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*La vie du club

Lunch Club | Rencontre avec Laurent Burlet, co-fondateur de Rue89 Lyon

 

Dans le cadre des Lunch Club du… Club de la presse de Lyon, Laurent Burlet co-fondateur de Rue89 Lyon est revenu sur les raisons du changement de modèle économique du pureplayer  du gratuit vers le payant.

 

« Pourquoi avoir choisi le modèle du 100% gratuit à la création de Rue89 Lyon, en 2011 ? »

On ne pouvait pas dupliquer le modèle de Médiapart puisqu’on n’avait pas suffisamment d’abonnés pour payer deux ou trois journalistes. L’avenir nous a donné raison puisque tous ceux qui ont lancé cette formule sur cette base de l’abonnement payant ont échoué. Le seul c’est Marsactu, ils ont un partenariat avec Médiapart alors que nous, à Lyon, on est arrivé dans un contexte local avec énormément de presse. On ne pouvait pas rivaliser en termes d’investigation, donc on a joué la carte de nos propres informations avec la prétention d’être généraliste, en ne s’interdisant aucun sujet. Peut-être qu’on aurait pu lancer une partie payante dès le début.

 

« Qu’est-ce qui diffère entre l’ancien modèle économique, c’est-à-dire le 100% gratuit et le modèle payant ? »

On parle d’adhésion puisqu’on avait un modèle économique basé uniquement sur la gratuité du site, qui maintenant est en parti passé en payant. Or, le modèle économique n’a pas changé tant que ça, puisque nos ressources n’étaient pas seulement les publicités : il y a des événements, des formations, de la vente de site internet de la data-visualisation. Il y avait déjà une diversification des revenus. On cherche toujours des alternatives. De plus les recettes publicitaires ont tendance à stagner voire à baisser. Avec la concurrence de Facebook, Google, les clients ont d’autres possibilités de communiquer.

L’idée du lancement d’une formule payante pour un certain nombre d’articles est aussi éditoriale. L’info a un coût. Il faut payer des journalistes, un ordinateur, des cahiers, des stylos et, parfois, quand on a l’accès gratuit à cette info on se dit que c’est à la portée de tout le monde. Alors que non : L’information a un vrai coût. L’autre aspect de notre modèle actuel : à côté des articles payants, nous avons conservé des articles en libre accès.

 

« Comment vous déterminez de mettre un article payant ? »

Nous avons des articles exclusifs, avec nos propres informations qu’on ne trouve nulle part ailleurs. Elles méritent d’être valorisées et parfois même, on a envie qu’elles une audience importante, ou au moins que les gens aient accès à tout sans limites financières.

La règle est que nos exclusivités donc nos informations sont payantes, mais, par exemple, quand on revient sur le fait divers du colis piégé rue Victor Hugo du 24 mai 2019, on l’a vu partout dans la presse, on fait une semaine d’enquête et on ne va pas le mettre payant puisqu’on l’a vu ailleurs.

De plus, c’est qu’on parle d’une formule d’adhésion plutôt que d’une formule d’abonnement payante. En devenant membre du journal, vous avez certes accès à des articles mais vous vous engagez à soutenir l’ensemble de la démarche. Ce qui veut dire pour nous que bien que vous soyez abonnés ou adhérents, nous avons encore des publicités. D’une part elle n’est pas intrusive, c’est une publicité culturelle. Mais avant tout, nous sommes un média indépendant. Possédé par ses journalistes. Nous voulons notamment valoriser cet engagement qui se développe pas mal en ce moment avec Street Press en France ou The Guardian en Angleterre qui préfèrent le soutien à l’abonnement. Alors de fait, tous les articles sont accessibles mais après on va solliciter le lecteur, chose qu’on retrouve beaucoup dans la presse militante. Nous ne sommes pas militants, nous sommes  profondément engagés. Mais pour inciter les gens à payer, nous mettons un paywall c’est-à-dire on met le début de l’article gratuit puis il faut payer pour avoir accès à la suite. On tient un double langage : donner un accès exclusif aux membres, mais aussi soutenir cette démarche de journal indépendant.

Propos recueillis par Isaline Glevarec

 

Atelier Numérique | La sociologie du web, avec Isabelle Barnel

Notre dernier atelier numérique de la saison nous a permis d’aborder la Sociologie du Web. Isabelle Barnel digital manager chez BMW, nous a éclairé points par points sur cette constellation d’outils numériques que nous utilisons dans nos usages professionnels.

Imaginiez-vous n’avoir que six intermédiaires entre vous et n’importe qui dans le monde grâce au web ? C’est en tout cas, ce que nous explique Isabelle Barnel grâce à la théorie des « six degrees » où l’intégralité de la planète se connait, de près ou de loin. C’est dans cette configuration que le cas du «selfie » a donc été mis en lumière en tant que marketing de soi. Les réseaux sociaux permettraient alors une « co-veillance« , autrement dit une surveillance mutuelle entre utilisateurs. Or, notre « identité numérique » nous appartient, il ne tient qu’à nous de la maîtriser en adaptant son contenu selon d’une part le but que nous conférons à nos profils et d’autres parts, aux moyens utilisés.

