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*Rencontre Média

Loris Guémart (Arrêt sur images)

Webinaire du mardi 26 janvier 2021
Thème : PQR/Presse nationale : je t’aime, moi non plus
Invité : Loris Guémart, journaliste à Arrêt sur images
Animation : Anthony Diao
Compte-rendu : Florian Espalieu

 

 

C’est depuis une chambre d’hôpital – où il se remettait d’un pépin de santé – que le journaliste Loris Guémart du site Arrêt sur images a ouvert le bal 2021 des webinaires proposés à ses adhérents par le Club de la presse de Lyon et sa région. Près de deux heures d’échanges autour d’une pratique et d’une approche du métier stimulantes, qui ont fait l’objet d’une prise de note spontanée de Florian Espalieu, journaliste adhérent du Club présent à cette occasion, que nous relayons ici avec son accord.

 

Loris Guémart, tu es journaliste à Arrêt sur images (ASI). Nous souhaitions t’inviter notamment parce que tu es passé par la presse locale auparavant et que tu as posté un certain nombre de threads sur Twitter à ce propos. Déjà, est-ce que tu peux te présenter ?
À la base, je suis autodidacte, je n’ai pas fait d’école de journalisme, mais des études plutôt scientifiques, et je suis un grand consommateur de médias depuis toujours.
J’ai d’abord commencé par créer un blog en ligne.
J’ai fait beaucoup d’erreurs (papiers trop longs, pas anglés, chiants). Mais ce fut aussi l’occasion d’apprendre à chercher l’info « à l’ancienne ». Et à faire de la veille.
Par la suite, j’ai été associé à un quotidien local, puis j’ai postulé pour travailler dans un hebdo local gratuit dans les Yvelines. J’ai pu grandir avec le journal qui est passé de 12 000 à 65 000 exemplaires.
J’étais en contact direct avec le patron, car il n’y avait pas vraiment de rédacteur en chef. Je suis devenu par la suite rédacteur en chef.
Ce n’était pas un journal féroce, mais il y avait quand même une vraie ambition journalistique, on pouvait faire du temps long.
Ensuite j’ai créé avec un autre journaliste un nouveau journal à la Défense. La difficulté sur ce territoire était que beaucoup de choses s’y passent, mais personne ne veut que l’on dise quoi que ce soit. Nous avons été accueillis parce que le journal est un lien social. Mais ils ne voulaient pas trop que l’on parle des problèmes. C’était donc un peu un exercice d’équilibriste : il ne fallait pas qu’on se fasse mettre dehors, mais nous avions quand même pas mal d’audience, ce qui nous donnait un peu de marge de manœuvre. Les entreprises voulaient que l’on ne donne que des infos positives, mais leurs salariés pas forcément.
Ensuite, Daniel Schneidermann, qui me suivait sur Twitter, m’a fait entrer dans le processus de recrutement d’Arrêt sur images (ASI).

Comment décrirais-tu ton travail à Arrêt sur images ?
À ASI, on fait du « décryptage sur les récits médiatiques » ou plus clairement du journalisme sur le journalisme et les médias, mais sans être spécialisés. Concrètement, pour traiter un sujet, on va toujours partir de l’éditorial, c’est à dire en se posant la question de quelle a été l’influence de tel ou tel événement sur la ligne éditoriale des médias.
Je dirais que nous pratiquons un journalisme assez agressif, dans le bon sens du terme, c’est-à-dire que si on considère qu’il y a un problème, on va le dire. Tout en gardant une rigueur journalistique.

Le fait que tu aies un certain nombre de fils de discussion ouverts sur Twitter donne l’impression que tu ne mets jamais vraiment un point final à un article, que tu continues à le suivre, même longtemps après sa publication…
Je ne supporte pas les sujets pas suivis. À ASI, on ne fait pas des séries mais je mets un point d’honneur à rajouter quelques mots si nécessaire. Et lorsqu’il s’agit de pointer des dysfonctionnements, je ne blâme pas les journalistes, mais la hiérarchie.

