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*Échanger

[Communiqué de presse] Conférence mondiale des clubs de la presse sur le changement climatique

Ce 23 octobre, le Club de la presse de Lyon participe avec 120 press club dans le monde (représentant 23 000 journalistes) à une grande conférence mondiale de 24 heures (successivement dans 24 fuseaux horaires) sur les actions et innovations positives en faveur du climat. Conférences de presse, interventions thématiques, le World Press Clubs Alliance for Climate, initiative portée par le Press Club Brussels Europe débutera à 11 h par la Nouvelle Zélande.

Dans ce cadre, Christel Leca, administratrice du Club de la presse de Lyon, a choisi d’évoquer l’implication de notre Club sur ce sujet en revenant sur le débat « Environnement : quel est le rôle des journalistes ? » que nous avions organisé le 6 février dernier avec Reporters SolidairesTout va bien et les Francas. Pour illustrer l’engagement du Club de la presse de Lyon sur cette thématique, Christel a réalisé une vidéo : une première pierre sur les actions que le Club de la presse de Lyon portera visant la transition écologique, la consommation, les transports, l’énergie, etc.

➡️ Pour en savoir plus, cliquez ici.

➡️ Voir la vidéo ici.

Atelier numérique (Visio) | Rechercher et vérifier ses informations avec les outils Google, avec Alice Palussière

17 septembre 2020 : le premier atelier numérique de la saison 202-2021 a porté sur la vérification d’informations en ligne à l’aide des outils Google.

Avec Alice Palussière, Google News Lab Teaching Fellow chez Google, nous avons exploré les différents outils que le moteur américain met à disposition permettant la recherche, la vérification d’informations sur le net.

Au programme du jour : Préciser ses requêtes avec Google, trouver des sites pertinents ou des données fiables (related:verif.com), trouver une information dans un format de fichier spécifique (filetype:pdf), utiliser la fonction « recherche avancée » sur Google.

Le moteur permet aussi de faire des recherches sur les réseaux sociaux (ex : site:twitter.com:inurl:lists <…>), gérer ses alertes Google, obtenir les intensités des recherches sur les moteurs – savoir en temps réel ce que recherchent les internautes (g.co/trends), chercher et créer des alertes sur les documents universitaires et académiques (google.com/scholar), trouver la dernière version sauvegardée par le moteur d’un site en utilisant un cache (cache:), retrouver des archives via archive.org.

La seconde partie de son intervention a porté sur la vérification de l’information : le Fact checking (g.co/factchektools). Et de répondre à la question d’une image source : les images inversées, savoir si une photo a déjà été utilisée, manipulée (photoshop) et de remonter à l’image initiale (par la « Recherche par image« ), vérifier les métadonnées d’une photo avec les deux outils : FotoForensics et Jeffrey’s Exif Viewer, de croiser les contenus d’image avec Google Earth et Google Street View., ou de vidéos grâce à l’outil (InVid), développé par l’AFP.

=> Pour toute information concernant cet atelier : contact@clubpresse.com

Remue-Méninges | L’enquête journalistique : La pédophilie dans le sport

L’enquête journalistique : « La pédophilie dans le sport« , par Daphné Gastaldi et Mathieu Martinière (Disclose).

Remue-Méninges du 29 janvier 2020

A la mi-décembre, les journalistiques lyonnais Daphné Gastaldi et Mathieu Martinière publiaient les résultats de leur vaste enquête – 8 mois à temps plein – sur la pédophilie dans le sport en France. « Le Revers de la médaille – Révélations sur l’omerta dans le sport face à la pédophilie » dévoile 77 affaires de violences sexuelles touchant des enfants ou de jeunes adolescents, soit 276 victimes dans 28 sports.

Méthodes pour libérer la parole des victimes, pour croiser et vérifier les informations, pour protéger les sources, pour interpeller les institutions fédérales et ministérielles, le travail de Daphné Gastaldi et de Mathieu Martinière emprunte autant à la démarche classique du journaliste enquêteur qu’à des techniques innovantes pour donner un écho national à leur enquête.

