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L’ouverture des écrans publicitaires aux titres de presse, livres, films et enseignes de la grande distribution devrait bientôt avoir lieu. .. sous couvert d’une harmonisation de la loi française et du droit européen. Depuis octobre 2002, la Direction du Développement des Médias (DDM) a lancé, sous l’impulsion du ministère de la culture et de la communication, une consultation des différents acteurs du dossier. Michel Balluteau, sous-directeur à la DDM, a "le sentiment que les choses devraient aller assez vite. Le gouvernement devrait prendre une décision au cours du deuxième trimestre ".
À ce sujet, le Syndicat de la Presse Quotidienne Régionale (SPQR) tient un rôle ambigu. Son président feint une "volonté d’avancer vis-à-vis de Bruxelles " en se disant prêt "à une ouverture de la publicité télévisée à la presse " tout en refusant d’y inclure la grande distribution : "Si la distribution bénéficie d’une dérégulation totale, cela pourrait se chiffrer par une perte de revenus de 110 millions d’euros pour la presse, dont la moitié pour la presse quotidienne régionale ". Autrement dit, profiter de la déréglementation sans que la PQR n’en subisse les effets néfastes. La situation se complexifie encore puisque certains membres du SPQR ont également investi dans des chaînes de télévision locales… et dans ce cas-là, ils aimeraient profiter des revenus financier qu’apporteraient d’éventuelles publicités pour la distribution.
Le gouvernement, au moment de rendre sa décision, acceptera probablement d’aligner ses positions sur celles de Bruxelles. Mais de manière partielle seulement. Il souhaiterait que les différents partis trouvent un compromis et insiste pour que l’ouverture, à la distribution, des spots publicitaires, se fasse de manière progressive et dans des limites clairement définies.
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