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Le nouveau Bureau du Club

CONSEIL D’ADMINISTRATION (Saison 2019-2020)

Le Club a un nouveau bureau ! 

Mathieu Ozanam (rédacteur en chef d’Intermédia) a été élu pour un an par le conseil d’administration du 2 juillet, pour présider le Club.
Il sera entouré du nouveau bureau composé de  :

– Sophie Esposito, présidente adjointe (AEF info)
– Jérôme Jarny, trésorier (BFM Lyon)
– Fabien Collini, trésorier adjoint (Petit homme prod’)
– Anthony Diao, secrétaire (L’Esprit du judo)
– Zoé Favre d’Anne, secrétaire adjointe (Le Progrès) (non présente sur la photo)

 

Mathieu Ozanam, président du Club 

Mathieu Ozanam rédacteur en chef d’Intermédia a été élu président, le mardi 2 juillet, du Club de la Presse pour une durée de 1 an.

Quel est votre parcours en tant que journaliste ?

MO : J’ai commencé le journalisme en 2000 pour Doctissimo. Lorsque Internet a explosé, certaines rédactions, dont la mienne, ont préféré se passer de journalistes. Je suis devenu journaliste pigiste pour la presse professionnelle pharmaceutique, puis plus tard, à Saint-Étienne, dans la presse économique régionale pour les « petites affiches de la Loire.» En 2010, j’ai été rédacteur en chef de l’Essor de la Loire, du Rhône et de l’Isère. Je suis rédacteur en chef d’Intermédia depuis mars 2017.

Dans quelle direction allez-vous mener le club ?

MO : Le club de la presse sert à fédérer une communauté. Grâce à plusieurs facteurs comme une mise en relation. De plus en plus de journalistes sont indépendants,ils gèrent seuls leurs travaux et ont parfois envie de rencontrer leurs confrères et consœurs dans un lieu convivial. Le club de la presse n’est pas un syndicat mais c’est un support à ces professionnels. Nous organisons des formations, des ateliers autours de sujets d’actualité.

Nous allons d’abord nous concentrer sur les travaux établis par les deux précédentes présidentes : Christel Leca et Maeva Melano. Autrement dit sur l’éducation aux médias puisque cela nous semble primordial actuellement d’autant plus que nous avons une belle dynamique de travail. De plus, le Club accueil dans son bureau des médias qui n’étaient pas représentés jusqu’à présent c’est-à-dire l’AFP, Euronews et BMFTV Lyon.

Propos recueillis par Isaline Glévarec

Le Club de la presse de Lyon au FIL de Nantes

Le Club de la presse de Lyon était présent (et partenaire) au Festival de l’Information locale (FIL) de Nantes. Organisé sur deux jours (27 et 28 juin), le FIL a été l’occasion de mettre en lumière le dynamisme des médias locaux en France, et notamment dans notre région. En quelques chiffres, cette première édition c’est :

350 festivaliers
80 intervenants
30 partenaires

et une bourse émergence attribuée à la Revue Far Ouest, média finaliste des Têtes Chercheuses du Club de la presse en 2016.

 

Interview de Julien Kostrèche, directeur du Ouest Médialab et organisateur du FIL à écouter ici.

Itv par Stéphane Rabut.

Assemblée générale 2019 | Une nouvelle équipe à la tête du Club !

L’assemblée générale ordinaire du Club s’est réunie ce jeudi 20 juin. Elle a élu quatre nouveaux administrateurs :

  • Alexandre Grosbois (AFP)
  • Jérôme Jerny (BFM Lyon)
  • Jacqueline Roz-Maurette (indépendante)
  • Escarlata Sanchez (Euronews)

Ils rejoignent : Laurent Burlet (Rue89 Lyon), Fabien Collini (Petit Homme), Anthony Diao (L’Esprit du Judo), Sophie Esposito (AEF), Zoé Favre d’Anne (Le Progrès), Christel Leca (indépendante), Mathieu Ozanam (Intermédia), Agnès Chappelet (EDF) et Laurence Ehrmann (Vinci construction).

Cette soirée a été rythmée par la présentation du magazine Flush par Aude Lalo, finaliste de la dernière édition des Têtes Chercheuses, qui sort son troisième numéro et d’une dégustation de vins des coteaux de Tain l’Hermitage orchestrée par David Quillin, sommelier des Caves de Tain.

