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Le quorum n’ayant pas été atteint le lundi 16 juin, l’assemblée générale du Club de la presse de Lyon a donc été reportée au lundi 30 juin. On a pu procéder à la lecture des trois rapports (activité, financier et moral) présentés ci-contre et qui ont tous été approuvés à l’unanimité avant d’être commentés et largement débattus dans la salle.
L’éventualité d’un déménagement a ouvert la porte à de nombreuses discussions : à commencer par les explications du président sur l’absence de rénovation des locaux ou encore la préfiguration d’une future maison des médias. De toutes les façons, le Club ne sera que ce que nous en ferons et c’est bien là la volonté des nombreuses professions de foi qui témoignent du pouvoir d’attraction du Club en cette période de perte de repères pour nos professions.
Plus que jamais, nous avons besoin d’un lieu d’échange, d’un lieu fédérateur qui rassemble journalistes et communicants.
Par ailleurs, sans se substituer aux médias, le Club se doit de susciter le débat sur les dossiers qui, non seulement concernent la profession, mais aussi touchent aux sphères politiques, sociales et culturelles de notre environnement. Dans les secteurs que nous couvrons nous pouvons interpeller, les politiques, les décideurs tout en n’oubliant pas notre rôle de poil à gratter.
Huit candidats pour cinq postes
Huit candidats ont manifesté leur intention de se présenter ou se représenter pour pallier le remplacement des cinq sortants : Carole Bianchi, Alice Geraud, Nathalie Mermet, Jean-Claude Pennec et Vincent Rocken.
Sur les cinq postes à pourvoir nous avons relevé huit candidatures. Le président Jean-Claude Pennec et le vice-président Vincent Rocken ont été brillamment réélus. Trois nouveaux administrateurs font leur apparition au Conseil d’administration : il s’agit de Gérard Clavairoly, Bruno Crozat et Jacqueline Roz-Maurette.
A l’issue de l’assemblée générale, le Conseil d’administration du Club s’est aussitôt réuni pour élire son nouveau bureau dont vous trouverez la composition ci-dessous.
Voici la composition du Conseil d’administration
du club de la presse
Président :
Jean- Claude Pennec (Indépendant)
Vice-présidents : Gérard Clavairoly (Indépendant)
et Vincent Rocken (Le Progrès)
Secrétaire générale : Jacqueline Roz-Maurette (Viva)
Secrétaire général adjoint : Bruno Crozat (Indépendant)
Trésorier : Michel Texier (Intermédia)
Trésorier adjoint
Thomas Charrondière (Stratégies industrielles / Ovalyon)
Administrateurs :
Laurent Cerino (Indépendant)
Laurence Chopart (Le Patriote Beaujolais)
François Fillon (Viva)
Jean-Baptiste Labeur (Métro)
Collège Communicants :
Nathalie Gateau (APICIL)
Collège Entreprises amies :
Marie-Claude Bronkhorst (GDF)
RAPPORT MORAL
Qu’il s’agisse du nombre d’adhérents, des opérations diverses menées durant toute l’année, le Club affiche une belle année. Grâce en soit rendue à l’équipe qui, jour après jour, fait vivre cette structure : Serge, Jojo qui est le plus souvent votre première interlocutrice et enfin Chantal, qui a la haute main sur toute l’intendance du Club.
Voilà pour le discours convenu auquel on pourrait s’arrêter.
Il y en a évidemment un autre, qui débouche sur un constat plus préoccupant, qui tient autant à l’évolution de la presse lyonnaise et des journalistes qui en tirent leurs revenus, qu’aux répercussions que cette situation fait peser sur le Club lui-même.
Le premier concerne le siège même du Club, installé au 4 rue de la Charité. Diverses incertitudes demeurent sur la pérennité du lieu, ce qui nous amène, vous le comprendrez, à reporter à plus tard le rafraîchissement des pièces qui vous/nous accueillent.
Je le regrette parce que j’ai la conviction que plus le Club sera accueillant et confortable, plus vous aurez du plaisir à en pousser les portes, à y séjourner, et à y donner vos rendez-vous, et plus nous disposerons de ce lieu d’échanges, neutre et ouvert, que doit être cette structure.