Aussi le jour même de leur présentation au Club de la presse de Lyon, le quotidien sportif L’Equipe publiait-il sur 6 pages un dossier exceptionnel sur les violences sexuelles dans le domaine du patinage artistique et de la natation.
Précédemment, Médiapart, Le Télégramme de Brest, France 2, Rue89, Radio France, Le Parisien, Télérama, BFM TV, 20 Minutes, etc. avaient publié des articles sur le sujet dans la foulée de la publication de l’enquête par Disclose, suivant un plan de diffusion défini à l’avance.
Un site internet dédié, la production de Podcasts grâce à Binge Audio, un documentaire diffusé dans Envoyé spécial (France 2), autant d’outils à porté des journalistes enquêteurs pour toucher un plus large public.

Séminaire Médias | Informer sur les Gilets Jaunes à Lyon

Le 16 janvier 2020, le chercheur spécialiste des médias, Jean-Marie Charon et le Club de la presse de Lyon accueillaient directeurs de la publication, rédacteurs en chef, journalistes pour échanger sur leur expérience autour de la gestion de l’information de l’épisode « Gilets jaunes » durant la saison 2018-2019.

Moment rare et confraternel, les représentants de France 2, France 3, du Progrès, de Rue89 Lyon et Bordeaux, Lyon Mag ont pu partager la manière dont ils ont vécu, dans le temps, ce conflit social qui a redéfini la place des journalistes, de l’information dans la couverture des mouvements sociaux.

Jean Marie Charon, qui menait les débats, en a fait la synthèse à consulter ici, ou à télécharger ici.

=> Pour tout complément d’information, contactez le club de la presse de Lyon : contact@clubpresse.com

 

Medialab Session avec le Master 2 Journalisme de Lyon 2

Pendant deux jours, le Club de la Presse de Lyon a accueilli les étudiants en Master 2 Journalisme de Lyon 2 pour sa Medialab Session.

 

Depuis deux ans, le Club de la presse de Lyon a tissé un partenariat avec le Master Journalisme de l’Université de Lyon 2. Les 16 et 17 décembre, les locaux du Club se sont transformés en une pépinière de petites rédactions. Les étudiants/rédacteurs en chef donnent de la voix pour mener à bien les articles (12000 signes maximum) qui seront publiés sur le site Nouveaux Médias. « Les medialabs session permettent de renforcer le partenariat entre le Club de la Presse de Lyon et l’Université Lumière-Lyon II » affirme Fabien Collini, administrateur de l’association et directeur de la publication de Nouveaux Médias. Délaissant les bancs de la fac, cette immersion au sein du Club a permis aux futurs journalistes d’ouvrir certaines portes. Ils peuvent en effet se présenter en tant que journalistes de Nouveaux Médias et non comme étudiants, ce qui, parfois, rend les demandes d’interviews plus aisées.

« Travailler avec le Club de la Presse c’est professionnalisant. Nous avions une certaine pression supplémentaire. Les enjeux et le cadre sont différents », exprime Lola étudiante en dernière année de Journalisme à Lyon 2.  Après plusieurs semaines pour mener à bien leur sujet, la dead line est fixée : rendu des article mardi 17 décembre à 14 h précise. Les rédacteurs en chef peuvent enfin souffler.

Isaline Glévarec

Photo : Doroteya Donova

Club pigiste | La réforme de l’assurance chômage

Le 1er novembre 2019, la réforme de l’assurance chômage est entrée en vigueur suscitant l’inquiétude des travailleurs précaires, et des journalistes pigistes en particulier. Lors du Club pigiste du 3 décembre, Muriel Cussat-Lévy, en charge du service gestion des droits de Pôle Emploi Auvergne-Rhône-Alpes et Emmanuelle Roigt, chargée de mission Médias et Réseaux sociaux à Pôle Emploi sont venus présenter le périmètre de la réforme.

L’objectif de la réforme de l’assurance chômage (votée le 26 juillet dernier), est, selon le gouvernement, de limiter les contrats courts. Et donc, par définition, les pigistes sont ainsi dans l’œil du cyclone.

