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*Rencontre Média

Rencontre | Le football féminin et l’olympique Lyonnais

Lundi 16 septembre, le Club de la Presse de Lyon a reçu les acteurs de l’essor du football féminin et lyonnais, à l’occasion d’un vernissage et d’une rencontre.

Pour échanger autour du développement de la communication et de la médiatisation du football féminin à l’aune de L’Olympique Lyonnais, Olivier Blanc et Christophe Marchadier, de la direction de la communication de l’, Delphine Cascarino et Sandrine Dusang, joueuse de l’équipe féminine de l’OL, Isabelle Bernard, présidente du club de supporter OLAngel‘Elles

« L’effet Coupe du Monde n’est pas acquis, il peut très vite s’essouffler ». Selon Olivier Blanc, l’engouement médiatique autours du football féminin est encore fragile. Pour Christophe Marchadier, le nouveau directeur de la communication de l’Olympique Lyonnais, la presse a joué son rôle. « C’est un phénomène que nous pouvons observer en Europe». C’est aussi ce que note Isabelle Bernard, fondatrice et directrice du club de supporters OL Ang’Elles. Il est encore trop tôt pour évaluer l’impact de la dernière coupe du monde sur le nombre de licenciées dans les Club mais l’association OL Ang’Elles, quant à elle enregistre une forte augmentation de ses adhérent(e)s.

Projection débat | Free Speech, de Tarquin Ramsay

Liberté d’expression : un film, un débat

Le Club de la presse de Lyon inaugurait jeudi 10 octobre un cycle de projections-débats sur les médias avec la projection, au Cinéma Opéra de Lyon, de « Free Speech – parler sans peur », documentaire (GB, Jupiter Films, 2018) de Tarquin Ramsay, et un débat avec les spectateurs en présence d’Alexandre Buisine (Syndicat national des journalistes), Mathilde Régis (Le Lanceur / Lyon Capitale) et Jacques (Trentesaux (Mediacités), animé par Christel Leca, vice-présidente du Club.

Le film propose une série de témoignages de hackers, journalistes et lanceurs d’alertes (Julian Assange, Jérémie Zimmermann, Sarah Harrison…) sur la liberté d’expression, ce qu’elle représente pour la démocratie et les atteintes qu’elle subit en occident, au travers de l’enquête au long cours (4 ans) d’un jeune journaliste britannique à la recherche d’une définition du concept. Si le documentaire reste décousu, il permet de connaître ou mieux connaître de grandes figures de l’internet libre et apôtres d’une liberté de communiquer sans entraves.

Le débat a été l’occasion d’évoquer des sujets d’actualité qui concernent notre pays : la loi sur les « fake news », votée la nuit précédente à l’Assemblée nationale, mais aussi la viralité sur le web, la loi de 1881 sur la presse, celle sur le secret des affaires. Il a permis de rappeler l’importance du travail d’enquête des journalistes, appuyés par les lanceurs d’alertes qui ont besoin de soutien, à l’image des Rencontres du Lanceur,  et d’outils de protection, à l’instar de la plateforme sécurisée lancée début octobre par Mediacités (Lanceurs d’enquêtes).
Christel Leca, vice-présidente du Club de la presse de Lyon

Têtes Chercheuses 2018 : La finale !

3e édition des Têtes Chercheuses – 19 septembre à Groupama Rhône-Alpes Auvergne (Lyon 9)
De nouvelles perspectives pour la presse multi-supports

Des reportages en réalité virtuelle, une matinale radio personnalisée, un site d’infos pour les sourds et muets… Les six finalistes du concours du Club de la presse de Lyon regorgeaient d’inventivité. Retour sur une soirée riche en contenu et en échanges.

18H40. La 3e édition du concours des Têtes Chercheuses s’ouvre. Près de 100 personnes ont pris place dans le confortable amphithéâtre du siège de Groupama Rhône-Alpes Auvergne. En régie, Stéphane et Melany, deux adhérents du Club de la presse s’activent pour lancer la retransmission de la soirée en live sur Facebook (à revoir ici).