C’est dans ce but que nous avons relancé des expositions de peintures ou de photographes sur les murs du Club. Première d’entre elles, celle de Jean-Louis Chauveau dont le vernissage a eu lieu un certain 8 décembre. D’autres doivent suivre, prétextes à des vernissages conviviaux.
Des services à la carte
Venons en au fond, maintenant.
La première mission du Club est de venir en aide et de faciliter le travail des confrères, sachant qu’ils sont de plus en plus « indépendants » (ou « multi-dépendants »), donc incertains du lendemain, peu maîtres de leurs agendas, et n’ayant surtout pas de temps à perdre. Ce côté « service » est essentiel : il commence à l’annuaire et finit par la mise à disposition, ici, d’ordinateurs, de bureaux, de wifi, de téléphone, de photocopieuse et, comme je vous le disais, de pièces propices à des interviews ou des rendez-vous de toutes sortes. De même, le Club propose dans certains cas, des domiciliations précieuses.
Ajouter à cela, l’agenda, précieuse trame mediatique hebdomadaire sur laquelle vous pouvez réellement vous appuyer, ou encore, ces services, plus diffus, plus « à la carte » de mise en relations, de prospections pour l’emploi, et bien sûr, d’évènements particuliers que nous accueillons ici. C’est important : par exemple, la journée organisée ici par l’Association des pigistes a regroupé 50 confrères. Celle consacrée à l’initiation à l’Europe a été également bien suivie.
Nous aimerions aller plus loin, en fonction des demandes qui peuvent nous être faites, qu’il s’agisse de mettre sur pied des petites formations très ciblées, de provoquer des rencontres peu banales ou de proposer de nouveaux services constituant un vrai « plus », pour nos adhérents, s’entend.
Parmi ces services nouveaux, l’un des plus significatifs est bien cette Carte du Club dont vous bénéficiez désormais et qui, en peu de temps, vous permet d’amortir votre cotisation annuelle. C’est en tout cas notre souhait.
Reste enfin le contexte
Le Club évidemment est à l’aune de ses adhérents. Si la presse va bien, il en soupire d’aise. Si elle va mal ou moins bien, il se lamente. C’est le cas aujourd’hui. Comme je le disais lors de la soirée du Club, à comparer avec 1986, le tableau de la presse à Lyon est de plus en plus sombre, du moins celui de la presse traditionnelle : Le Monde, Aujourd’hui, Lyon-Figaro, l’Huma, j’en passe et des meilleures.
Au 15 juillet, Le Monde aura mis fin au poste de correspondant régional qui était dûment intégré à la rédaction, notre consoeur, installée à Lyon depuis huit ans, étant « rapatriée » au siège parisien. Si le Figaro décide de renforcer sa présence, il ne s’agit, au moins dans un premier temps, que d’une page hebdomadaire. On est loin des 60 pages des premiers numéros de Lyon-Figaro.
Hécatombe, donc. A ce sujet, on peut parfois se demander si Lyon a bien pris conscience des conséquences de telles défaillances, à une époque où les « couvertures médiatiques » sont considérées comme essentielles.
Lyon’s way of life
Nous sommes nombreux à partager cette conviction que la seconde agglomération de France, ne saurait vraiment s’imposer sur les scènes nationale ou internationale si elle ne dispose pas d’une presse reflétant son dynamisme et son « Lyon’s way of life » dont elle semble si fière. A ce sujet, les plus optimistes sont convaincus que la nature ayant horreur du vide, ce « déficit d’information » sera comblé d’une manière ou d’une autre dans les années à venir. Le décalage est en effet trop grand entre ce qui est la réalité de cette agglomération et la couverture médiatique qui en est faite pour que cela puisse se poursuivre indéfiniment. On ne peut qu’espérer qu’une réelle mobilisation en faveur d’un tel projet voit prochainement le jour, sachant que, pour réussir, celle-ci aura besoin du soutien de tous. Quelle que soit la forme que prendra cette renaissance attendue, le Club –et c’est son seul souci- sera évidemment aux côtés de toux ceux qui ont envie d’entreprendre quelque chose dans le secteur.
