florence et Hussein démontrent notre attachement à la liberté de la presse et au métier de journaliste.

Nous avons le droit de savoir ce qui se passe dans le monde. Fabienne Nérac et ses enfants ont le droit de savoir ce qu’est devenu Fred.



Danièle Baudoux , Cathy Corbisier, Pierre Christiaens, Véronique Doumont, Catherine Jacmin, Annick Pattyn, Véronique Schoumaker , Catherine Roquet, Sophie Thirion, Laurent Pletinckx, professeurs au Collège Cardinal Mercier de Braine-l’Alleud.


Pour en savoir plus :

- Site de Fred Nérac : http://www.fred-nerac.info/

- Site de Florence Aubenas et Hussein Hanoun :http://www.pourflorenceethussein.org/

- Site de Guy-André Kieffer, journaliste disparu depuis un an en Côte d'Ivoire : http://www.guyandrekieffer.org/accueil/index.php

- Site d’Ingrid Betancourt : http://www.ingridbetancourt-idf.com/otages/

- Site de Reporters sans frontières : http://www.rsf.fr/



150 flammes sur le cours de la Liberté
(27/05/2005)
Appel à la mobilisation vendredi 3 juin à 21 heures

Alors que Florence Aubenas et Hussein Hanoun al-Saadi risquent de vivre,
le 4 juin prochain, leur 150e jour de détention, le Comité de soutien lyonnais
aux journalistes otages ou disparus, en partenariat avec un collectif d’associations
(Handicap International, Triangle Génération Humanitaire,Resacoop, etc.), organise un
grand rassemblement de soutien le vendredi 3 juin à 21 heures sur le cours de la Liberté
Nous vous invitons à vous joindre aux 150 personnalités représentatives
de la société civile, des médias et des organisations humanitaires
qui enflammeront à cette occasion 150 torches pour rappeler leur attachement
commun à la défense de toutes les libertés, pour réclamer une fois encore
la libération sans condition et sans délai de Florence et Hussein
et pour exiger que la lumière soit enfin faite sur les disparitions
de Frédéric Nérac et Guy-André Kieffer.
Merci de nous faire savoir par mail ou par téléphone si vous pourrez être présent à cette
manifestation publique de solidarité et brandir l'une des 150 flammes de l'espoir.



Le comité de soutien
(20/04/2005)
Depuis sa création, vendredi 28 janvier 2005, le comité lyonnais de soutien à Florence Aubenas, Hussein Hanoun al-Saadi, Guy-André Kieffer et Frédéric Nérac, a mené diverses actions. Composée principalement de journalistes et soutenue par des proches des victimes, cette initiative a pour objectif de mobiliser les pouvoirs publics et l'opinion sur le sort de nos journalistes, otages ou disparus.

Les actions :

Mercredi 09/02/2005 :
Soirée débats et échanges pour les journalistes disparus, au Grand Lyon, en présence Gérard Collomb, maire de Lyon, de Michel Texier, président du Club de la presse, Serge July, PDG de Libération, de Robert Ménard, président de "Reporters Sans Frontières", de Benoît Aubenas, le père de Florence, et Bernard Kieffer, le frère de Guy-André. 250 personnes ont participé à cette réunion.

Affichage des portraits des journalistes disparus sur les façades des institutions.

journaliste
Lundi 21 mars :
Soirée concert de sensibilisation, au Transbordeur.