L’assemblée générale a été l’occasion de souligner les activités du Club durant l’année écoulée 

Lunch Club | Tout Va Bien, le magazine de Solution lyonnais

Trois ans après sa création : Tout Va Bien  pour le magazine de solution lyonnaise

Laurianne Ploix, fondatrice de l’association Tout Va Bien ! et directrice du mensuel est venu au club fêter les trois ans de son aventure dans le journalisme d’impact.

Pourriez-vous décrire votre parcours ?

J’ai commencé le journalisme à 17 ans au Dauphiné Libéré en tant que correspondante de presse puis  j’ai été pigiste pour Alternatives économiques. J’ai évolué dans la PQR, notamment dans les rubriques sociales, puis dans la presse de solutions. Je me suis rendue compte qu’il y avait énormément de personnes qui entamaient de belles initiatives. Il suffisait de prendre un nouveau prisme, un prisme positif.

J’ai choisi Lyon car c’est une ville très inspirante notamment en ce qui concerne le milieu associatif. De plus c’est un mélange d’innovation-tradition, avec une histoire du journalisme. Dans Tout Va Bien nous ne sommes pas naïfs, nous savons que le monde n’est pas parfait mais nous tentons de trouver des solutions pour que la société progresse. Il y a des gens qui ont besoin qu’on parle d’eux, et nous, nous avons besoin de savoir qu’ils existent. Ce qui permet de changer les héros médiatiques, nous ne parlerons pas du dernier fait divers sordide.

Quand j’ai commencé Tout Va Bien, j’avais besoin d’un nouveau regard, or je ne suis pas du tout en opposition avec les médias qui dénoncent.

Nous avons besoin d’un pluralisme dans la presse. J’avais l’impression qu’on tournait en rond, pas toujours, pas tout le temps, pas dans tous les médias, il ne faut pas généraliser. En fin de compte, je suis dans la complémentarité de ces médias, ils nous disent que ça ne va pas, nous disons comment ça pourrait aller. Des études en sociologie politique réalisées en 2010 par l’université de Cambridge, s’interrogent sur le lien entre les médias dits « sensationnalistes » et le pouvoir autoritaire. Elles soulignent que plus les mauvais côtés du monde sont exhibés dans la presse, plus les citoyens vont se sentir impuissants donc ils vont s’en remettre à un  « sauveur » qui réglera tous les problèmes. Ce qui conduit parfois à mettre en place un pouvoir autoritaire. En tant que journaliste je me sens donc responsable.

Quelles sont les particularités de Tout Va Bien ?

Notre particularité est éditoriale, certains journaux réalisent des rubriques de solutions, nous , nous sommes un journal entièrement de solutions. De plus, nous sommes attachés à notre territoire mais nous n’hésitons pas à l’élargir notamment dans le cadre des Hors-séries. Nous sommes participatifs. Tous nos adhérents peuvent écrire dans nos pages puisque nous considérons que tout le monde peut et est vecteur d’information, tout le monde est responsable. Ils reçoivent une formation en deux parties : la première est axée sur l’écriture et la déontologie journalistique, la seconde est sur la vérification des sources et les infographies.

Quels moyens avez-vous trouvé pour financer votre association mais surtout le mensuel qui en découle ?

Au début, nous avions l’ambition d’être financés uniquement par nos adhérents et nos abonnés. Que ce soit via le web ou le papier. Nous mettons aussi à disposition des ventes à l’unité dans une petite dizaine des dépôts de vente, qui sont issus de l’économie sociale et solidaire mais aussi indépendants. Ce sont des personnes qui soutiennent le projet de la presse associative, locale, citoyenne et sans publicité. Or, le financement est ce qui diffère entre les numéros mensuels et les hors-séries, ces derniers sont gratuits et par conséquent en partenariat avec des institutions publiques. Ce qui nous permet de prendre le temps de réaliser des reportages à l’étranger. Nous aimerions appliquer le modèle du hors-série sur nos numéros mensuels, en d’autre terme, nous souhaiterions que nos publications soient gratuites, mais l’information qualitative a un coût, je suis la seule salariée à plein temps. Notre modèle économique n’est certes pas stable, puisque nous dépendons du nombres d’adhérents et d’abonnés chaque mois, mais le modèle du hors-série, donc le partenariat n’est pas compatible avec le modèle du Tout Va Bien mensuel puisque nous voulions qu’il soit véritablement géré par nos adhérents, nous ne dépendons pas des publicités. Nous voulons vraiment garder une démarche éthique.