Tu es assez productif à ASI puisque tu as sorti plus de 150 articles en 14 mois.
Oui, on est plutôt assez efficace en volume d’articles à ASI. Il faut dire qu’on est rarement sur un terrain physique, mais il y a un gros travail de veille sur le web, notamment sur Twitter et ensuite par téléphone.
J’utilise d’ailleurs beaucoup Twitter, qui est un peu le réseau social des journalistes. Je trouve qu’il y a une dynamique vertueuse qui s’installe quand on est identifié (et identifiable) sur Twitter. Et je m’efforce de répondre systématiquement aux gens qui m’écrivent par ce biais. Dans tous les cas, je considère qu’il faut remercier les gens qui nous interpellent, leur répondre… même si ce qu’ils nous envoient n’est pas forcément utilisable. Je crois en ces petites pertes de temps qui peuvent enclencher des dynamiques vertueuses et rapporter gros sur le long terme.

Quelle influence ont eu tes expériences précédentes sur ton approche du métier aujourd’hui ?
Nous avions pris le parti d’éliminer les papiers de taille moyenne. Ils prenaient quand même pas mal de temps pour un intérêt relativement faible. En les enlevant, on pouvait dégager du temps pour se focaliser vraiment sur les vrais sujets. Donc soit nous rédigions des brèves, soit des gros papiers.
Pareil pour les déjeuners avec les communicants : on leur répondait « Non merci ». Il faut rationaliser le temps. Et affirmer ses priorités. Et ce genre de rencontres est plus une perte de temps qu’autre chose, de mon point de vue.

Tu es très critique sur les reprises d’infos entre titres de presse. C’est un problème de confraternité ?
Je n’aime pas trop ce mot de « confraternité », qui est souvent utilisé dans le mauvais sens du terme. Je parlerais plutôt de crédibilité.
En tant que journaliste, je ne vois pas l’intérêt de refaire les mêmes sujets que les autres. Il y a des dizaines de sujets passionnants qui ne sont pas faits, on rate plein de choses. Donc perdre du temps à piquer des sujets, qui plus est sans citer le collègue… Idem pour ce qui est de bâtonner les dépêches AFP.
Tout ça pose aussi la question des sources : d’où sont issues les informations ? Par exemple, si une citation vient d’un communiqué de presse, autant le dire. Sinon, en lisant le papier, je vais avoir tendance à me dire : « Mais pourquoi le journaliste a pas posé cette question ? » Bah, parce qu’en fait, la source est un communiqué de presse. Sauf que si c’est pas dit, on peut pas excuser le journaliste.
On peut être critique envers la presse anglo-saxonne mais en général elle reste assez solide sur ces fondamentaux-là. Cela dit, le New York Times est aussi assez connu pour faire aussi des reprises sans citer les journaux locaux.

L’info nationale dans les journaux locaux a-t-elle un sens ?
Honnêtement, non. Si j’achète l’info locale, c’est pas pour avoir l’info nationale. À ce moment-là, pourquoi ne pas faire comme Mediapart ? C’est-à-dire une sélection de dépêches AFP qui colle à leur ligne éditoriale. Mais sans y passer du temps, c’est un copié-collé et identifié comme tel.

Le 1er janvier, tu as publié sur Twitter une liste de tes tops mais aussi de tes flops sur l’année écoulée…
Oui, si on fait une sélection des bons articles, les « Tops », il faut aussi par souci de transparence l’accompagner aussi des « flops », les ratés. En règle générale, mieux vaut assumer ses erreurs que les cacher.

Tu fais beaucoup référence au journalisme anglo-saxon…
En France, on a des journalistes qui écrivent très bien – ce qui n’est pas mon cas, l’écriture d’un papier, c’est le pire moment pour moi. Mais les anglo-saxons restent meilleurs sur les fondamentaux : les faits comme base, la fiabilité des sources, la religion du document, l’exactitude des citations. Et surtout la structuration du récit : accroche, climax puis résolution. Avec l’alternance de paragraphes : citations, éléments de récit, éléments de contexte « chiants »… En France, on a souvent tendance à se laisser porter par une écriture très littéraire, mais sans forcément respecter ces fondamentaux.