Fondamentalement, l’annexe 1 au règlement général annexée à la convention du 14 mai 2014 relative à l’indemnisation du chômage reste inchangée. C’est aussi le cas de certaines mentions dans l’Attestation Employeur (document toujours nécessaire pour l’ouverture de droits) comme « fin de pige », « fin de collaboration » ou encore « fin de missions » qui ne sont toujours pas admises par Pôle Emploi. Rappelons que l’employeur est dans l’obligation d’envoyer cette Attestation Employeur. Autre point : les droits d’auteurs sont cumulables à l’Aide Retour Emploi (ARE).

En revanche, ce qui change est le rechargement des droits. Depuis le 1er novembre, il faut avoir travaillé six mois pour bénéficier de l’indemnité (au lieu quatre mois – soit quatre fiches de paie – sur une période de 24 mois, précédemment). Une situation qui fragilise d’autant plus les journalistes pigistes.

Le calcul du salaire journalier de Référence fait aussi peau neuve. Initialement, les mois travaillés (même discontinus) étaient divisés par leur nombre. A partir de maintenant, les mois travaillés seront divisés par l’intégralité des mois de la période, allant donc du premier jour du premier contrat au dernier jour du dernier contrat. Effet mécanique : le SJR baissera d’autant plus pour les journalistes rémunérés à la pige, donc à la tâche, cumulant les petits contrats.

Atelier Numérique | Le cyberharcèlement.

Le jeudi 21 novembre, deux jours après son procès, la journaliste Julie Hainaut est venue au Club témoigner à propos du cyber-harcèlement dont elle a été victime en 2017 par un groupuscule d’extrême droite.

« La première plantation ou l’art de se planter » est l’article que Julie Hainaut a publié pour Le Petit Bulletin, un hebdomadaire culturel lyonnais, à propos d’un bar à cocktail. La journaliste, outre son analyse de l’établissement, rapporte des propos à caractère racistes et faisant l’éloge de la colonisation, tenus par les deux gérants du bar lors de l’entretien. Publié le 12 septembre 2017 puis relayé sur les réseaux sociaux, les internautes s’emparent de cet article.
D’abord, les personnes indignées par les propos des tenanciers. Puis, et c’est ainsi que son calvaire commence, un article provenant d’un site néo-nazi, « démocratie participative », est rédigé en l’insultant de « pute à nègre féministe », avec des images d’Hitler et Goebbels ou encore des photos volées d’elle en compagnie d’un créateur homosexuel. Ayant pour fondateur une figure notoire de l’ultranationalisme, Boris Le Lay. Etant exilé au Japon, il est hors de portée judiciairement. Malgré les plusieurs mandats de recherche ainsi qu’une fiche S.  Aucune demande d’extradition ou de condamnation n’ont été demandés par les autorités françaises, seule la suppression du site, qui d’ailleurs ne cesse de changer de nom de domaine pour continuer d’exister. Après deux ans de combat et 5 plaintes déposées, le procès opposait Julie Hainaut à un homme ayant partagé via les réseaux sociaux l’article provenant du site néo-nazi. L’accusé risque jusqu’à un an d’emprisonnement. Le verdict tombera le 17 décembre.

 « Les médias lyonnais ne m’ont presque pas donné la parole… »

Seul « Libération » lui a directement proposé une tribune pour s’exprimer une semaine après la parution de son article dans le Petit Bulletin, autrement dit le 20 septembre 2017.  Elle attendait donc plus de soutien de la part de ses confrères et de ses consoeurs, d’autant plus à un niveau local où seul   Rue 89 Lyon lui a accordé un entretien au mois d’avril 2018. La solitude est véritablement présente, c’est ce que veulent ses détracteurs. Ces derniers attaquent collectivement face à une victime isolée. Ce qui est d’autant plus étonnant dans une ville comme la nôtre, foyer fertile du néo-nazisme, que les journalistes ne se soient pas mobilisés plus que ça, puisque certains d’entre eux ont, malheureusement, déjà connu une quelconque forme d’harcèlement venant de ces groupuscules.

