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Pour marquer le jour anniversaire de la disparition de Guy-André Kieffer, une réunion est organisée ce mercredi à midi au Club de la presse de Lyon
Le 16 avril 2004, vers 13 h 00, GAK est enlevé en plein centre d’Abidjan sur le parking d’un supermarché par un commando. Quatre ans plus tard : la mobilisation se poursuit.
À Paris, où résident sa femme, Osange Silou-Kieffer et sa fille, Cannelle : un rassemblement est organisé le 16 avril 2008 à 11h devant la mairie du XXe arrondissement. Rassemblement à l’initiative de Reporters sans frontières et de la famille de GAK pendant lequel sera dévoilé le portrait du journaliste disparu sur la façade de la mairie.
À Lyon, où son frère Bernard et son épouse Jane continuent de se battre pour exiger la vérité : une soirée de soutien se tiendra au théâtre de la Croix-Rousse le 30 mai prochain.
Guy-André Kieffer : un journaliste d’investigation
Journaliste économique et agronome de formation, GAK a travaillé pendant 18 années à « La Tribune » (1984-2002) au cours desquelles il devient un expert reconnu des matières premières et, notamment, de la filière cacao-café. En 2002, il prend un congé sabbatique pour se rendre en Côte d’Ivoire, à la demande du président GBAGBO, élu en 2000, qui souhaitait lui confier une mission d’audit de la filière cacao.
Au bout de quelques mois, probablement en vue de la mise en lumière des malversations qui affectent cette filière, le gouvernement met fin à cette mission. Mais GAK décide de poursuivre voire même d’élargir le champ de ses investigations. Jusqu’en avril 2004, de nombreux articles très bien renseignés et très critiques sur l’économie et les finances de la Côte d’Ivoire sont publiés dans la presse ivoirienne et française.
Loin de faire l’unanimité, ses enquêtes lui valent trois procédures d’expulsion auxquelles il échappe grâce, semble-t-il, à des interventions du président Gbagbo lui-même (GAK a bien connu GBAGBO dans les années 80, à l’époque où ce dernier était opposant au régime en place et réfugié en France). Mais les menaces d’expulsion se transforment rapidement en menaces de mort.
Le point sur l’enquête
Les derniers éléments sur l’enlèvement de GAK ont été révélés au mois de février de cette année à travers le témoignage de Berté Seydou, diffusé sur France 3. Ce témoignage appuie la thèse du frère cadet de GAK, Bernard Kieffer, selon laquelle, « plusieurs suspects cités dans cette affaire, sont des proches du couple présidentiel, à commencer par Michel Legré, beau-frère de Simone Gbagbo, qui est celui qui aurait tendu le piège du faux rendez-vous dans lequel est tombé Guy-André Kieffer lors de son enlèvement. D'autres auditions sont prévues dans le cadre de la commission rogatoire actuellement en cours d'exécution à Abidjan ».
Aujourd’hui l’enquête judiciaire nécessite une forte impulsion politique que les autorités françaises ne semblent pas prêtes à mettre en place. Elles considèrent sans doute que cette affaire complique un peu plus encore les relations tumultueuses de la France et de la Côte d’Ivoire.
Guy-André Kieffer du Nord au Sud
Guy-André KIEFFER –GAK– est né le 25 mai 1949. Il est marié à Osange SILOU-KIEFFER, journaliste, avec laquelle il a eu une fille, Canelle (18 ans). Toutes deux résident à Paris. D’une précédente union, GAK a eu un fils Sébastien qui vit à Montréal. Cette union lui a donné accès à la double nationalité, franco-canadienne.
Sa famille vit en région Rhône-Alpes : ses parents résident à La Rochette (Savoie), son frère Bernard près de Lyon et son autre frère Eric à St Maximin (Isère).
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