Francis Thomine, le DG de Groupama inaugure la soirée avec un discours de présentation sur son entreprise qu’il veut transparente, créatrice d’emploi et humaniste.
Le jury de professionnels des médias se prépare à écouter activement les pitchs des six finalistes. Ils s’étaient déjà réunis quelques semaines plus tôt au sein du Silex de l’EM Lyon pour procéder à la sélection des finalistes. 26 dossiers avaient alors été étudiés de manière active et passionnée. Difficile de trancher face à des projets originaux et engagés.

Des pitchs de grande qualité

Carbone, la revue lyonnaise ouvre le bal. Ce magazine sur la culture des imaginaires se distingue par des illustrations soignées et une ligne éditoriale exigeante. Elle fait d’ailleurs participer des auteurs et designers de renom. Flush prend la suite. Autre média lyonnais, qui prépare le lancement d’un magazine qui ne manque pas de culot. En effet, cette revue traitera de l’actualité des toilettes. Un sujet au premier abord anodin mais dont la fondatrice Aude Lalo réussit à nous démontrer tout son intérêt et son actualité.


Les Croissants suit. Stanislas Signoud présente cette application qui livre chaque jour sur le mobile de ses abonnés une émission personnalisée selon leurs centres d’intérêt. Son équipe à Paris s’attèle à la préparation de l’édition du lendemain. Cet ancien développeur a mis sur pied un algorithme qui permet de réaliser cette sélection. Mais aussi de pousser des contenus hors des sujets de prédilection de ses abonnés. En effet la limite est pointée par l’un des jurys : le manque de contradiction et d’ouverture sur des sujets ne sont-ils pas une limite à ce média ?

Le jury reste en alerte, les questions toujours pertinentes. Dans la salle, l’auditoire apparaît captivé.

La journaliste Louise Gamichon s’installe au pupitre. Nous découvrons le média Laïcités. Une lettre d’informations envoyée chaque mois aux enseignant avec des actualités décryptées, des éclairages d’experts, des outils à utiliser en classe… Une version imprimable y est attachée. Pour elle « la laïcité et les religions sont devenus des thèmes incontournables – et épidermiques – de l’actualité. Dans un climat social crispé, il est parfois sensible pour les enseignants de les aborder sans se laisser déborder ».
Place à un autre univers avec la revue en réalité virtuelle, Targo. L’équipe parisienne réalise des tournages auprès de personnes aux histoires extraordinaires. Le lecteur se retrouve immergé dans des vies atypiques : celle de la championne du monde de chute libre, de la famille Ouvrard, tous pilotes de montgolfières... Leur modèle économique est pour le moment tiré par le studio de production.

Media’Pi vient clôturer cette séquence. Sa fondatrice Noémie Churlet, sourde, est accompagnée par une interprète bénévole de l’association lyonnaise Crils. Dans la salle, nous méconnaissons les problématiques des sourds. Rare sont les médias intégrant la langue des signes dans leur dispositif. Media’PI se positionne ainsi comme le premier média
qui donne accès à l’information grâce à une production d’articles en LSF, français classique et français facile, sous forme de textes et de vidéos sous-titrées. Les questions abondent, la curiosité des jurys et de la salle s’avère intarissable.

Délibération et surprises

Mais il est temps de passer à la délibération du jury pour élire le grand gagnant. Pendant ce temps, le co-fondateur du site d’informations les Jours, Sofian Fanen vient répondre aux questions de Laurent Burlet, administrateur du Club de la presse et co-fondateur de Rue 89 Lyon. Ce site qui a décidé de suivre ses sujets sous forme d’épisodes va recevoir le prix du Club de la presse. Chaque année ce prix est décerné à un média installé qui a réussi à valider la pertinence de son projet.

Après 40 minutes de vifs échanges entre les membres du jury, ils rejoignent l’auditorium pour révéler le nom du vainqueur.
Les lauréats cette année : le responsable partenariats Thomas Trayssac d’Orange, remet au site Les Jours, le prix du Club de la presse.
Les Croissants est le grand gagnant. Patrick Rakotondranahy, le directeur territorial Lyon Métropole d’Enedis lui remet en effet le prix Jeune Pousse. Le jury a aussi eu un prix Coup de cœur pour Media’Pi.