« Le silence de la justice, de l’état et des journalistes est aussi impactant que le cyberharcèlement »

Le combat judiciaire de Julie Hainaut a permis de placer la problématique du cyberharcèlement au cœur du débat public. Nous sommes au début de la considération réelle de ce délit. Que ce soit de la désinformation ou encore un manque de sensibilisation, les victimes de cyberharcèlement doivent être prises au sérieux. Le mot cyberharcèlement reste compliqué à employer, on lui préfèrera « injures racistes et sexistes » alors que, comme le titre de la tribune, « les mots ont un sens.»  Julie Hainaut n’a d’ailleurs pas été entendu par le magistrat en charge de son dossier. C’est « une menace qui n’est pas palpable, mais qui revient sans cesse » pour la journaliste. Ce ne sont pas que des mots inscrits sur nos écrans, ces menaces peuvent devenir physiques. Néanmoins, sa manière de travailler à quelque peu changer « Il y a eu un impact sur ma vie professionnelle, notamment avec les réseaux sociaux qui sont un outil capital, pour nous journalistes. Je ne partage certains contenus que sur Instagram où je peux savoir qui l’a visionné. »

À la suite de la publication de la tribune dans « Libération », des victimes de cyberharcèlement sont venues trouver Julie Hainaut afin de lui demander des solutions. Selon la CNIL, il est possible de faire valoir notre droit à l’effacement, autrement dit de demander la suppression des informations auprès de chaque site et/ou réseau social. « Le déréférencement n’est qu’un pansement » d’après la journaliste. Cela permet certes de ne plus figurer sur le web mais ça ne va pas au bout des choses.

Isaline Glévarec

Déjeuner presse | François-Noël Buffet, candidat LR (Elections Métropolitaines)

Ce vendredi 18 octobre, le Club de la presse de Lyon invitait les journalistes lyonnais à questionner François-Noël Buffet, candidat les Républicains aux futures élections métropolitaines.

Au programme de ce déjeuner presse : les politiques de déplacement et de mobilité urbaine, la métropole multipolaire, le développement économique et social, le logement et l’habitat.

Cette rencontre inaugure les prochains rendez-vous que le Club consacrera cette saison au scrutin métropolitain.

Rencontre | Le football féminin et l’olympique Lyonnais

Lundi 16 septembre, le Club de la Presse de Lyon a reçu les acteurs de l’essor du football féminin et lyonnais, à l’occasion d’un vernissage et d’une rencontre.

Pour échanger autour du développement de la communication et de la médiatisation du football féminin à l’aune de L’Olympique Lyonnais, Olivier Blanc et Christophe Marchadier, de la direction de la communication de l’, Delphine Cascarino et Sandrine Dusang, joueuse de l’équipe féminine de l’OL, Isabelle Bernard, présidente du club de supporter OLAngel‘Elles

« L’effet Coupe du Monde n’est pas acquis, il peut très vite s’essouffler ». Selon Olivier Blanc, l’engouement médiatique autours du football féminin est encore fragile. Pour Christophe Marchadier, le nouveau directeur de la communication de l’Olympique Lyonnais, la presse a joué son rôle. « C’est un phénomène que nous pouvons observer en Europe». C’est aussi ce que note Isabelle Bernard, fondatrice et directrice du club de supporters OL Ang’Elles. Il est encore trop tôt pour évaluer l’impact de la dernière coupe du monde sur le nombre de licenciées dans les Club mais l’association OL Ang’Elles, quant à elle enregistre une forte augmentation de ses adhérent(e)s.

Club Pigiste | Ras la plume, collectif pigiste

Mardi 10 septembre 2019, le collectif Ras la Plume représenté par Daphné Gastaldi est venue au Club de de la presse de Lyon présenter les questions relatives aux droits des journalistes pigistes.

 

Pour le premier Club Pigiste de la saison, Daphné Gastaldi dresse le portait les conditions de travail des journalistes pigistes.

« Ce mouvement est la conséquence d’un ras le bol, […] Nous sommes un complément et nous voulons être plus réactif. » C’est ainsi que Daphné Gastaldi, membre du bureau du collectif, définit Ras la Plume. Leur forte présence sur les réseaux sociaux permet de récolter toutes sortes de témoignages afin d’affiner les revendications. Nous vous invitons d’ailleurs à remplir le questionnaire ( à consulter ici) qui tente d’établir un état des lieux des conditions de travail des pigistes.