Le renouveau constant de la manière dont est diffusée l’information et l’infobésité sur les réseaux sociaux, nous force à nous intéresser à la notion d’« eternity of the second ». En effet, nous serions capables de juger une publication en une seconde et par conséquent soit de la consulter, soit de l’omettre. Ce type de consommation d’information porte un nom « le snacking content », il s’agit ici de picorer l’information, donc lire un titre ou même visionner la conclusion d’une vidéo. Le web héberge une quantité incommensurable de contenus et son utilisation est propre à chacun. La « sérenpidité », le fait de faire une découverte par hasard, reste un joyau du web participatif.

A noter : la présentation d’Isabelle barnel est disponible en accès libre pour les adhérents du club de la presse ici.
Il faut simplement vous connecter avec votre Login accompagné de votre mot de passe.

Isaline Glévarec

Bureau 2018/2019 du Club

Mercredi 4 juillet 2018, le conseil d’administration du Club de la presse de Lyon a élu son nouveau bureau, et sa nouvelle présidente : Maeva Melano-Costamagna.

Bureau :

  • Présidente : Maeva Melano-Costamagna (Indépendante)
  • Vice-présidente : Christel Leca (Journaliste environnement)
  • Secrétaire : Anthony Diao (l’Esprit du Judo)
  • Secrétaire-adjoint : Mélany Marfella (La Tribune de Lyon – La Croixroussienne)
  • Trésorier : Fabien Collini  (Petit homme Production)
  • Trésorière adjointe : Anthony Côte (Nouveau média)

Administrateurs :

– Collège journalistes : Laurent Burlet (Rue89 Lyon), Sophie Esposito (AEF), Zoe Favre-d’Anne (Le Progrès), Mathieu Ozanam (InterMédia), Thibaut Solano (Indépendant)
– Collège communicants : Laurence Ehrmann (VINCI Construction France)
– Collège Entreprises amies : Françoise Estienne (EDF)

Juin 2018 : assemblée générale du Club de la presse de Lyon

Juin 2018 : assemblée générale du Club de la presse de Lyon

L’Assemblée générale du Club de la presse de Lyon s’est réunie vendredi 22 juin 2018.

Elle a élu quatre nouveaux administrateurs : Laurent Burlet (Directeur de la publication de Rue89 Lyon), Zoé Favre d’Anne (journaliste pigiste), Mathieu Ozanam (rédacteur en chef d’Intermédia) et Thibaut Solano (journaliste pigiste). Ils complètent l’équipe du Conseil d’administration déjà en place : Christel Leca, Maéva Mélano, Mélany Marfella, Anthony Diao, Fabien Collini, Sophie Esposito, Anthony Cote.

Françoise Estienne représente le collège du Cercle des Entreprises-amies et Laurence Ehrmann, le collège des communicants du Club.

Europe 1 au Club de la presse

Pour sa journée consacrée à l’apprentissage, l’émission « Circuit court » consacrée à l’économie sociale et solidaire sur Europe 1 s’est arrêtée au Club. Jean-Luc Boujon, correspondant de la radio généraliste à Lyon reçoit Aurélien Cadiou, apprenti et président de l’Anaf (Association nationale des apprentis de France).

Apéro du Club d’avril accueille Le Petit Bulletin

Pour ces 25 ans d’existence (et 20 ans de présence à Lyon), l’hebdomadaire gratuit dirigé par Marc Renau (à droite sur la photo) a été reçu au Club de la presse en ouverture de Apéro d’avril. Une vingtaine d’invités, adhérents et non-adhérents, a bravé l’appel des terrasses et du beau temps et ont pu échangé autour de ce média culturel qui s’est imposé comme le journal de référence dans l’annonce et la critique de spectacles, de films et de livres. Présent dans notre ville, Saint-Etienne et Grenoble, le Petit Bulletin tire à 50 000 exemplaires à Lyon, sur 1 300 points de distribution (40 000 exemplaires à Grenoble et 30 000 exemplaires à Saint-Etienne). Aujourd’hui le Petit-Bulletin se décline également sur de nouveaux supports papiers (Spot, un magazine gratuit sur le tourisme et les loisirs urbains, Récréamag, un guide des sorties en famille et le Guide estival Auvergne-Rhône-Alpes). En parallèle, le Petit Bulletin a développé une offre sur le net (City crunch, Family Crunch, Cours & Stages) et des services en organisant des évènement (Lyon bière festival, Tapez fort !, Apéro musical extravagant, etc.).