Jean-Claude Pennec
RAPPORT D'ACTIVITE
1/ Activités courantes
-Maintien du nombre de conférences de presse
Le club de la presse a accueilli 130 conférences de presse cette année. Contre 134 l’année précédente. On note donc une stabilité de l’activité.
Parmi les entreprises reçues au Club, de grandes entreprises amies : RFF, RENAULT, IFP, BAYER, AREA, OPCALIA, SNCF… Des fidèles : Ligue droits de l’homme, Eurexpo, Agera, habitat et Humanisme, Salon des vins de Tain, AXELERA, Fisc, RTE, CPAM. Des abonnés : : Région, PC, CGT, VENISSIEUX. Quelques nouveaux : Tredi, Nuits de Fourvière, Imaginove, ENTPE, Biennale Théâtre Jeune Public.
Cette année électorale a permis au club de renouer avec les conférences de presse politiques : les candidats PS aux législatives, Dominique Perben, Jean-Paul Bret et André Gerin. Même si, en période de cœur de campagne, les candidats se sont rapidement basés sur leurs locaux de campagne. A noter, le club a également accueilli le Comité Ingrid Betancourt et la présentation du congrès du SNJ.
- Déjeuners et petits déj du Club
Un certain nombre de petits-déjeuners à l’attention des entreprises amies ont peu être organisés avec Lyon TV, Lyon Cap, Le Tout Lyon, Le Progrès, Tribune de Lyon, M6 et Serge Challon venu expliquer le Droit à l’image et le droit d’auteur… Un autre petit déjeuner sur le portage salarial s’est tenu au club à l’attention des clausistes.
Les derniers déjeuners ont quant à eux permis d’accueillir quelques personnalités, comme Albert Du Roy ou Edwy Plenel. Cette formule a également permis d’organiser une formation à l'attention des journalistes sur les questions européennes, à la veille de la présidence française, parfois mal connues, surtout dans une approche locale.
- Le succès des cafés-médias perdure
Journalistes et communicants, Indépendance des médias, indépendance des journalistes, Violence et médias, Municipales : quels intérêts pour la campagne ? Développement durable, Journalisme Responsable… Ces thèmes ont rassemblé au café de la Cloche un public varié à chaque café-média.
Il faut ajouter un café-débat décentralisé et réalisé en commun avec les archives municipales de Lyon, le Rize de Villeurbanne et l’association Illustrateurs et photographes sur le thème :
Imaginons... Une mémoire sans papier, et après ?
Ajoutons une rencontre avec l’association « journalistes écrivains pour la Nature et l’Ecologie » et l’exposition de Jean-Louis Chauveau.
2/ Nouveautés/Initiatives
- La Carte du Club
Le club a lancé sa carte. La Carte du Club donne droit a des réductions chez un certain nombre de commerçants, allant de la maintenance informatique aux abonnement presse en passant par la location de voiture ou des réduction sur les spectacles. (liste des avantages sur le site du club)
- La Fédération européenne des Clubs
Depuis cette année, le Club de la presse de Lyon est adhérent à la Fédération européenne des Clubs de la presse ce qui permet aux adhérents d’accéder facilement aux clubs de Londres, Berlin ou Porto...
3/ Le club de la presse et la défense des journalistes
- Les pigistes et le droit du travail
En accord avec sa mission de service aux journalistes, le club de la presse a travaillé particulièrement cette année sur la question des pigistes. Plusieurs rendez-vous ont permis aux pigistes lyonnais de mieux se retrouver dans les dédale juridique et sociaux particuliers à leurs statuts. Le 19 octobre, une rencontre était organisée sur le droit avec le SNJ. Le 16 mai avait lieu une journée « tout comprendre à la piges » organisée par un collectif de pigistes lyonnais et Profession pigiste. Enfin, des réunions de conciliation se tiennent au club (qui joue son rôle de lieu neutre) avec des pigistes, des syndicats et des représentants de personnel.
