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Pour aller droit au but, on qualifiera 2008 d’annus horribilis ou d'exceptionnel-lement horrible.
L’exercice s’est achevé en effet par un déficit de 19 964 € contre - 4 719 €, en 2007. Une perte imputable pour l’essentiel aux dérives financières des locaux du club qui ont considérablement aggravé les charges structurelles depuis trois ans pour culminer avec des charges exceptionnelles l’an dernier. Rassurons quand même les hypertendus : nous ne sommes pas en faillite. Grâce à des aides exceptionnelles des collectivités, les comptes devraient être à l’équilibre en 2009, sinon positifs. Mais dans ce contexte de fond, le problème du déménagement, déjà évoqué l’an dernier devient plutôt urgent, sauf à pouvoir pérenniser sous forme de subventions lesdites aides qui nous remettent provisoirement à flot.
Structurellement, nos recettes stagnent depuis plusieurs années. L’an dernier elles sont restées au même niveau qu’en 2007, soit 170 612 € (- 0,34 %). Sur fond de crise, c’est un bilan très honorable, surtout sur le plan publicitaire. On ne se focalisera pas sur les variations de postes, qui, comme souligné l’an dernier, bougent parfois sensiblement en raison d’écritures comptables plus ou moins bien maîtrisées en fin d’exercice. Ce qui ne change pas fondamentalement que nos quatre grandes ressources (adhésions, cotisations amies, publicité et locations de salles) demeurent malheureusement stables.
Il n’en est hélas pas de même des charges, passées de 175 905 € à 190 443 €. Pour faire court : en 3 ans, le loyer mensuel est passé de 2000 € à 3100 €. Ce qui semble certes correspondre au prix du marché dans ce quartier central. Mais nos malheurs viennent pour beaucoup de la transformation de l’ancien bail mixte (usage professionnel et habitation), devenu caduque, en un bail commercial. Lequel nous a soumis à la taxe professionnelle, avec un redressement sur trois exercices, soit 8 613 € (charge exceptionnelle). Loyers et taxes ont ainsi pesé pour quelques 12 000 € sur l’exercice. Ajoutons encore une charge exceptionnelle : l’embauche de Chantal Kataian par l‘intermédiaire d’une société d’intérim, dans le courant de l’année. Enfin, ultime addition, un abandon de créances (jugées irrécouvrables), a été comptabilisé pour un montant de 3 000 €. Pour le reste, les charges ont été globalement contenues.
Le redressement des comptes, en cours d’opération, viendra d’aides exceptionnelles d’un total de l’ordre de 30 000 €, provenant de la Ville de Lyon, du Conseil Général et du Conseil Régional. Rappelons cependant que cette largesse ne saurait occulter le fait que le Club de la Presse est sans doute le moins subventionné de France, avec un montant, lui aussi stagnant à 12 932 €, qui représente à peine 8 % de ses ressources. Peut-être avons-nous manifesté trop d’indépendance d’esprit dans des vies antérieures ?
Voici donc pourquoi le Club est en mauvaise forme : dans l’état actuel de ses finances, il n’a plus les moyens de vivre ici. Une situation qui ne nous laisse qu’une alternative : rester ici en trouvant de nouvelles recettes. Mais les subventions sont encore plus difficiles à obtenir par temps de crise. Et le développement commercial (surtout locations de salles) se heurte à une concurrence redoublée et à une nécessité d’améliorer nos locaux, donc d’investir. L’autre solution est de déménager, mais sans trop perdre en image et en qualité d’accueil.
L’équation est posée. Toutes vos bonnes idées seront les bienvenues.
Michel Texier
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