Quels sont vos projets ?

Pour l’instant nous n’avons que des projets à court terme. Notamment concernant les hors-séries avec les reportages mais aussi sur nos actions socio-culturelles comme le « décrypte info » ou encore les ateliers « crée ton journal ».

Concernant les numéros extraordinaires nous mettons en place des thématiques annuelles, dernièrement elle portait sur le rapport entre les migrations et la culture qui était finalement très anglée sur les pays du nord. Pour la prochaine, nous pensions donner la parole aux pays du sud en anglant cette fois-ci sur la place des femmes dans la société en général mais surtout dans les migrations. Nous allons donc travailler avec des journalistes du Niger ou encore d’Ethiopie, mais aussi avec des associations lyonnaises notamment « Femmes d’ici et d’ailleurs »

Est-ce que d’autres villes françaises pourraient accueillir une antenne Tout Va Bien ?

A long terme pourquoi pas. Ce n’est malheureusement pas à l’ordre du jour. Disons que nous préférons très largement stabiliser le modèle économique de notre antenne lyonnaise. Pour s’exporter, il nous faudrait un budget d’une autre échelle car pour se faire nous avons besoin de personnel et nous ne voulons pas les sous-payer.

Propos recueillis par Isaline Glévarec

Têtes chercheuses | Médiacités, deux ans après

Médiacités à Lyon : deux ans d’investigation locale

A l’occasion des deux ans de l’édition lyonnaise de Médiacités, Nicolas Barriquand, son rédacteur en chef retrace le parcours du pure player d’investigation locale indépendant (la société éditrice du journal est contrôlée par ses fondateurs et nous n’avons pas de publicités), présent également à Lille, Toulouse, Nantes.

Quel est la singularité de votre modèle économique ?

Notre modèle économique c’est l’abonnement tout simplement. C’est le modèle qui nous paraissait le plus logique : vivre de l’information qu’on délivre nous paraît plus sain que l’espace publicitaire, ou de rallonges budgétaires. Notre modèle n’est pas spécifique, nous vendons juste l’information. Notre principal défi est de faire comprendre à nos lecteurs que l’abonnement est essentiel pour la pérennité de Médiacités. C’est un défi parce que depuis 15-20 ans nous nous sommes habitués à la gratuité, d’une part à cause d’internet, et d’autre part à cause des gratuits qui étaient distribués à la sortie du métro, basés sur un modèle ultra-publicitaire. Tous ces éléments ont fait rentrer dans la tête de la population qu’elles n’avaient plus besoin de payer pour avoir de l’information.

Ce n’est pas une évidence. Or, nous voyons que ça évolue, les gens sont prêts à payer pour échapper à la publicité en s’abonnant à des plateformes de streaming. De la même manière, il y a de plus en plus d’internautes qui ont compris qu’il fallait payer pour avoir une information de qualité. Nous pouvons le constater avec le nombre d’abonnements numériques en très nette hausse sur Le Monde.fr, mais aussi dans la réussite de Médiapart qui, aujourd’hui, compte 150 000 abonnés. Nous nous inscrivons donc dans ce changement d’usage, de cette prise de conscience de la part des citoyens qui choisissent de payer pour avoir des informations de qualités et indépendantes.

Comment s’est fait le choix des villes où vous vous êtes installé ?

Notre projet était de s’implanter dans de grandes métropoles en France en dehors de Paris, puisque nous sommes partis du constat que la presse était très parisienne. De plus, de nombreux sujets d’intérêt local passaient sous les radars de la presse nationale. Nous avons donc étudiés la situation dans toutes les grandes agglomérations et nous avons sélectionné Lille. C’est la quatrième ville française et surtout un des fondateurs connait parfaitement bien ce territoire et ses acteurs. Il y avait peu de diversité, en dehors de la « Voix du nord ». Lyon était une évidence, à cause de sa concentration de pouvoir à la fois politique, avec la création de Lyon Métropole, mais aussi économique, avec les nombreux sièges d’entreprises présents dans la région. Même si le paysage médiatique lyonnais est très bouché, nous démontrons chaque semaine, grâce à nos enquêtes que nous avons notre place puisque nous sortons des exclusivités. Concernant Toulouse, la diversité médiatique est moindre face aux autres villes françaises, il reste « La dépêche du Midi » qui est une institution à part entière. Enfin, Nantes attire énormément de monde, que ce soit des actifs ou des entreprises. Elle a d’ailleurs pris le pas sur les autres métropoles de l’ouest de la France.