As-tu des sujets au long cours à ASI, sur lequel tu travailles en parallèle d’autres articles que tu sortirais plus rapidement ?
Alors, à ASI, une fois qu’on se lance dans un article, en général, il sort vite.
Mais il y a aussi des sujets que j’avais déjà en tête depuis très longtemps. Une actu est souvent un motif, un prétexte pour traiter un sujet. Les journalistes sont d’ailleurs en règle générale un peu trop focalisés sur l’actu à mon sens. Le journalisme d’agenda étant un peu le paroxysme de ce type de journalisme. C’est aussi à nous de créer le sujet. Notre valeur ajoutée, elle est aussi de savoir se détacher de l’actu. Voire de la créer.

Y a-t-il des sujets qui t’intimident encore aujourd’hui, qui te font peur ?
Je ne dirais pas peur mais il existe des sujets complexes locaux, oui. Typiquement, les attaques de requins à la Réunion, un sujet sur lequel je viens de travailler. C’est un sujet de fond complexe, avec un traitement complexe, beaucoup d’interlocuteurs, avec une difficulté de faire le contradictoire de manière exhaustive. Autre exemple, la pollution dans le pays du Comté. La presse locale l’a traité mais pas en étant « agressif ». Du coup, la presse nationale l’a pas (ou peu) vu. À part Le Monde qui l’a traité, ce qui a d’ailleurs permis aux journaux locaux de revenir dessus.
Ce sont ces sujets qui sont souvent les plus intéressants au final.

Quid de l’autocensure en locale ?
Alors on pourrait parler du ton. Parce que le lectorat est large, que l’on ne veut se mettre personne à dos. Mais on va avoir alors un ton un peu mou, assez conservateur, sans prise de position forte, qui finit toujours en quelque chose que je qualifierais de centre-droit.. Là, je vais donner un contre-exemple : La Montagne qui, un jour, a décidé qu’il y en avait ras-le-bol des problèmes de trains pour accéder à leur région. Ils ont fait plusieurs Unes là-dessus, ont interpellé le président de la SNCF, ont créé l’événement autour de la venue du ministre. Peut-être qu’il y aurait des choses à dire sur La Montagne vis à vis de Michelin, mais là, sur cette question précise du train, ils se sont réellement engagés.
Après, souvent, il y aussi une peur de la part des rédactions locales d’être privées d’information par les institutions. Mais en 2021, nous n’avons pas réellement besoin des institutions. On va faire de la veille terrain, on peut avoir les documents sur Internet, ou en passant par les oppositions. Au final, ça inverse un peu le rapport de force.

Séminaire Médias | Les outils collaboratifs (Factshecking, lutte contre la désinformation, etc.)

Ce 14 septembre, en préambule du News Impact Summit qui se déroule cette année à Lyon, rencontre exceptionnelle au Club de la presse de Lyon et de sa région avec le First Draft et les rédactions de Libération, Le Monde, Les Echos, l’AFP, France TV, LCI, Courrier international, Radio France, 20 Minutes France, Rue89 Bordeaux soit une quinzaine de médias nationaux.
 
Les discussions portent sur le journalisme collaboratif et les outils que les rédactions mettront en place en matière de désinformation, de , avec en point de mire, les scrutins municipaux et métropolitains du printemps prochain.
Contact : Marie Bohner / marie@firstdraftnews.com

Rencontre | Le football féminin et l’olympique Lyonnais

Lundi 16 septembre, le Club de la Presse de Lyon a reçu les acteurs de l’essor du football féminin et lyonnais, à l’occasion d’un vernissage et d’une rencontre.