Extraits de La Lettre du Club; n°133-Avril 2005

Plus que jamais , le temps presse

Le temps presse pour Florence Aubenas et Hussein Saadi. Pour qu'ils retrouvent leur liberté. Le temps presse pour nos confrères Fred Nérac et Guy André Kieffer.
Le 28 janvier, le comité de soutien aux journalistes otages ou disparus se constituait au Club de la presse de Lyon. De mail en mail, de réunion en réunion, aujourd'hui on fait le point. Pas le bilan : le temps presse.
Manifestation syndicale du jeudi 10 mars. Les organisateurs sont ok pour que les portraits de nos collègues soit en tête de cortège. L'accueil est chaleureux. Le soleil et l'Arfi qui sont venus donner un coup de main réveillent l'optimisme. « Et si elle était libérée avant le concert ». C'est le printemps.
Le concert justement. Il s'agit de remplir le transbordeur le 21 mars. : 175O places. Payantes s'il vous plait. Avec les artistes, nombreux sont les bénévoles qui spontanément sont venus nous prêter mains fortes.
La semaine précédente soirée-débat à la médiathèque de Vaise. Il reste quelques sièges vides. Dommage. Le père de Florence, le frère de Bernard, trouvent les mots simples pour dire ce que nous ressentons.
Peut-il y avoir de l'engagement sans émotion ? Liliane Daligand médecin spécialiste des soins aux victimes nous dit sans détours le cauchemar qu'elles endurent. Et le long chemin vers la résilience. La question était vaste : qu'est-ce qu'être otage ? que
vit-il, que vivent ses proches ? Bref comment peut-on survivre dans les abysses du silence, du non droit ?
Alors il faut le casser ce silence, faire un tel bruit qu'il s'entende jusqu'à Bagdad. « Un bruit noble » comme nous le demande le père de Florence. Trois jours avant le concert, les affiches ne sont pas encore collées... et toutes les places sont vendues ! Nous sollicitons la ville de Lyon qui donne aussitôt son feu vert pour
retransmettre la soirée-concert place des Terreaux. Plus de 5000 personnes viennent, jeunes pour la pluspart. Même public au Transbo. Les Têtes raides, Kent, Amélie les crayons, le Son du peuple, Kafig ne font plus qu'une voix avec les familles des absents. Beaucoup d'émotion se dégage du Transbo ce soir-là. Les parents des otages et des disparus participent pleinement à la soirée. On a pu les voir sur scène, mais surtout parmi le public en parfaite communion. Cette soirée-là avait du sens diront certains et c’est sans doute ce qui explique la forte mobilisation des Lyonnais.
Autres voix, autres appels à l'unisson des religions cette fois-ci. Le cardinal Philippe Barbarin, le recteur de la Grande Mosquée, Kamel Kaptane et le grand Rabbin Richard Wertenschlag ont lancé dans un texte commun, un message de soutien et un appel à la fraternité quelques jours après le concert.
Puis, ce fut le tour du cinéaste-photographe Raymond Depardon de venir présenter au CNP Odéon, son film "La captive du désert" qu’il a réalisé en 1990. Inspiré de la prise d'otage de
Françoise Claustre au Tchad en 1974,le film, avec Sandrine Bonnaire, retrace la captivité de l’anthropologue aux mains des rebelles Toubous trois ans durant. Raymond Depardon l’avait
rencontrée et filmée durant sa détention. Il a insisté, peu avant la présentation du film, devant 200 personnes, sur la nécessité d’apporter son soutien aux otages « car entendre des proches s’adresser à vous cela vaut tout l’or du monde » a t-il précisé en
connaissance de cause.
De nouvelles initiatives sont en cours de chantier avec notamment des associations et des ONG.

REMERCIEMENTS
Le comité de soutien aux journalistes otages ou disparus et le Club de la presse de Lyon tirent leurs chapeaux à tous
les acteurs qui, par leurs compétences et leur envie, ont offert une très belle soirée, lundi, au Transbordeur et sur la place des Terreaux.
Les bénévoles :
Juju le trapu, Karacas du FATR, Job
Lagadec, le Jedi marseillais, Manu, le
Raspoutine de Montchat, Serpicot, BBZ,
Vinie Baby, Tati Mouzo, Fred Kerde, Krim
Ouraghe, Denis Husson, Bob Lapassade,
Guillemette, Norbert Chapuis, Gérald le
crieur, Pascalou, Walter, Brian, Petit
Charles, Fred, Rio, Mickaël, Picoude,
Traut, Cram, Benje, Elsa, Dom, Jean-
Marc, Pierrot, Marco, Fachard, Jej, Ziza,
Steph Transbo, Chantal et sa famille,
Joaquin, Thierry, Emiloche, Stéphanie,
Joseph, Abla, Aïfa, Amina, Stéphane,
Philou, Nadège la transfuge, Steph et
Titou, Jérôme, Pierre, Nathalie Navarre,
Didier Dematons, Olivo, Ricardo Esteban,
Nicolas, Mitch, Pierre et Marc, Jojo la
compta, ainsi que tous les bénévoles de
l’ISCPA, du CLRDE, de l’IEP, de Lyon II
et de Arty Farty.

Les sociétés :
LS Audiovisuel, Scenetec, Fa Musique,
Backline et piano, les Machineurs,
Cannelle et piment, Imprimerie dauphinoi -
se, Goliath, GLEvents, Le Transbordeur,
la ville de Lyon, le conseil régional,
le conseil général, la ville de Villeurbanne,
le Sytral, la Sacem, la Protection civile,
la Tour rose, Sofitel Bellecour, Axe Hôtel,
Athena Part Dieu, les viticulteurs
du Beaujolais, de Vienne et de
Bourgogne, Lips, Ricard, MJC le Cadran.
Ainsi que tous les journalistes et les
artistes qui ont participé à la réussite
de ce beau moment.

Les photos :

concert place des terreaux
Place des Terreaux, 5000 personnes ont assisté à la retransmission sur écran géant où l'on peut appercevoir Kent qui ouvrait la soirée.

concert dos transbo
1750 personnes pnt assisté à cette soirée-concert de soutien aux journalistes otages ou disparus.

concert_graff aubenas
A l'entrée du Transbordeur, le graf de Florence Aubenas sourit au public.

concert_amelie
Parmi les artistes venus jouer bénévolement, on peut reconnaître ci-dessus, Amélie Lescrayons.






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