Ce qui différencie Médiacités et les autres journaux locaux c’est le travail en réseau. Nous sommes qu’un seul journal avec quatre implantations. Nous sommes à la fois un média national mais aussi local ce qui permet de ne pas dépendre d’un territoire et d’avoir des approches transversales sur certains sujets.

Quel est votre bilan sur ces deux dernières années ?

Il est à la fois positif et mitigé. Il est positif dans la mesure où toutes les semaines nous publions des enquêtes qui sont remarquées par les lecteurs et par des confrères, nous avons donc prouver la pertinence de développer Médiacités. De surcroît, les lecteurs sont de plus en plus nombreux à s’abonner même si notre point d’équilibre n’est pas encore atteint.

Propos recueillis par Isaline Glévarec

 

Lunch Club | Rencontre avec Laurent Burlet, co-fondateur de Rue89 Lyon

 

Dans le cadre des Lunch Club du… Club de la presse de Lyon, Laurent Burlet co-fondateur de Rue89 Lyon est revenu sur les raisons du changement de modèle économique du pureplayer  du gratuit vers le payant.

 

« Pourquoi avoir choisi le modèle du 100% gratuit à la création de Rue89 Lyon, en 2011 ? »

On ne pouvait pas dupliquer le modèle de Médiapart puisqu’on n’avait pas suffisamment d’abonnés pour payer deux ou trois journalistes. L’avenir nous a donné raison puisque tous ceux qui ont lancé cette formule sur cette base de l’abonnement payant ont échoué. Le seul c’est Marsactu, ils ont un partenariat avec Médiapart alors que nous, à Lyon, on est arrivé dans un contexte local avec énormément de presse. On ne pouvait pas rivaliser en termes d’investigation, donc on a joué la carte de nos propres informations avec la prétention d’être généraliste, en ne s’interdisant aucun sujet. Peut-être qu’on aurait pu lancer une partie payante dès le début.

 

« Qu’est-ce qui diffère entre l’ancien modèle économique, c’est-à-dire le 100% gratuit et le modèle payant ? »

On parle d’adhésion puisqu’on avait un modèle économique basé uniquement sur la gratuité du site, qui maintenant est en parti passé en payant. Or, le modèle économique n’a pas changé tant que ça, puisque nos ressources n’étaient pas seulement les publicités : il y a des événements, des formations, de la vente de site internet de la data-visualisation. Il y avait déjà une diversification des revenus. On cherche toujours des alternatives. De plus les recettes publicitaires ont tendance à stagner voire à baisser. Avec la concurrence de Facebook, Google, les clients ont d’autres possibilités de communiquer.

L’idée du lancement d’une formule payante pour un certain nombre d’articles est aussi éditoriale. L’info a un coût. Il faut payer des journalistes, un ordinateur, des cahiers, des stylos et, parfois, quand on a l’accès gratuit à cette info on se dit que c’est à la portée de tout le monde. Alors que non : L’information a un vrai coût. L’autre aspect de notre modèle actuel : à côté des articles payants, nous avons conservé des articles en libre accès.

 

« Comment vous déterminez de mettre un article payant ? »

Nous avons des articles exclusifs, avec nos propres informations qu’on ne trouve nulle part ailleurs. Elles méritent d’être valorisées et parfois même, on a envie qu’elles une audience importante, ou au moins que les gens aient accès à tout sans limites financières.

La règle est que nos exclusivités donc nos informations sont payantes, mais, par exemple, quand on revient sur le fait divers du colis piégé rue Victor Hugo du 24 mai 2019, on l’a vu partout dans la presse, on fait une semaine d’enquête et on ne va pas le mettre payant puisqu’on l’a vu ailleurs.

