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EUROPE 1 à Lyon, en chair et en os...
 

S.T. : Après Lille et Marseille, Europe 1 avait rendez-vous avec Lyon.
Souffrez-vous de parisianisme ?

J.L.B. : Non, car Europe 1 a toujours été présent en régions. En revanche, il y a désormais une volonté de rapprocher l’antenne et ceux qui la font vivre, des auditeurs. C’est pour cela que lors de la délocalisation lyonnaise, de nombreux animateurs et journalistes étaient présents « en chair et en os » : Marc-Olivier Fogiel, Marie et Michel Drucker, Laurent Ruquier, Jacques Pradel, Jean-Marc Morandini, sans oublier Michel Grossiord, Patrick Cohen ou Claude Askolovitch. Un peu comme si toute la rédaction déménageait pour un jour à Lyon. C’est la première fois depuis des années qu’Europe 1 monte une opération de cette ampleur. Une soixantaine de personnes d’Europe 1 ont fait le déplacement y compris les techniciens qui ont monté deux vrais studios pour 24 heures. Cela vise à plus de proximité. Et puis les auditeurs aiment voir « en direct » ceux qui leur parlent tous les jours « dans le poste » !

Quel bilan tirez-vous de cette journée lyonnaise et se renouvellera-t-elle ?

Le bilan est très bon. Toutes les émissions réalisées depuis le Virgin Megastore ont été suivies par un public nombreux et enthousiaste. Les émissions (Drucker, Pradel…) ainsi que les journaux d’information avaient une coloration nettement lyonnaise. Ce qui a intéressé le public.
Et puis Europe 1 a montré sa réactivité en « invitant » les étudiants de Lyon 2 qui s’étaient manifestés bruyamment le matin à l’antenne à débattre et à défendre leur point de vue sur le blocage de l’université. Europe 1 s’est adapté et ce faisant, a montré qu’elle était en prise avec la réalité. Ces 16 heures d’antenne à Lyon ont vraiment fait l’événement.
C’est pour cela qu’Europe 1 reviendra à Lyon. D’autant plus que depuis des années les Lyonnais sont très fidèles à Europe 1. Mais aucune date n’est encore arrêtée. Le plus vite possible, c’est sûr !

La rédaction multiplie les directs. On a vu les étudiants lyonnais en profiter lors de l'émission de Marc-Olivier Fogiel. Le grand débat quotidien de Jean-Pierre Morandini, qui se déroule à Paris, fait souvent appel à des Lyonnais depuis le Club. Qui invitez-vous et quel est leur rôle ?

C’est une nouveauté depuis quelques mois. L’idée, en donnant la parole à des « polémistes » lyonnais dans le Grand Débat chez Jean-Marc Morandini à 13h20, c’est de montrer que ceux qui font l’opinion ne sont pas qu’à Paris. L’opinion se fait aussi en régions avec des personnalités de terrain. Les débats qui se sont développés ces dernières années sur les radios étaient trop cloisonnés : ce sont les mêmes spécialistes qu’on entend partout. L’idée d’Europe 1 c’est d’ouvrir les fenêtres et d’écouter des gens « nouveaux ».
A Lyon, les deux polémistes qui interviennent très régulièrement chez Jean-Marc Morandini et en collaboration étroite et amicale avec le Club de la Presse sont Alain Jakubowiz, avocat au barreau de Lyon et spécialiste du droit des victimes. Son regard acéré, son expérience de la politique et son engagement notamment aux côtés de la LICRA (Ligue Internationale contre le racisme et l’antisémitisme) sont précieux.
Et Saliha Mertani, directrice d’un service de prévention de la délinquance à St Fons qui apporte sa connaissance de la société, des populations pas favorisées par la vie. Quand elle a quelque chose à dire, elle le dit !
Ces deux personnalités montrent la richesse lyonnaise en matière d’idées et d’opinions.

Aujourd'hui, les radios d'informations ont la côte et Europe 1 en profite. Quelle audience espérez-vous sur Lyon, lors du prochain sondage ?

Comme je le disais, Europe 1 a toujours eu un taux d’écoute important à Lyon. La station était encore n°1 début 2008 avec 12,7 % d’audience. Le dernier sondage local a montré une légère érosion de cette audience puisqu’Europe 1 n’est plus que 4ème avec 11 points.
L’objectif pour le prochain sondage (les sondages d’audience locaux sont réalisés tous les 6 mois) est clair : redevenir n°1 ! Cela passe par des opérations de délocalisation pour tisser encore un peu plus ce lien de proximité. Cela passe aussi par une couverture importante de l’actualité lyonnaise et aussi par un intérêt constant pour les spécificités et les atouts de la ville et de sa région. C’est ce que je m’efforce de faire en qualité de correspondant permanent d’Europe 1 à Lyon.

Propos recueillis
par Serge Tonioni

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