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*Ateliers numériques

Atelier numérique (Visio) | Rechercher et vérifier ses informations avec les outils Google, avec Alice Palussière

17 septembre 2020 : le premier atelier numérique de la saison 202-2021 a porté sur la vérification d’informations en ligne à l’aide des outils Google.

Avec Alice Palussière, Google News Lab Teaching Fellow chez Google, nous avons exploré les différents outils que le moteur américain met à disposition permettant la recherche, la vérification d’informations sur le net.

Au programme du jour : Préciser ses requêtes avec Google, trouver des sites pertinents ou des données fiables (related:verif.com), trouver une information dans un format de fichier spécifique (filetype:pdf), utiliser la fonction « recherche avancée » sur Google.

Le moteur permet aussi de faire des recherches sur les réseaux sociaux (ex : site:twitter.com:inurl:lists <…>), gérer ses alertes Google, obtenir les intensités des recherches sur les moteurs – savoir en temps réel ce que recherchent les internautes (g.co/trends), chercher et créer des alertes sur les documents universitaires et académiques (google.com/scholar), trouver la dernière version sauvegardée par le moteur d’un site en utilisant un cache (cache:), retrouver des archives via archive.org.

La seconde partie de son intervention a porté sur la vérification de l’information : le Fact checking (g.co/factchektools). Et de répondre à la question d’une image source : les images inversées, savoir si une photo a déjà été utilisée, manipulée (photoshop) et de remonter à l’image initiale (par la « Recherche par image« ), vérifier les métadonnées d’une photo avec les deux outils : FotoForensics et Jeffrey’s Exif Viewer, de croiser les contenus d’image avec Google Earth et Google Street View., ou de vidéos grâce à l’outil (InVid), développé par l’AFP.

=> Pour toute information concernant cet atelier : contact@clubpresse.com

Atelier Numérique | Le cyberharcèlement.

Le jeudi 21 novembre, deux jours après son procès, la journaliste Julie Hainaut est venue au Club témoigner à propos du cyber-harcèlement dont elle a été victime en 2017 par un groupuscule d’extrême droite.

« La première plantation ou l’art de se planter » est l’article que Julie Hainaut a publié pour Le Petit Bulletin, un hebdomadaire culturel lyonnais, à propos d’un bar à cocktail. La journaliste, outre son analyse de l’établissement, rapporte des propos à caractère racistes et faisant l’éloge de la colonisation, tenus par les deux gérants du bar lors de l’entretien. Publié le 12 septembre 2017 puis relayé sur les réseaux sociaux, les internautes s’emparent de cet article.
D’abord, les personnes indignées par les propos des tenanciers. Puis, et c’est ainsi que son calvaire commence, un article provenant d’un site néo-nazi, « démocratie participative », est rédigé en l’insultant de « pute à nègre féministe », avec des images d’Hitler et Goebbels ou encore des photos volées d’elle en compagnie d’un créateur homosexuel. Ayant pour fondateur une figure notoire de l’ultranationalisme, Boris Le Lay. Etant exilé au Japon, il est hors de portée judiciairement. Malgré les plusieurs mandats de recherche ainsi qu’une fiche S.  Aucune demande d’extradition ou de condamnation n’ont été demandés par les autorités françaises, seule la suppression du site, qui d’ailleurs ne cesse de changer de nom de domaine pour continuer d’exister. Après deux ans de combat et 5 plaintes déposées, le procès opposait Julie Hainaut à un homme ayant partagé via les réseaux sociaux l’article provenant du site néo-nazi. L’accusé risque jusqu’à un an d’emprisonnement. Le verdict tombera le 17 décembre.

 « Les médias lyonnais ne m’ont presque pas donné la parole… »

Seul « Libération » lui a directement proposé une tribune pour s’exprimer une semaine après la parution de son article dans le Petit Bulletin, autrement dit le 20 septembre 2017.  Elle attendait donc plus de soutien de la part de ses confrères et de ses consoeurs, d’autant plus à un niveau local où seul   Rue 89 Lyon lui a accordé un entretien au mois d’avril 2018. La solitude est véritablement présente, c’est ce que veulent ses détracteurs. Ces derniers attaquent collectivement face à une victime isolée. Ce qui est d’autant plus étonnant dans une ville comme la nôtre, foyer fertile du néo-nazisme, que les journalistes ne se soient pas mobilisés plus que ça, puisque certains d’entre eux ont, malheureusement, déjà connu une quelconque forme d’harcèlement venant de ces groupuscules.

« Le silence de la justice, de l’état et des journalistes est aussi impactant que le cyberharcèlement »

Le combat judiciaire de Julie Hainaut a permis de placer la problématique du cyberharcèlement au cœur du débat public. Nous sommes au début de la considération réelle de ce délit. Que ce soit de la désinformation ou encore un manque de sensibilisation, les victimes de cyberharcèlement doivent être prises au sérieux. Le mot cyberharcèlement reste compliqué à employer, on lui préfèrera « injures racistes et sexistes » alors que, comme le titre de la tribune, « les mots ont un sens.»  Julie Hainaut n’a d’ailleurs pas été entendu par le magistrat en charge de son dossier. C’est « une menace qui n’est pas palpable, mais qui revient sans cesse » pour la journaliste. Ce ne sont pas que des mots inscrits sur nos écrans, ces menaces peuvent devenir physiques. Néanmoins, sa manière de travailler à quelque peu changer « Il y a eu un impact sur ma vie professionnelle, notamment avec les réseaux sociaux qui sont un outil capital, pour nous journalistes. Je ne partage certains contenus que sur Instagram où je peux savoir qui l’a visionné. »

À la suite de la publication de la tribune dans « Libération », des victimes de cyberharcèlement sont venues trouver Julie Hainaut afin de lui demander des solutions. Selon la CNIL, il est possible de faire valoir notre droit à l’effacement, autrement dit de demander la suppression des informations auprès de chaque site et/ou réseau social. « Le déréférencement n’est qu’un pansement » d’après la journaliste. Cela permet certes de ne plus figurer sur le web mais ça ne va pas au bout des choses.