- La défense des journalistes dans le monde
Depuis 2004, au moment de la grande mobilisation autour de Florence Aubenas, le club de la presse de Lyon, n’a cessé de se mobiliser pour défendre le droit des journalistes dans le monde. Suivant particulièrement le dossier de Guy-André Kieffer, confrère disparu en avril 2003 en Côte d’Ivoire, dont la famille vit à Lyon. Le 30 mai dernier, un concert de soutien a été organisé au théâtre de la Croix-Rousse. Ce concert, auquel participait notamment le chanteur Kent, a rassemblé près de 400 personnes.
Alice Géraud
RAPPORT FINANCIER
On peut dire que 2007, sur le plan financier, aura été un exercice convenable, plus sur la forme que le fond. Ce qui se traduit par une bonne et une moins bonne nouvelle. En l’occurrence, d’un côté un exercice plutôt stable, mais de l’autre une montée des charges inquiétante à moyen terme.
La bonne nouvelle donc, c’est que l’exercice est quasi stable : le total de produits d’exploitation s’est élevé à 171 186 €, en léger repli de 1,6 % et celui des charges à 174 385 € en augmentation de 4,6 %. Le contraire eut été préférable. Car le résultat d’exploitation se traduit par une perte de 4 719 €, contre un bénéfice de 5 447 € en 2006.
Cependant, en y regardant de plus près, ce différentiel pourrait s’expliquer simplement par les effets collatéraux du glissement progressif de la sortie de l’annuaire, passé de mi-décembre à fin janvier. Ce qui fait que 2006 ne comptabilisait exceptionnellement pas de frais d’annuaires, qui ont en revanche pesé pour 7 170 € sur 2007.
Il faut ajouter à cela des écritures plus ou moins bien maîtrisés en fin d’année, qui imputent factures ou règlements sur l’un ou l’autre des exercices. Ce qui explique les variations enregistrées (comptablement) sur nos grands postes de recettes que sont les adhésions, la publicité ou les entreprises amies, alors même que ces trois postes restent stables (en léger plus) chaque année : soit environ 51 K€ pour les cotisations amies, 32 K€ pour les adhésions et 30 K€ pour la publicité. Cependant, la magie des échanges fait que d’un exercice sur l’autre, on retombe à peu près juste. Mais, il va nous falloir un petit peu plus de rigueur comptable, pour arriver à des bilans plus justes.
Pour rester dans l’épure de la bonne nouvelle, l’on constatera que les charges sont globalement assez bien maîtrisées. Les frais d’annuaires sont stables, les frais généraux (services extérieurs) ont baissé de 14,7 % à 11 464 €, les impôts et taxes de 6,2 % à 5 666 €. Quant aux salaires et traitements, le poste principal, ils ont progressé de 3,4 % à 78 272 €, avec des charges sociales en hausse de 1,19 % à 27 222 €.
Bref, pas de dérapage en 2007. Mais la moins bonne nouvelle, c’est la tendance un peu lourde qui se dessine sur ce déséquilibre entre produits et charges d’exploitation. Un écart qui risque de s’aggraver cette année.
Côté recettes, la pub patine et la marge de manœuvre est limitée sur les entreprises amies, comme sur les cotisations des membres. Côté charges, le maintien du poste de Chantal nous a coûté un peu plus cher en début d’année. Mais ce sont surtout les menaces qui pèsent sur le loyer du Club qui sont inquiétantes. Nous avions négocié oralement une augmentation de 10 à 15 %, qui ne nous a jamais été confirmée. Or, le bailleur a annoncé des augmentations de 300 % à certains locataires de l’immeuble.
La question d’un déménagement risque donc de se poser avec acuité. C’est pourquoi nous suivons avec intérêt une proposition de la mairie de réunir au confluent divers organismes ou associations liés à la presse, au sein d’un même bâtiment.
Mais toutes vos idées, pour regonfler les recettes et dégonfler les charges sont naturellement les bienvenues.
Michel Texier
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