Accueil > Articles > 4éme Convention e-business à Lyon  
 
4éme Convention e-business à Lyon
 

Le « e-business Made In Lyon» a été le thème de la 4e convention e-business Lyon.
Les 3 et 4 Mai, des professionnels ont apporté un éclaircissement sur de nombreux sujets dont le e-marketing, le e-achat, le e-RH ou encore la dématérialisation des données sans oublier les bouleversements majeurs auxquels les journalistes sont confrontés.
La presse lyonnaise n’échappe pas aux transformations qu’engendre Internet. Rien n’arrête la vague numérique. C’est pourquoi, Alain Laidet, qui dirige e-business info et initiateur de ces journées, a décidé de consacrer une table ronde à la presse en ligne.
Exit les simples sites vitrine d’autrefois, la tendance est au Web 2.0. «Les sites se veulent dynamiques et à valeurs ajoutées» explique Gisèle Delsol, auteure d’une newsletter sur la Presse de demain (voir interview ci-contre).
businessAucun des huit intervenants n’a dévoilé une recette miraculeuse pour un site réussi et rentable, mais, pendant près de trois heures, les professionnels de la presse lyonnaise et consultants étrangers ont échangé leurs expériences du Web.
Seul, Marc Hoffmeister, le patron de Classe Export, peut prétendre avoir trouvé un modèle économique. Cependant, il faut relativiser car son site, plutôt conçu comme un portail est devenu une véritable boîte à outil au service des exportateurs et nous éloigne d’une presse généraliste.

Succession ininterrompue d’innovations
Tous les autres intervenants ont vécu avec l’idée d’installer de nouvelles interfaces sur leur site. Succession ininterrompue d’innovations : texte, puis texte avec image, puis portfolio d’images et ainsi de suite, animation, newsletter, forum, chat, bande-son, blog, vidéo... Tout s’ajoute et se combine en s’étendant à de nouveaux territoires en passant du texte vers l’audiovisuel, le multimédia et l’interactivité. Au total, dans ce journalisme en quête de ses formats et de sa technologie, bâtir un site revient à courir devant la locomotive de peur de ne pouvoir ensuite prendre le train en marche.

Tenir compte des spécificités du net
Face à la fragilité de la presse papier, Internet se présente comme un éventuel levier de croissance qui offre à l’inter
naute ses menus déroulants en attendant le décollage de la publicité. Jean Claude Lassalle, adepte du cross média pour le groupe Progrès, est clair : « le but des sites Internet est de dégager un profit ». La première étape importante est l’observation du marché : « qui veut quoi ?». Cette étape permet de déterminer le contenu du site Internet et de trouver un équilibre entre une information gratuite et une information payante.

Une ou deux rédactions ?
Pour François Sapy, directeur de la publication, Tribune de Lyon, « il n’est pas question de donner gratuitement ce que l’on fait payer au format papier. » Et de poursuivre «pour l’instant nous réfléchissons à un site qui tienne compte des spécificités du net et qui joue sur « l’ultra-réactivité ».
En attendant, il est, en effet, difficile de concilier la logique d’un hebdo et d’un média en ligne.
Cette information constamment enrichie pousse les journaux hebdomadaires comme Lyon Capitale à adopter des méthodes de travail d’un journal quotidien voire d’une télévision puisque la vidéo a fait son apparition au sein de la rédaction. Eric Berthod, explique que «pour prendre le virage de l’internet, il faut que les journalistes remettent en cause leur travail».
Marie-Laure Burgener, qui a participé à la conception et à la création du site Internet suisse, femina.ch, évoque la difficulté de demander à des journalistes d’alimenter des forums plutôt que de couvrir des défilés de mode. Avec la question sous-jacente faut-il une ou deux rédactions au sein d’un même média ?
Place à la qualité.
Le mensuel Lyon Mag a préféré opter pour un partage entre la rédaction papier et la rédaction multimédia. «Le titre qui est arrivé tard sur le net avait une double ambition, concurrencer le Progès et faire du trafic » explique Thomas Nardone. Aujourd’hui la stratégie est complètement différente : «il s’agit de faire de la qualité, il nous faut un nouveau webcity de qualité, poursuit-il.

De la participation... à l’immobilier !
Pierre Gandonnière, créateur de Lyon-politique.com, explique que son site qui souhaite rapprocher le citoyen du politique offre à la fois un fil continu et un décryptage de l’information.
Il revendique pour l’avenir un journalisme participatif : « une collaboration plus étroite et intéressante entre les citoyens et les journalistes. »
Prospectif, Eric Berthod entend développer le site de Lyon Capitale avec la plus grosse offre immobilière de la région en reproduisant le modèle Google à l’échelle locale. Dans le journal, vendu le mardi et distribué gratuitement le jeudi, il n’y a pas de petites annonces, juste une pub annonçant ce nouveau service.
Si Internet est actuellement au cœur des préoccupations, la presse de demain nous réserve une multiplicité de surprises. Le web 2.0 oblige les journalistes à se remettre en question. Et c’est tant mieux ! Préparons nous à rédiger des «papiers», heu, non pardon des articles, sur téléphones portables ou sur livres électroniques.

Retour rubrique : Articles




Rechercher sur le site :
  
Réalisation
@ Studio Kaléidoscope
 

   Accueil > Articles > 4éme Convention e-business à Lyon


© 2002 - Club de la Presse de Lyon