Pour échanger autour du développement de la communication et de la médiatisation du football féminin à l’aune de L’Olympique Lyonnais, Olivier Blanc et Christophe Marchadier, de la direction de la communication de l’, Delphine Cascarino et Sandrine Dusang, joueuse de l’équipe féminine de l’OL, Isabelle Bernard, présidente du club de supporter OLAngel‘Elles

« L’effet Coupe du Monde n’est pas acquis, il peut très vite s’essouffler ». Selon Olivier Blanc, l’engouement médiatique autours du football féminin est encore fragile. Pour Christophe Marchadier, le nouveau directeur de la communication de l’Olympique Lyonnais, la presse a joué son rôle. « C’est un phénomène que nous pouvons observer en Europe». C’est aussi ce que note Isabelle Bernard, fondatrice et directrice du club de supporters OL Ang’Elles. Il est encore trop tôt pour évaluer l’impact de la dernière coupe du monde sur le nombre de licenciées dans les Club mais l’association OL Ang’Elles, quant à elle enregistre une forte augmentation de ses adhérent(e)s.

Projection débat | Free Speech, de Tarquin Ramsay

Liberté d’expression : un film, un débat

Le Club de la presse de Lyon inaugurait jeudi 10 octobre un cycle de projections-débats sur les médias avec la projection, au Cinéma Opéra de Lyon, de « Free Speech – parler sans peur », documentaire (GB, Jupiter Films, 2018) de Tarquin Ramsay, et un débat avec les spectateurs en présence d’Alexandre Buisine (Syndicat national des journalistes), Mathilde Régis (Le Lanceur / Lyon Capitale) et Jacques (Trentesaux (Mediacités), animé par Christel Leca, vice-présidente du Club.

Le film propose une série de témoignages de hackers, journalistes et lanceurs d’alertes (Julian Assange, Jérémie Zimmermann, Sarah Harrison…) sur la liberté d’expression, ce qu’elle représente pour la démocratie et les atteintes qu’elle subit en occident, au travers de l’enquête au long cours (4 ans) d’un jeune journaliste britannique à la recherche d’une définition du concept. Si le documentaire reste décousu, il permet de connaître ou mieux connaître de grandes figures de l’internet libre et apôtres d’une liberté de communiquer sans entraves.

Le débat a été l’occasion d’évoquer des sujets d’actualité qui concernent notre pays : la loi sur les « fake news », votée la nuit précédente à l’Assemblée nationale, mais aussi la viralité sur le web, la loi de 1881 sur la presse, celle sur le secret des affaires. Il a permis de rappeler l’importance du travail d’enquête des journalistes, appuyés par les lanceurs d’alertes qui ont besoin de soutien, à l’image des Rencontres du Lanceur,  et d’outils de protection, à l’instar de la plateforme sécurisée lancée début octobre par Mediacités (Lanceurs d’enquêtes).
Christel Leca, vice-présidente du Club de la presse de Lyon

Têtes Chercheuses 2018 : La finale !

3e édition des Têtes Chercheuses – 19 septembre à Groupama Rhône-Alpes Auvergne (Lyon 9)
De nouvelles perspectives pour la presse multi-supports

Des reportages en réalité virtuelle, une matinale radio personnalisée, un site d’infos pour les sourds et muets… Les six finalistes du concours du Club de la presse de Lyon regorgeaient d’inventivité. Retour sur une soirée riche en contenu et en échanges.

18H40. La 3e édition du concours des Têtes Chercheuses s’ouvre. Près de 100 personnes ont pris place dans le confortable amphithéâtre du siège de Groupama Rhône-Alpes Auvergne. En régie, Stéphane et Melany, deux adhérents du Club de la presse s’activent pour lancer la retransmission de la soirée en live sur Facebook (à revoir ici).


Francis Thomine, le DG de Groupama inaugure la soirée avec un discours de présentation sur son entreprise qu’il veut transparente, créatrice d’emploi et humaniste.
Le jury de professionnels des médias se prépare à écouter activement les pitchs des six finalistes. Ils s’étaient déjà réunis quelques semaines plus tôt au sein du Silex de l’EM Lyon pour procéder à la sélection des finalistes. 26 dossiers avaient alors été étudiés de manière active et passionnée. Difficile de trancher face à des projets originaux et engagés.