Malgré la tribune publiée dans Libération le 5 février, les requêtes des différents collectifs restent encore de mises. Etre payé, notamment au moment du rendu du travail ou encore de revaloriser le tarif de la pige, sont les principales.

La première interrogation des participants portait sur le statut des pigistes, celui d’auto-entrepreneur que certains médias exigent. La loi Cressard a été évoquée de nombreuses fois concernant l’obligation de paiement, et cela même si la commande n’a pas été publiée. Le temps passé sur le terrain n’est pas valorisé, c’est ce que déplore Daphné Gastaldi. Les droits d’auteurs concernant les photojournalistes, les frais de déplacement ainsi que la protection sociale sont des préoccupations au cœur du métier des journalistes pigistes. Les solutions se construisent petit à petit avec l’aide de collectifs comme Ras la Plume ou encore We Report, mais aussi avec les 48 heures de la pige.

Isaline Glévarec

Remue Méninges | Démystifier l’intelligence articielle, avec J. Jubelin (Umanao)

Mardi 11 juin, Jérôme Jubelin fondateur d’Umanao nous a présenté une fiction immersive et ludique, interrogeant les futures relations entre le journalisme et l’intelligence artificielle dans le cadre du dernier Remue-Méninges de la saison.

A peine les participants installés que les termes doivent se définir, notamment le principal, l’Intelligence Artificielle (ou IA). Au vu de sa densité, nous pouvons l’associer à de nombreuses notions comme algorithme ou encore Big data. Face à ces nouveaux outils technologiques, le métier de journaliste évolue à l’instar de celui du copiste avec l’avènement de l’imprimerie.

Pour appréhender ces enjeux, Umanao a conçu cet atelier avec la coopération de deux robots journalistes intégrés dans une fiction diffusée dans la salle.

Ceux-ci ont alors demandé aux participants de former trois groupes afin de réaliser un jeu abordant les thèmes de l’acculturation au numérique, les utilisations possibles de l’IA par les journalistes, le poids du modèle économique sur la capacité des médias à se réinventer ou non, la notion de média à l’heure de l’infobésité et ce qu’est l’information à l’heure de l’émotionnel et du journalisme d’opinion. Pendant une heure, les participants à l’atelier se sont projetés comme journaliste dans cet environnement en forte transformation.

Les réponses ne se sont pas fait attendre, allant de la plus positive à la plus négative. Pour certains l’utilisation d’une intelligence artificielle permettrait de développer ses sources, une meilleure répartition des tâches, une présélection d’information selon des critères définis au préalable, mais aussi faire éclater les bulles de filtres des réseaux sociaux. Or, pour d’autres cela signifierait une perte de conscience voire d’éthique ou encore une précarisation du métier due à la robotisation.

L’objectif était d’engager la réflexion et le débat pour faire travailler la flexibilité cognitive et l’ouverture, sachant que, comme l’a rappelé en conclusion Jérôme Jubelin, cet exercice concourt à activer la mémoire du futur, mécanisme à l’œuvre dans notre cerveau, qui nous aide à nous adapter et à construire notre avenir.

 

 

 

 

 

Remue-Méninges | Chercher et enquêter avec Internet, avec Olivier Bot

REMUE-MENINGES //
Chercher et enquêter avec Internet, mardi 28 mai

Lors du Remue-Méninges de ce 28 mai au Club de la presse de Lyon et de sa région , Olivier Bot rédacteur en chef, chargé de projet Web de la Tribune de Genève et enseignant en journalisme, nous a présenté ses solutions pour « Chercher et enquêter avec Internet » (Éd. PUG) à l’occasion de la sortie de son ouvrage éponyme.

« Une information prise sur internet se recoupe dans le monde réel », affirme Olivier Bot pour souligner que le net n’est qu’un outil. Comment s’en servir est le cœur du problème. Savons-nous déchiffrer une URL ? Savons-nous utiliser les moteurs de recherches ? Pouvons-nous savoir qui est derrière un site internet ? etc.