21h30. Place aux cocktails au sein de l’agréable patio du siège de Groupama pour prolonger les débats.

Maeva Melano, présidente du Club de la presse de Lyon.

 

Exposition : Mai 1968 et la presse lyonnaise

Photographies, tracts, journaux, articles de mai 1968 s’exposent au Club de la presse jusqu’au 15 juin. Ces documents ont tous été prêtés généreusement par Jean-François Cullafroz, témoin de cette époque en tant que jeune pigiste.

  • L’entretien de Bernard Saugey, par Jean-François Cullafroz (mai 2018)
  • Document de France 3 Rhône-Alpes, sur la grève des journaux à Lyon

Contact : 04 78 37 75 45

Rencontres : Mai 1968 et la presse lyonnaise

Le Club de la presse de Lyon, associé à l’Association des journalistes professionnels (AJP), a ouvert ses portes, ce 31 mai, aux témoins de cette époque qui, pendant trois semaines (du 21 mai au 7 juin) a vu l’arrêt des rotatives du Progrès et l’éclosion d’une presse alternative et très politique. Le Journal du Rhône est l’une d’entre elles.

Autour de la table :
– Georges Vermard, photographe de presse, qui travaillait pour l’Echo-La liberté durant ce mois de mai et auteur de la photographie illustrant le camion qui, sur le pont Lafayette, s’engagea dans une course folle aux conséquences tragiques : la mort du commissaire René Lacroix,
– Jean Leonardi qui fut de l’équipe du Journal du Rhône et
– Nathalie Garrido du progrès et qui est co-auteur de le Hors série « Il y a 50 ans, Mai 1968 – Notre région dans la Révolte », Ed. Le Progrès

Et Jean-François Cullafroz qui a animé, avec Jean-Louis Rioual les échanges. Robert Lagrange et Robert Pierron, tous deux de l’AJP ainsi que Laurent Gonon de la Voix du Rhône ont pu faire par de leur expérience.

Pour en savoir plus :

  • L’écume d’un jour, le blog de Jean-François Cullafroz.
  • L’entretien de Bernard Saugey, par Jean-François Cullafroz (mai 2018)
  • Document de France 3 Rhône-Alpes, sur la grève des journaux à Lyon

A lire :

  • « Il y a 50 ans, Mai 1968 – Notre région dans la Révolte« , Ed. Le Progrès
  • « Lyon 68 – deux décennies contestataires« , Coll., Ed. Lieux dits

100 ans du SNJ / 100 ans de la charte d’éthique

Ecrite par les journalistes ayant subits la censure durant la première guerre mondiale, la charte d’éthique a été rédigée quelques mois avant l’Armistice. Depuis un siècle, ce texte reste la référence dans le secteur de la presse, malgré quelques remaniements en 1938 et 2011. Quasiment au même moment, le Syndicat national des journalistes (SNJ) était créé dans le but de réguler la profession.
Profitant de ces deux anniversaires, le Club de la presse de Lyon a invité Vincent Lanier, Premier secrétaire général du SNJ, Alexandre Buisine, membre de la Commission déontologie du SNJ et Jean-François Cullafroz de la CFDT et qui a participé aux réflexions qui ont permis la rédaction de la loi Bloche dite loi «liberté, indépendance et pluralisme des médias». Rapidement, les échanges, critiques et inquiets, ont porté sur les dispositions du gouvernement Philippe envers les médias : Loi sur les fakenews, loi sur le secrets des affaires, etc.
Mais surtout, c’est le contexte dans lequel s’exerce le journalisme – au regard de la précarisation du secteur – qui a suscité le plus de questions : quel peut être le poids du syndicalisme dans l’accompagnement de la transformation du métier ? La question reste ouverte pour les années à venir et pour les générations qui viennent.

Aujourd’hui, la précarité touche 1/4 des journalistes encartés (CCD, pigistes ou demandeurs d’emploi). Entre 2016 et 2017, la CCIJP a enregistré une baisse de 0,6 des demandes. Un chiffre encourageant : en 2017, le nombre des premières demandes a augmenté.

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