Des pitchs de grande qualité

Carbone, la revue lyonnaise ouvre le bal. Ce magazine sur la culture des imaginaires se distingue par des illustrations soignées et une ligne éditoriale exigeante. Elle fait d’ailleurs participer des auteurs et designers de renom. Flush prend la suite. Autre média lyonnais, qui prépare le lancement d’un magazine qui ne manque pas de culot. En effet, cette revue traitera de l’actualité des toilettes. Un sujet au premier abord anodin mais dont la fondatrice Aude Lalo réussit à nous démontrer tout son intérêt et son actualité.


Les Croissants suit. Stanislas Signoud présente cette application qui livre chaque jour sur le mobile de ses abonnés une émission personnalisée selon leurs centres d’intérêt. Son équipe à Paris s’attèle à la préparation de l’édition du lendemain. Cet ancien développeur a mis sur pied un algorithme qui permet de réaliser cette sélection. Mais aussi de pousser des contenus hors des sujets de prédilection de ses abonnés. En effet la limite est pointée par l’un des jurys : le manque de contradiction et d’ouverture sur des sujets ne sont-ils pas une limite à ce média ?

Le jury reste en alerte, les questions toujours pertinentes. Dans la salle, l’auditoire apparaît captivé.

La journaliste Louise Gamichon s’installe au pupitre. Nous découvrons le média Laïcités. Une lettre d’informations envoyée chaque mois aux enseignant avec des actualités décryptées, des éclairages d’experts, des outils à utiliser en classe… Une version imprimable y est attachée. Pour elle « la laïcité et les religions sont devenus des thèmes incontournables – et épidermiques – de l’actualité. Dans un climat social crispé, il est parfois sensible pour les enseignants de les aborder sans se laisser déborder ».
Place à un autre univers avec la revue en réalité virtuelle, Targo. L’équipe parisienne réalise des tournages auprès de personnes aux histoires extraordinaires. Le lecteur se retrouve immergé dans des vies atypiques : celle de la championne du monde de chute libre, de la famille Ouvrard, tous pilotes de montgolfières... Leur modèle économique est pour le moment tiré par le studio de production.

Media’Pi vient clôturer cette séquence. Sa fondatrice Noémie Churlet, sourde, est accompagnée par une interprète bénévole de l’association lyonnaise Crils. Dans la salle, nous méconnaissons les problématiques des sourds. Rare sont les médias intégrant la langue des signes dans leur dispositif. Media’PI se positionne ainsi comme le premier média
qui donne accès à l’information grâce à une production d’articles en LSF, français classique et français facile, sous forme de textes et de vidéos sous-titrées. Les questions abondent, la curiosité des jurys et de la salle s’avère intarissable.

Délibération et surprises

Mais il est temps de passer à la délibération du jury pour élire le grand gagnant. Pendant ce temps, le co-fondateur du site d’informations les Jours, Sofian Fanen vient répondre aux questions de Laurent Burlet, administrateur du Club de la presse et co-fondateur de Rue 89 Lyon. Ce site qui a décidé de suivre ses sujets sous forme d’épisodes va recevoir le prix du Club de la presse. Chaque année ce prix est décerné à un média installé qui a réussi à valider la pertinence de son projet.

Après 40 minutes de vifs échanges entre les membres du jury, ils rejoignent l’auditorium pour révéler le nom du vainqueur.
Les lauréats cette année : le responsable partenariats Thomas Trayssac d’Orange, remet au site Les Jours, le prix du Club de la presse.
Les Croissants est le grand gagnant. Patrick Rakotondranahy, le directeur territorial Lyon Métropole d’Enedis lui remet en effet le prix Jeune Pousse. Le jury a aussi eu un prix Coup de cœur pour Media’Pi.

21h30. Place aux cocktails au sein de l’agréable patio du siège de Groupama pour prolonger les débats.

Maeva Melano, présidente du Club de la presse de Lyon.

 

Exposition : Mai 1968 et la presse lyonnaise

Photographies, tracts, journaux, articles de mai 1968 s’exposent au Club de la presse jusqu’au 15 juin. Ces documents ont tous été prêtés généreusement par Jean-François Cullafroz, témoin de cette époque en tant que jeune pigiste.