Lors d’échanges, l’auteur nous a invité à sortir des sentiers battus, mais surtout des bulles de filtre, en nous parlant du web profond ou invisible (Darknet), qui regorge de bases de données et de documents. Enfin, face à ce flux qui nous empêche souvent de déceler la bonne source, l’ouvrage d’Olivier Bot est une véritable ressource, qu’il est nécessaire de mettre à jour régulièrement.

Atelier numérique | Les nouvelles fonctionnalités de Facebook

ATELIER NUMÉRIQUE

Les nouvelles fonctionnalités de Facebook
18 octobre à 12h15, au Club

Un nouveau cycle d’interventions réservé aux adhérents du Club va démarrer au Club de la Presse de Lyon en octobre 2018 pour comprendre, clarifier et approfondir les possibilités des outils numériques.

Première séance : Facebook et ses nouvelles fonctionnalités, par isabelle Barnel

La 1ère séance des Ateliers numériques du Club aura lieu sur Facebook et Facebook@Work le jeudi 18 octobre de 12h15 à 13h45.

Venez découvrir les fonctionnalités actuelles de Facebook et les nouveaux services déclinés par ce média social dont Facebook@Work.

Facebook@Work a été déployé publiquement en octobre 2016. Cette solution se positionne en média social d’entreprise. Facebook@Work a pour objectif de permettre aux organismes de se doter d’un RSE notamment.

Réservé exclusivement aux adhérents du Club. Inscription obligatoire : contact@clubpresse.com

Remue-Méninges | « Dans 10 ans, des chercheurs imaginent un monde sans écrans »

Dans le cadre du premier atelier « Remue-Méninges » organisé par le Club de la presse, Jean-Marie Charon prévient d’emblée : il n’y a pas de recette magique pour les médias, mais des modèles économiques qui marchent, pour un temps seulement. Car la réalité s’avère extrêmement mouvante. « Les supports ne cessent de changer (tablettes, smartphones…). Dans 10 ans, certains chercheurs imaginent un monde sans écrans ».

Ainsi, les tendances se font et se défont. Demain les groupes de presse devront repenser leurs applications mobiles, les adapter à de nouvelles formes de projections. Ainsi, Jean-Marie Charon propose dans son dernier ouvrage Rédactions en invention, une boîte à outils des initiatives à l’œuvre dans les groupes de presse.
À la suite de l’atelier «Remue-méninges », il rencontrait les équipes du Progrès pour échanger sur les enjeux de la stratégie Digital First du groupe.

Le chercheur en a profité pour partager avec les adhérents du Club quelques-unes des tendances identifiées dans le paysage médiatique :

–      l’ouverture à de nouveaux profils de métiers comme les datas-journalistes et les développeurs

–      la mutualisation des rédactions autour de sujets d’enquêtes, la création de collectifs de journalistes

–      la mise en place de laboratoire au sein de la PQR (le Lab de Centre-France)

–      Le développement en Hollande d’une plateforme de micro-paiement pour payer à l’article, etc.

Chercheur associé à l’Ecole des hautes études en sciences sociales, Jean-Marie Charon vient de publier, aux éditions UPPR, « Rédactions en invention – essai sur les mutations des médias d’information ». Cet essai, concis et percutant, vient à la suite de nombreux autres, aux éditions La Découverte : Les médias en France (2014), La presse en ligne (2011), La presse magazine (2008), mais aussi chez Ina Éditions (Médias, opinions et présidentielles, 2012, avec Roland Cayrol), ed. Vuibert (Les journalistes et leur public : le grand malentendu, 2007), etc.

* Les ateliers « Remue-méninges » du Club de la presse vous invite tous les deux mois à une rencontre exceptionnelle avec un expert qui cogite sur les transformations à l’œuvre dans le secteur des médias.

Atelier numérique : la Blockchain

Cela devait être une simple approche didactique de la Blockchain.
Les participants de cet atelier animé par Aurore Galves et Jérémy Chambrade de l’association Crypto Lyon ont pu avoir la pleine étendue de ce que peut proposer cette base de données chiffrée. Ouvrant l’ère du web 3.0, soit l’internet des transactions, la blockchain pourrait se définir comme « un échange de valeur dématérialisé entre personnes du monde entier, sans tiers de confiance, et de façon sécurisé grâce à la cryptographie« .