Isaline Glévarec

Atelier numérique | Les nouvelles fonctionnalités de Facebook

ATELIER NUMÉRIQUE

Les nouvelles fonctionnalités de Facebook
18 octobre à 12h15, au Club

Un nouveau cycle d’interventions réservé aux adhérents du Club va démarrer au Club de la Presse de Lyon en octobre 2018 pour comprendre, clarifier et approfondir les possibilités des outils numériques.

Première séance : Facebook et ses nouvelles fonctionnalités, par isabelle Barnel

La 1ère séance des Ateliers numériques du Club aura lieu sur Facebook et Facebook@Work le jeudi 18 octobre de 12h15 à 13h45.

Venez découvrir les fonctionnalités actuelles de Facebook et les nouveaux services déclinés par ce média social dont Facebook@Work.

Facebook@Work a été déployé publiquement en octobre 2016. Cette solution se positionne en média social d’entreprise. Facebook@Work a pour objectif de permettre aux organismes de se doter d’un RSE notamment.

Réservé exclusivement aux adhérents du Club. Inscription obligatoire : contact@clubpresse.com

Atelier numérique : la Blockchain

Cela devait être une simple approche didactique de la Blockchain.
Les participants de cet atelier animé par Aurore Galves et Jérémy Chambrade de l’association Crypto Lyon ont pu avoir la pleine étendue de ce que peut proposer cette base de données chiffrée. Ouvrant l’ère du web 3.0, soit l’internet des transactions, la blockchain pourrait se définir comme « un échange de valeur dématérialisé entre personnes du monde entier, sans tiers de confiance, et de façon sécurisé grâce à la cryptographie« .

Si les premiers messages codés remontent à l’antiquité, à – 1500 Av. JC et un manuel d’une poterie où il manquait délibérément certaines lettres, le XXè siècle, grâce à l’évolution technologique, a vu l’essor d’échanges difficilement déchiffrables d’abord dans le champ militaire (Navaro Code, Code Enigma, etc.) puis dans le domaine économique. En 2009, dans le flux de la crise des subprime, le Bitcoin est apparu. Avec un impératif : échanger de la monnaie de manière la plus sécurisée possible mais aussi en assurant la transparence des transmissions : les blocs qui définissent la blockchain détiennent ainsi les informations du bloc précédent, ce qui permet de tracer les données et éventuellement leurs auteurs. Les perspectives sont alors immenses puisque la Blockchain nous obligent à repenser nos modèles économiques, écologiques, technologiques.

La présentation de l’atelier et le contact d’Aurore Galves et Jérémy Chambrade sont disponibles au Club sur demande.

Atelier Numérique : les Analytics

Jean-Rémi Tabbone, développeur web, community manager et spécialiste des réseaux sociaux, a présenté les Analytics Google et les outils de suivi d’audience sur Facebook, Twitter et Instagram. L’atelier a permis de donner les outils adéquats, et gratuits – dont data studio sur Google – pour une analyse fine de ses pages d’un site internet.

Atelier numérique : Les Stories

 

Le premier des quatre ateliers numériques de la saison 2017-2018 a porté sur les Stories. Ils permettent de créer et de partager des vidéos et des photos avec un intervalle maximum de cinq à quinze secondes. Au contenu créé, il est possible d’ajouter des stickers, des emojis, des textes, des stylos et des filtres.

Arrivées en 2016, les Stories représentent une occasion de communiquer sur sa marque et d’engager sa communauté, un média, une entreprise voire une marque personnelle.

Comme les années précédentes, cet atelier est animé par Isabelle Barnel, responsable Digital Groupe, Groupe Altitude BMW MINI.

Vous avez loupé la séance ? Téléchargez là en cliquant ici.

Dans les coulisses du tribunal

Grâce à Gérard Gaucher, Premier vice-président du TGI de Lyon et président de la Chambre de la presse et à Me Grimaud Valat, les lois sur la liberté de la presse n’ont plus aucun secret pour les membres du Club.

gaucher:val

Injure, diffamation, procédure civile, procédure pénale… Tous deux ont livré ou rappelé les règles pour être dans les clous à l’occasion d’une publication. Que celle-ci se fasse sur les supports traditionnels ou sur ceux issus des NTI et de la galaxie internet qui héberge sites, blogs, réseaux sociaux…

Le président Gaucher a également livré l’état d’esprit qui prévaut dans la chambre qu’il préside et qui traite à Lyon l’ensemble des affaires de presse. 50% des affaires de délits de presse proviennent aujourd’hui d’internet. Et à Lyon, il faut compter trois à quatre mois pour une première audience contre dix jours en référé a-t-il notamment expliqué lors de cette rencontre-débat instructive ponctuée de nombreuses questions, et de beaucoup d’humour.

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