De plus, c’est qu’on parle d’une formule d’adhésion plutôt que d’une formule d’abonnement payante. En devenant membre du journal, vous avez certes accès à des articles mais vous vous engagez à soutenir l’ensemble de la démarche. Ce qui veut dire pour nous que bien que vous soyez abonnés ou adhérents, nous avons encore des publicités. D’une part elle n’est pas intrusive, c’est une publicité culturelle. Mais avant tout, nous sommes un média indépendant. Possédé par ses journalistes. Nous voulons notamment valoriser cet engagement qui se développe pas mal en ce moment avec Street Press en France ou The Guardian en Angleterre qui préfèrent le soutien à l’abonnement. Alors de fait, tous les articles sont accessibles mais après on va solliciter le lecteur, chose qu’on retrouve beaucoup dans la presse militante. Nous ne sommes pas militants, nous sommes  profondément engagés. Mais pour inciter les gens à payer, nous mettons un paywall c’est-à-dire on met le début de l’article gratuit puis il faut payer pour avoir accès à la suite. On tient un double langage : donner un accès exclusif aux membres, mais aussi soutenir cette démarche de journal indépendant.

Propos recueillis par Isaline Glevarec

 

Apéro Têtes-Chercheuses | Revue Sans Transition !

Jeudi 18 octobre, 19 h au Club

Après le succès de la troisième édition des Têtes Chercheuses ayant récompensé les médias Les croissants, Les jours et Média Pi !, le Club de la presse de Lyon organise le troisième jeudi de chaque mois une rencontre conviviale avec un média innovant.
Le prochain « Apéro Têtes-Chercheuses » (ex. « Apéro du Club« ) accueillera la rédaction de Sans-Transition !, nouveau média dans le paysage de la presse lyonnaise. Une revue qui se veut citoyenne et engagée.

Les apéros Têtes-Chercheuses sont ouverts aux adhérents comme aux non membres du Club.

=> Inscriptions obligatoires par mail : contact@clubpresse.com

Accueil : 18 h 45. Début de la présentation : 19 h.

=> Pour toute information : 04 78 37 75 45

Têtes Chercheuses 2018 : La finale !

3e édition des Têtes Chercheuses – 19 septembre à Groupama Rhône-Alpes Auvergne (Lyon 9)
De nouvelles perspectives pour la presse multi-supports

Des reportages en réalité virtuelle, une matinale radio personnalisée, un site d’infos pour les sourds et muets… Les six finalistes du concours du Club de la presse de Lyon regorgeaient d’inventivité. Retour sur une soirée riche en contenu et en échanges.

18H40. La 3e édition du concours des Têtes Chercheuses s’ouvre. Près de 100 personnes ont pris place dans le confortable amphithéâtre du siège de Groupama Rhône-Alpes Auvergne. En régie, Stéphane et Melany, deux adhérents du Club de la presse s’activent pour lancer la retransmission de la soirée en live sur Facebook (à revoir ici).


Francis Thomine, le DG de Groupama inaugure la soirée avec un discours de présentation sur son entreprise qu’il veut transparente, créatrice d’emploi et humaniste.
Le jury de professionnels des médias se prépare à écouter activement les pitchs des six finalistes. Ils s’étaient déjà réunis quelques semaines plus tôt au sein du Silex de l’EM Lyon pour procéder à la sélection des finalistes. 26 dossiers avaient alors été étudiés de manière active et passionnée. Difficile de trancher face à des projets originaux et engagés.

Des pitchs de grande qualité

Carbone, la revue lyonnaise ouvre le bal. Ce magazine sur la culture des imaginaires se distingue par des illustrations soignées et une ligne éditoriale exigeante. Elle fait d’ailleurs participer des auteurs et designers de renom. Flush prend la suite. Autre média lyonnais, qui prépare le lancement d’un magazine qui ne manque pas de culot. En effet, cette revue traitera de l’actualité des toilettes. Un sujet au premier abord anodin mais dont la fondatrice Aude Lalo réussit à nous démontrer tout son intérêt et son actualité.


Les Croissants suit. Stanislas Signoud présente cette application qui livre chaque jour sur le mobile de ses abonnés une émission personnalisée selon leurs centres d’intérêt. Son équipe à Paris s’attèle à la préparation de l’édition du lendemain. Cet ancien développeur a mis sur pied un algorithme qui permet de réaliser cette sélection. Mais aussi de pousser des contenus hors des sujets de prédilection de ses abonnés. En effet la limite est pointée par l’un des jurys : le manque de contradiction et d’ouverture sur des sujets ne sont-ils pas une limite à ce média ?

Le jury reste en alerte, les questions toujours pertinentes. Dans la salle, l’auditoire apparaît captivé.