  • L’entretien de Bernard Saugey, par Jean-François Cullafroz (mai 2018)
  • Document de France 3 Rhône-Alpes, sur la grève des journaux à Lyon

Contact : 04 78 37 75 45

Rencontres : Mai 1968 et la presse lyonnaise

Le Club de la presse de Lyon, associé à l’Association des journalistes professionnels (AJP), a ouvert ses portes, ce 31 mai, aux témoins de cette époque qui, pendant trois semaines (du 21 mai au 7 juin) a vu l’arrêt des rotatives du Progrès et l’éclosion d’une presse alternative et très politique. Le Journal du Rhône est l’une d’entre elles.

Autour de la table :
– Georges Vermard, photographe de presse, qui travaillait pour l’Echo-La liberté durant ce mois de mai et auteur de la photographie illustrant le camion qui, sur le pont Lafayette, s’engagea dans une course folle aux conséquences tragiques : la mort du commissaire René Lacroix,
– Jean Leonardi qui fut de l’équipe du Journal du Rhône et
– Nathalie Garrido du progrès et qui est co-auteur de le Hors série « Il y a 50 ans, Mai 1968 – Notre région dans la Révolte », Ed. Le Progrès

Et Jean-François Cullafroz qui a animé, avec Jean-Louis Rioual les échanges. Robert Lagrange et Robert Pierron, tous deux de l’AJP ainsi que Laurent Gonon de la Voix du Rhône ont pu faire par de leur expérience.

Pour en savoir plus :

  • L’écume d’un jour, le blog de Jean-François Cullafroz.
  • L’entretien de Bernard Saugey, par Jean-François Cullafroz (mai 2018)
  • Document de France 3 Rhône-Alpes, sur la grève des journaux à Lyon

A lire :

  • « Il y a 50 ans, Mai 1968 – Notre région dans la Révolte« , Ed. Le Progrès
  • « Lyon 68 – deux décennies contestataires« , Coll., Ed. Lieux dits

100 ans du SNJ / 100 ans de la charte d’éthique

Afin de célébrer les 100 ans d’existence du plus grand syndicat français de journalistes, le SNJ a tenu une table ronde au Club de la presse le 26 avril 2018, pour réfléchir aux nouveaux enjeux de ce métier ainsi qu’à sa déontologie.

Revenir sur l’histoire du syndicalisme est un passage obligatoire.  Au vu de la réinvention constante du journalisme et des nouvelles formes de précarisation, Vincent Larnier, premier secrétaire général du SNJ, ainsi qu’Alexandre Buisine membre de la commission de déontologie du SNJ et Jean-François Cullafroz ont animé cette table-ronde.

Ecrite par les journalistes ayant subits la censure durant la première guerre mondiale, la charte d’éthique a été rédigée quelques mois avant l’Armistice. Depuis un siècle, ce texte reste la référence dans le secteur de la presse, malgré quelques remaniements en 1938 et 2011. Quasiment au même moment, le Syndicat national des journalistes (SNJ) était créé dans le but de réguler la profession.
Profitant de ces deux anniversaires, le Club de la presse de Lyon a invité Vincent Lanier, Premier secrétaire général du SNJ, Alexandre Buisine, membre de la Commission déontologie du SNJ et Jean-François Cullafroz de la CFDT et qui a participé aux réflexions qui ont permis la rédaction de la loi Bloche dite loi «liberté, indépendance et pluralisme des médias». Rapidement, les échanges, critiques et inquiets, ont porté sur les dispositions du gouvernement Philippe envers les médias : Loi sur les fakenews, loi sur le secrets des affaires, etc.
Mais surtout, c’est le contexte dans lequel s’exerce le journalisme – au regard de la précarisation du secteur – qui a suscité le plus de questions : quel peut être le poids du syndicalisme dans l’accompagnement de la transformation du métier ? La question reste ouverte pour les années à venir et pour les générations qui viennent.

Aujourd’hui, la précarité touche 1/4 des journalistes encartés (CCD, pigistes ou demandeurs d’emploi). Entre 2016 et 2017, la CCIJP a enregistré une baisse de 0,6 des demandes. Un chiffre encourageant : en 2017, le nombre des premières demandes a augmenté.

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