| |
« Pigiste » = journaliste rémunéré à la pige (en salaire)
- Il est journaliste professionnel.
- Convention collective. Il existe une seule convention collective nationale de travail des journalistes (n°31 36) ; elle doit être mentionnée dans le contrat de travail (quand il est écrit) et surtout sur les fiches de paie. Pour en savoir plus : www.legifrance.fr
- Travail à la tâche. Rémunération « à la pige » = rémunération « à la tâche » par article, photographie ou reportage audiovisuel, sans référence horaire. Elle est propre aux journalistes.
- Salarié. Rémunéré, comme tous les journalistes professionnels, en salaire avec cotisations au régime général de la sécurité sociale, d’après la loi Cressard de 1974 (Art. L 761-2 du code du travail)
- Contrat de travail. Il est présumé être un CDI, au regard de la jurisprudence, à partir du moment où il existe
À savoir : Les rémunérations en droits d’auteur, en honoraires (comme correspondant local de presse notamment) ou sous le régime d’intermittent du spectacle ne correspondent pas à des rémunérations de journaliste
Tarif du feuillet : il en existe deux minimum valables dans deux types de presse (les quotidiens nationaux et la presse magazine et d’opinion), les autres ne se sont pas entendus sur des minima pour le feuillet
- 62,22 euros pour les entreprises de presse adhérentes au Spqn (Syndicat de la presse quotidienne nationale). Pour connaître les employeurs du Spqn : www.spqn.fr
- 50,50 euros pour les entreprises de presse adhérentes au Sppmo (Syndicat professionnel de la presse magazine et d’opinion). Pour connaître les employeurs du SPPMO : www.sppmo.fr
À savoir : La moyenne nationale du tarif du feuillet dans la presse écrite s’élevait à 63,74 euros (en salaire brut avant congés payés et treizième mois) dans le cadre d’une enquête menée en 2003 auprès par le Syndicat national des journalistes. Pour lire l’intégralité de cette enquête : www.snj.fr
Retraite : un pigiste cotise par deux moyens, la sécurité sociale (40 ans d’activité ou 160 trimestres et 164 en 2012). et la retraite complémentaire composée de la retraite Arrco comme tous les salariés. Pour en savoir plus : www.audiens.org (groupe de protection sociale de l'audiovisuel, de la presse, de la communication et du spectacle) et : www.ameli.fr (assurance maladie)
Mutuelle : un choix optionnel mais conseillé, Audiens propose une offre dédiée aux journalistes pigistes, qui nécessite d’adhérer à l’association Peps. À la différence d’une mutuelle d’entreprise, toutes les cotisations sont versées par le salarié.
Pour en savoir plus : www.audiens.org, et aussi : www.devismutuelle.com, www.comparateur-mutuelle.com, www.santeo.net...
Carte de presse : trois critères pour l’obtenir :
- un minimum mensuel de 627 euros brut pendant trois mois consécutif en moyenne..
- Il faut que plus de 50% de ses revenus soient issus du journalisme.
- les médias pour lesquels on travaille doivent être des entreprises de presse ou avoir dans ses statuts un objectif d’information.
À savoir :
- En cas de période de chômage, il est possible de conserver la carte pendant deux ans comme journaliste chômeur.
- Si les droits d'auteur proviennent d'un livre qui a un caractère journalistique, ils peuvent être considérés comme des piges.
- Le journaliste ne doit payer que sa part (24,40 euros). La CCIJP demande la part employeur aux deux principaux employeurs indiqués dans son dossier. Commission de la carte de presse - www.ccijp.net
Assedic : A l’issue d’une collaboration, l’employeur doit vous délivrer une feuille jaune à destination des Assedics sur laquelle il inscrit le motif de la rupture du contrat de travail. Les motifs « fin de pige » ou « fin de collaboration » ne sont pas reconnus. Assedic - www.assedic.fr
Impôts : Comme tout salarié, le journaliste bénéficie d’une déduction de 10% pour ses frais professionnel, calculée par l’administration fiscale. En plus, tout journaliste – donc ceux rémunérés à la pige – peuvent déduire de leurs revenus imposables la somme de 7650 euros. Cette somme doit être rapportée au nombre de mois pendant lesquels la profession de journaliste a été exercé. Impôts - www.impots.gouv.fr
Formation (pour les journalistes presse écrite) : Pour faire financer une formation un journaliste – dont ceux rémunérés à la pige – peut solliciter un financement auprès de son employeur ou auprès d’un Opca (organisme paritaire de collecte agréé). Ce dernier est géré par les syndicats salariés et patronaux : il collecte et redistribue une partie des fonds de la formation professionnelle. Médiafor est l’Opca des salariés de la presse écrite et l’Afdas celui de l’audiovisuel.
Comme tout salarié, le journaliste peut demander à bénéficier d’un Cif (Congé individuel de formation). Les dossiers CIF des journalistes pigistes sont souvent acceptés par Médiafor si le projet de formation est « cohérent », par contre il est difficile (voire quasi impossible) de bénéficier d’une rémunération pendant la formation car la majorité des employeurs – à ce jour – refuse de signer l’autorisation d’absence –indispensable pour en bénéficier.
À savoir : il est plus facile d’obtenir le financement d’un congé individuel de formation pendant ou à l’issue d’un CDD, plutôt qu’en période de rémunération à la pige, car la cotisation du Cif-CDD est d’un montant supérieur et gérée à part.
Pour en savoir plus : www.mediafor.org (presse écrite) et www.afdas.com (audiovisuel)
Conflits, prud’hommes, syndicats, avocats : Lorsqu’un différent avec un employeur se transforme en conflit, le journaliste pigiste, comme tout salarié, peut saisir le tribunal des prud’hommes.
Pour en savoir plus : www.prudhommes.gouv.fr
Les syndicats de salariés délivrent conseils et soutiens aux salariés en conflits, mais en priorité à leurs adhérents
À savoir ;
- En cas de faibles revenus, il est possible de bénéficier de l’aide juridictionnelle : www.vos-droits.justice.gouv.fr
- Des assurances juridiques (50 à 100 euros par an) permettent la prise en charge d’une partie de vos frais d’avocats pour tous vos conflits, y compris ceux avec un employeur
- Dans les conflits du travail, les avocats acceptent souvent une rémunération en deux temps : un forfait minimal (300 à 800 euros) puis un pourcentage des sommes gagnées (10 à 20%) que ce soit à l’issue du procès ou par la négociation.
Le portage salarial (pour les collaborations hors presse) :
À savoir :
- L’ouverture de droit à des indemnités chômage à l’issue d’un contrat de travail signé avec une société de portage peut poser des difficultés. Certaines Assedics ont tendances à considérer le portage comme du travail d’indépendant. Des décisions de justice devraient clarifier ce point.
- les travaux de communication n'entrent pas dans le champ de l'Agessa et ne peuvent pas faire l’objet d’un paiement en droits d’auteur
- Un minimum de facturation peut être demandée par la société de portage (par exemple chez ITG, c’est 300 euros HT par jour de 7 heures, mais aucun nombre de jours minimum par mois ou même année).
- Pour ouvrir un compte chez ITG, il y a un minimum de 1500 euros hors taxes au départ. Mais ça peut se négocier, si on a des promesses, même non officielles, de missions ultérieures.
Profession pigiste
|

|
|
Retour rubrique : Vie du Club
|