La journaliste Louise Gamichon s’installe au pupitre. Nous découvrons le média Laïcités. Une lettre d’informations envoyée chaque mois aux enseignant avec des actualités décryptées, des éclairages d’experts, des outils à utiliser en classe… Une version imprimable y est attachée. Pour elle « la laïcité et les religions sont devenus des thèmes incontournables – et épidermiques – de l’actualité. Dans un climat social crispé, il est parfois sensible pour les enseignants de les aborder sans se laisser déborder ».
Place à un autre univers avec la revue en réalité virtuelle, Targo. L’équipe parisienne réalise des tournages auprès de personnes aux histoires extraordinaires. Le lecteur se retrouve immergé dans des vies atypiques : celle de la championne du monde de chute libre, de la famille Ouvrard, tous pilotes de montgolfières... Leur modèle économique est pour le moment tiré par le studio de production.

Media’Pi vient clôturer cette séquence. Sa fondatrice Noémie Churlet, sourde, est accompagnée par une interprète bénévole de l’association lyonnaise Crils. Dans la salle, nous méconnaissons les problématiques des sourds. Rare sont les médias intégrant la langue des signes dans leur dispositif. Media’PI se positionne ainsi comme le premier média
qui donne accès à l’information grâce à une production d’articles en LSF, français classique et français facile, sous forme de textes et de vidéos sous-titrées. Les questions abondent, la curiosité des jurys et de la salle s’avère intarissable.

Délibération et surprises

Mais il est temps de passer à la délibération du jury pour élire le grand gagnant. Pendant ce temps, le co-fondateur du site d’informations les Jours, Sofian Fanen vient répondre aux questions de Laurent Burlet, administrateur du Club de la presse et co-fondateur de Rue 89 Lyon. Ce site qui a décidé de suivre ses sujets sous forme d’épisodes va recevoir le prix du Club de la presse. Chaque année ce prix est décerné à un média installé qui a réussi à valider la pertinence de son projet.

Après 40 minutes de vifs échanges entre les membres du jury, ils rejoignent l’auditorium pour révéler le nom du vainqueur.
Les lauréats cette année : le responsable partenariats Thomas Trayssac d’Orange, remet au site Les Jours, le prix du Club de la presse.
Les Croissants est le grand gagnant. Patrick Rakotondranahy, le directeur territorial Lyon Métropole d’Enedis lui remet en effet le prix Jeune Pousse. Le jury a aussi eu un prix Coup de cœur pour Media’Pi.

21h30. Place aux cocktails au sein de l’agréable patio du siège de Groupama pour prolonger les débats.

Maeva Melano, présidente du Club de la presse de Lyon.

 

Têtes Chercheuses 2018 : Et les finalistes sont…

Le jury des Têtes Chercheuses s’est réuni hier, jeudi 21 juin, au Silex, l’espace d’innovation de l’EM Lyon. Après deux heures de délibération et d’âpres discussions, il a sélectionné six finalistes parmi les 18 dossiers reçus :

– Carbone –
– Flush –
– Laïcités –
 Les Croissants –
– Média pi ! –
– Targo –

Les porteurs de projets pitcheront leur projet le 19 septembre prochain à Groupama Rhône-Alpes-Auvergne. Avant cette grande finale, ils se réuniront à la fin du mois d’août au Tank Média et s’entraîneront à cet exercice de présentation avec les professionnels installés dans l’incubateur parisien.

Le jury des Têtes Chercheuses 2018 présidé par Christel Leca (présidente du Club de la presse de Lyon) est composé de :

Alexander Bell (EM Lyon) / Barbara Chazelle (Méta Média) / Philippe Couve (Samsa.fr) / Patrick Girard (ISCPA Lyon) / Julien Kostrèche (Ouest Médialab) / Emmanuelle Leneuf (FlashTweet) / Mathieu Maire-du-Poset (Tank média) / Jacques Simonet (InterMédia) / Jacques Trentesaux (Médiacités)

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Têtes Chercheuses 2018 : Renouvellement du partenariat avec Enedis

Pour la deuxième année consécutive, Enedis a renouvelé son partenariat  avec le Club de la presse de Lyon en soutien au prix des Têtes Chercheuses. Mercredi 13 juin, dans les locaux lyonnais fraîchement rénové d’Enedis, Christel Leca, présidente du Club de la presse de Lyon et Patrick Rokotondranahy, directeur Lyon Métropole d’Enedis ont signé le contrat qui permettra à ce dernier de remettre le prix Jeune Pousse au lauréat 2018 après la séance de pitchs, le 19 septembre prochain.

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