Si les premiers messages codés remontent à l’antiquité, à – 1500 Av. JC et un manuel d’une poterie où il manquait délibérément certaines lettres, le XXè siècle, grâce à l’évolution technologique, a vu l’essor d’échanges difficilement déchiffrables d’abord dans le champ militaire (Navaro Code, Code Enigma, etc.) puis dans le domaine économique. En 2009, dans le flux de la crise des subprime, le Bitcoin est apparu. Avec un impératif : échanger de la monnaie de manière la plus sécurisée possible mais aussi en assurant la transparence des transmissions : les blocs qui définissent la blockchain détiennent ainsi les informations du bloc précédent, ce qui permet de tracer les données et éventuellement leurs auteurs. Les perspectives sont alors immenses puisque la Blockchain nous obligent à repenser nos modèles économiques, écologiques, technologiques.

La présentation de l’atelier et le contact d’Aurore Galves et Jérémy Chambrade sont disponibles au Club sur demande.

Atelier juridique : Le Règlement général sur la protection des données (RGPD)

Le RGPD est entré en application le 25 mai dernier dans l’ensemble de l’Union européenne. Il impose à tout un chacun la mise en conformité de ses pratiques professionnelles (et personnelles) en matière de gestion de ses données numériques, qu’elles soient stockées sur serveur ou sur disque dur. Ce nouveau règlement entoure tous les types de site internet : professionnels, personnels et Blogs. C’est à la CNIL que revient ensuite les missions de contrôle. L’atelier numérique a permis  de rappeler les termes de la réglementation mais surtout de délimiter les bonnes pratiques, la manière dont il devient impératif de classer et d’individualiser ses données, de les organiser voire de les crypter (pour l’envoi de mails par exemple).
Pour en savoir plus, n’hésitez pas à contacter le Club.

Atelier préparé et animé par Grimaud Valat et Antoine Marienne du Cabinet Epsilon Avocats.

Atelier Numérique : les Analytics

Jean-Rémi Tabbone, développeur web, community manager et spécialiste des réseaux sociaux, a présenté les Analytics Google et les outils de suivi d’audience sur Facebook, Twitter et Instagram. L’atelier a permis de donner les outils adéquats, et gratuits – dont data studio sur Google – pour une analyse fine de ses pages d’un site internet.

Atelier numérique : Les Stories

 

Le premier des quatre ateliers numériques de la saison 2017-2018 a porté sur les Stories. Ils permettent de créer et de partager des vidéos et des photos avec un intervalle maximum de cinq à quinze secondes. Au contenu créé, il est possible d’ajouter des stickers, des emojis, des textes, des stylos et des filtres.

Arrivées en 2016, les Stories représentent une occasion de communiquer sur sa marque et d’engager sa communauté, un média, une entreprise voire une marque personnelle.

Comme les années précédentes, cet atelier est animé par Isabelle Barnel, responsable Digital Groupe, Groupe Altitude BMW MINI.

Vous avez loupé la séance ? Téléchargez là en cliquant ici.

Dans les coulisses du tribunal

Grâce à Gérard Gaucher, Premier vice-président du TGI de Lyon et président de la Chambre de la presse et à Me Grimaud Valat, les lois sur la liberté de la presse n’ont plus aucun secret pour les membres du Club.

gaucher:val

Injure, diffamation, procédure civile, procédure pénale… Tous deux ont livré ou rappelé les règles pour être dans les clous à l’occasion d’une publication. Que celle-ci se fasse sur les supports traditionnels ou sur ceux issus des NTI et de la galaxie internet qui héberge sites, blogs, réseaux sociaux…

Le président Gaucher a également livré l’état d’esprit qui prévaut dans la chambre qu’il préside et qui traite à Lyon l’ensemble des affaires de presse. 50% des affaires de délits de presse proviennent aujourd’hui d’internet. Et à Lyon, il faut compter trois à quatre mois pour une première audience contre dix jours en référé a-t-il notamment expliqué lors de cette rencontre-débat instructive ponctuée de nombreuses questions, et de beaucoup d’humour.

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