Les Clubs de la presse de la région Auvergne-Rhônes-Alpes se forment à WordPress

Ambiance studieuse au Club de la presse de Lyon et sa région.
Pendant un après-midi, les représentants de l’UCP2F (Union des clubs de la presse de France et francophones), du Club de la presse d’Auvergne et du Club de la presse des 2 Savoie se sont formés à WordPress. A l’occasion de la refonte du site de l’UCP2F, il s’agit ainsi de leur permettre d’alimenter régulièrement en information les clubs de la presse français, notamment dans la perspective de la biennale de la presse des 1, 2 et 3 juin 2018, dont le thème sera « Voir et dire la guerre ».

Contact presse : Sonia Reyne – 06 33 60 89 62

Club pigiste : « Se former avec l’Afdas »

Pour ce Club pigiste, le Club a convié l’Afdas, l’Opca des journalistes, et donc des pigistes, à présenter les différents dispositifs et leurs droits pour qu’ils puissent accéder à la formation professionnelle.

Michèle Heitz, chargée de coordination à l’Afdas, a exposé les modalités de financement pour les journalistes encartés mais aussi, parce que c’est possible, les voies qui permettent aux pigistes qui sont dépourvus de la carte de presse de débloquer des budgets spécifiques.

Pour en savoir plus, vous pouvez visiter cette page de l’Afdas.

« Ils choisissent de créer leur média »

Dans le cadre des 11è Assises internationales du journalisme de Tours (14 au 16 mars), Jean-Louis Rioual a animé la table ronde qui interrogeait le processus de création d’un média en 2018 : de l’enthousiasme de la première idée au pragmatisme de la réalité.

A la tribune, six rédacteurs en chef ou directeurs de la publication représentaient une grande hétérogénéité de modèles économiques et éditoriaux : Kaïa (que le Club avait reçu en novembre dernier), le média amiénois Gazettesports qui se positionne sur la réalité augmentée, l’appli Les Croissants qui diffuse des podcasts ciblés, le magazine Koï sur les communautés et cultures asiatiques, Média’Pi! un média « sourd » diffusé sur le net, et le P’tit Mardi, bimestriel fait par et pour les jeunes (15-20 ans), qui avait postulé à notre prix Les Têtes Chercheuses en 2015. 

Alors que, jusqu’à peu, la mort des médias papier était envisagée au profit du numérique, force est de constater que ce dernier n’a pas évincé les formats traditionnels. Bien au contraire : Kaïa, Gazettesports, le P’tit Mardi ou Koï sont autant d’exemples positifs montrant la résistance du papier face au digital. Les intervenants ont rappelé le chemin, qui n’est pas fait uniquement que de lignes droites, qui mène à la création de « son » média : business plan, crowdfounding, publicité (ou pas), gratuit (ou non), cible, niche, aides à l’émergence, SASU, etc.

TLM : 300 jours pour 30 ans

Laurent Constantin et Jean-Pierre Vacher (©CL)

Laurent Constantin et Jean-Pierre Vacher, respectivement PDG et directeur d’antenne et des programmes de TLM, présentaient ce mardi matin l’esprit et le pré-programme des festivités à l’occasion des trente ans de la chaîne de télévision lyonnaise. Elles se dérouleront sur 300 jours, jusqu’au 20 février 2019, point d’orgue marquant l’anniversaire de la première émission, en 1989.

Laurent Constantin est un PDG heureux parce qu’il a réussi son pari : TLM, qui est la plus ancienne des télévisions locales, présente à ses actionnaires – des entrepreneurs lyonnais motivés par l’information locale – après 27 années de déficit, depuis trois ans, un bénéfice d’environ 10% (le chiffre 2017 n’est pas encore divulgué), et sans avoir procédé à aucun licenciements, précise-t-il. L’équipe est aujourd’hui constituée de dix salariés permanents et d’une trentaine d’intervenants (journalistes, techniciens, présentateurs, etc.). Le budget, à la hauteur de 2,3 millions d’euros, est assuré par les annonceurs privés (70% : publicité, sponsoring et partenariats) et des partenariats avec des collectivités locales (30% : diffusion de conseils municipaux, production d’émissions spécifiques, etc.). Jean-Pierre Vacher, qui a constitué le tour de table après la vente de la chaîne par le Progrès en 2010, a su pérenniser un média local indépendant, centré sur l’information, mais aussi l’interactivité avec ses téléspectateurs, les nouvelles écritures, des partenariats avec les acteurs locaux.

Au pré-programme des 300 jours, un appel aux Lyonnais pour retrouver les archives de la chaîne, la diffusion, à partir du mois de juin, d’émissions cultes choisies par les téléspectateurs et de reportages, un événement solidaire et transgénérationnel organisé par Habitat & Humanisme, une fête dont le lieu et la date sont encore à trouver, un livre et une grande soirée, le 20 février 2019, rassemblant tous les acteurs qui, depuis trente ans, ont participé à la vie de la chaîne… Sans oublier une nouvelle version de son site web : http://tlm.tv/

Le Club de la presse de Lyon s’associera à cet anniversaire en proposant plusieurs rencontres entre l’équipe de TLM et ses adhérents, tout au long de l’année 2018.

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