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Club pigiste | La réforme de l’assurance chômage

Le 1er novembre 2019, la réforme de l’assurance chômage est entrée en vigueur suscitant l’inquiétude des travailleurs précaires, et des journalistes pigistes en particulier. Lors du Club pigiste du 3 décembre, Muriel Cussat-Lévy, en charge du service gestion des droits de Pôle Emploi Auvergne-Rhône-Alpes et Emmanuelle Roigt, chargée de mission Médias et Réseaux sociaux à Pôle Emploi sont venus présenter le périmètre de la réforme.

L’objectif de la réforme de l’assurance chômage (votée le 26 juillet dernier), est, selon le gouvernement, de limiter les contrats courts. Et donc, par définition, les pigistes sont ainsi dans l’œil du cyclone.

Fondamentalement, l’annexe 1 au règlement général annexée à la convention du 14 mai 2014 relative à l’indemnisation du chômage reste inchangée. C’est aussi le cas de certaines mentions dans l’Attestation Employeur (document toujours nécessaire pour l’ouverture de droits) comme « fin de pige », « fin de collaboration » ou encore « fin de missions » qui ne sont toujours pas admises par Pôle Emploi. Rappelons que l’employeur est dans l’obligation d’envoyer cette Attestation Employeur. Autre point : les droits d’auteurs sont cumulables à l’Aide Retour Emploi (ARE).

En revanche, ce qui change est le rechargement des droits. Depuis le 1er novembre, il faut avoir travaillé six mois pour bénéficier de l’indemnité (au lieu quatre mois – soit quatre fiches de paie – sur une période de 24 mois, précédemment). Une situation qui fragilise d’autant plus les journalistes pigistes.

Le calcul du salaire journalier de Référence fait aussi peau neuve. Initialement, les mois travaillés (même discontinus) étaient divisés par leur nombre. A partir de maintenant, les mois travaillés seront divisés par l’intégralité des mois de la période, allant donc du premier jour du premier contrat au dernier jour du dernier contrat. Effet mécanique : le SJR baissera d’autant plus pour les journalistes rémunérés à la pige, donc à la tâche, cumulant les petits contrats.

Club Pigiste | Ras la plume, collectif pigiste

Mardi 10 septembre 2019, le collectif Ras la Plume représenté par Daphné Gastaldi est venue au Club de de la presse de Lyon présenter les questions relatives aux droits des journalistes pigistes.

 

Pour le premier Club Pigiste de la saison, Daphné Gastaldi dresse le portait les conditions de travail des journalistes pigistes.

« Ce mouvement est la conséquence d’un ras le bol, […] Nous sommes un complément et nous voulons être plus réactif. » C’est ainsi que Daphné Gastaldi, membre du bureau du collectif, définit Ras la Plume. Leur forte présence sur les réseaux sociaux permet de récolter toutes sortes de témoignages afin d’affiner les revendications. Nous vous invitons d’ailleurs à remplir le questionnaire ( à consulter ici) qui tente d’établir un état des lieux des conditions de travail des pigistes.

Malgré la tribune publiée dans Libération le 5 février, les requêtes des différents collectifs restent encore de mises. Etre payé, notamment au moment du rendu du travail ou encore de revaloriser le tarif de la pige, sont les principales.

La première interrogation des participants portait sur le statut des pigistes, celui d’auto-entrepreneur que certains médias exigent. La loi Cressard a été évoquée de nombreuses fois concernant l’obligation de paiement, et cela même si la commande n’a pas été publiée. Le temps passé sur le terrain n’est pas valorisé, c’est ce que déplore Daphné Gastaldi. Les droits d’auteurs concernant les photojournalistes, les frais de déplacement ainsi que la protection sociale sont des préoccupations au cœur du métier des journalistes pigistes. Les solutions se construisent petit à petit avec l’aide de collectifs comme Ras la Plume ou encore We Report, mais aussi avec les 48 heures de la pige.

Isaline Glévarec

Club pigiste | Les enjeux des élections européennes

Le 12 mars 2019, l’agenda politique s’invite au Club afin de présenter aux pigistes les points d’information mis en place par l’Europe en vue des prochaines élections. 

Du 23 mai au 26 mai, les citoyens des différents Etats-Membres voteront. Traiter une actualité d’une échelle aussi globale lorsqu’on est journaliste local n’est pas une mince affaire. C’est pour cela que Benoît Sapin, responsable de la relation avec la presse régionale pour la commission européenne, ainsi que Cheida André, responsable des relations avec la presse en France pour le parlement européen. L’accès à l’information peut donc se faire grâce à plusieurs biais. Nous pouvons retrouver le Bureau de l’information du parlement européen non seulement dans la capitale mais aussi à Marseille ou encore à Strasbourg afin de faire connaître le rôle et les décisions de nos élus aux citoyens français. Le centre d’information Europe Direct est présent dans quarante-neuf villes françaises dont Lyon. Il met à disposition une ligne téléphonique, un site web ainsi que des centres de documentation. Toutes ces ressources sont à la disposition du citoyen mais aussi du journaliste dans ces enjeux d’une autre échelle.

Club Pigiste | Rencontre avec le CLEMI pour l’éducation aux médias

Le CLEMI a sollicité les journalistes présents au Club Pigiste du 13 septembre 2018 pour s’investir d’avantage dans l’éducation aux médias.

Le Centre pour l’éducation aux médias et à l’information propose sa nouvelle offre. Invitant les pigistes à investir les écoles, les collèges ainsi que les lycées pour former les élèves à reconnaître les fake news, à confronter et à varier les sources. Edwige Jamin, coordinatrice CLEMI a présenté la priorité dans la lutte contre la désinformation.

Depuis trente ans, le Clemi (Centre pour l’éducation aux médias et à l’information) tisse un lien entre le monde enseignant, les élèves et les professionnels des médias, avec un temps fort dans l’année : la Semaine de la presse et des médias à l’école au mois de mars. Le Clemi organise également dans l’académie lyonnaise le concours Médiatiks  pour valoriser les travaux des lycéens sans oublier Wikiconcours, Arte reportage qui complètent les appels à projets de l’Education nationale dans ce domaine.

En mettant à disposition de nombreux outils documentaires, la mission du Clemi est d’accompagner les élèves (mais aussi les professeurs et des parents) face à l’ensemble des canaux d’information auxquels sont soumis les jeunes, avec un objectif : développer leur esprit critique. Un enjeu de société comme l’a souligné la ministre de la culture Françoise Nyssen à Tours en mars dernier lors des Assises internationales du Journalisme.
Complostisme, défiance vis à vis du travail journalistique, difficulté de discerner les sources d’information crédibles, etc. autant de sujets que prennent à bras le corps les professionnels de l’information mais aussi les enseignants (souvent démunis). C’est pour cette raison et dans un cadre de prévention que le Club de la presse de Lyon s’associe au Clemi pour fédérer les compétences de ses membres et les besoins des enseignants.

Contactez le Club sur les dispositifs que nous mettrons en place dans les mois à venir sur la question de l’éducation au média.

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