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Isaline GLEVAREC

Remue-Méninges | La déontologie, pourquoi faire ?

Christel Leca, administratrice du Club de la Presse de Lyon et membre de l’Observatoire de la Déontologie de l’Information, a investi les lieux le mardi 12 novembre 2019, afin de présenter le projet du Conseil de Déontologie Journalistique et de Médiation (CDJM) qui pourrait voir le jour le 2 décembre 2019.

L’idée d’un « conseil de presse » n’est pas nouvelle, elle flottait dans l’air depuis dix ans en France, alors que plusieurs de nos voisins l’ont adoptée depuis plusieurs décennies, notamment la Suède depuis les années 1940. C’est d’ailleurs un des arguments en faveur de la création de ce conseil. En France les chiffres de la confiance envers les médias sont au plus bas, tandis qu’en Suède, ceux-ci sont qualifiés de bons.

Depuis sept mois, des groupes de réflexion voient le jour autour de ce projet orchestré par l’ODI. Celui-ci sera tripartite, autrement dit composé de trois collèges différents : journalistes, entreprises et public.

« Il ne s’agira pas d’un conseil de l’ordre » précise Christel Leca.

Une nuance importante qui répond à une des principales craintes des désapprobateurs du projet. Il n’aura pas vocation à punir mais à déterminer certains manquements déontologiques. L’auto-régulation permettrait de renouer le lien de confiance, et ainsi sensibiliser à la déontologie dans la prise d’information.

Lunch Club | Rencontre avec Laurent Burlet, co-fondateur de Rue89 Lyon

 

Dans le cadre des Lunch Club du… Club de la presse de Lyon, Laurent Burlet co-fondateur de Rue89 Lyon est revenu sur les raisons du changement de modèle économique du pureplayer  du gratuit vers le payant.

 

« Pourquoi avoir choisi le modèle du 100% gratuit à la création de Rue89 Lyon, en 2011 ? »

On ne pouvait pas dupliquer le modèle de Médiapart puisqu’on n’avait pas suffisamment d’abonnés pour payer deux ou trois journalistes. L’avenir nous a donné raison puisque tous ceux qui ont lancé cette formule sur cette base de l’abonnement payant ont échoué. Le seul c’est Marsactu, ils ont un partenariat avec Médiapart alors que nous, à Lyon, on est arrivé dans un contexte local avec énormément de presse. On ne pouvait pas rivaliser en termes d’investigation, donc on a joué la carte de nos propres informations avec la prétention d’être généraliste, en ne s’interdisant aucun sujet. Peut-être qu’on aurait pu lancer une partie payante dès le début.

 

« Qu’est-ce qui diffère entre l’ancien modèle économique, c’est-à-dire le 100% gratuit et le modèle payant ? »

On parle d’adhésion puisqu’on avait un modèle économique basé uniquement sur la gratuité du site, qui maintenant est en parti passé en payant. Or, le modèle économique n’a pas changé tant que ça, puisque nos ressources n’étaient pas seulement les publicités : il y a des événements, des formations, de la vente de site internet de la data-visualisation. Il y avait déjà une diversification des revenus. On cherche toujours des alternatives. De plus les recettes publicitaires ont tendance à stagner voire à baisser. Avec la concurrence de Facebook, Google, les clients ont d’autres possibilités de communiquer.

L’idée du lancement d’une formule payante pour un certain nombre d’articles est aussi éditoriale. L’info a un coût. Il faut payer des journalistes, un ordinateur, des cahiers, des stylos et, parfois, quand on a l’accès gratuit à cette info on se dit que c’est à la portée de tout le monde. Alors que non : L’information a un vrai coût. L’autre aspect de notre modèle actuel : à côté des articles payants, nous avons conservé des articles en libre accès.

 

« Comment vous déterminez de mettre un article payant ? »

Nous avons des articles exclusifs, avec nos propres informations qu’on ne trouve nulle part ailleurs. Elles méritent d’être valorisées et parfois même, nous avons envie qu’elles aient une audience importante, ou au moins que les gens aient accès à tout sans limites financières.

La règle est que nos exclusivités,donc nos informations sont payantes, mais, par exemple, quand on revient sur le fait divers du colis piégé rue Victor Hugo du 24 mai 2019, on l’a vu partout dans la presse, on fait une semaine d’enquête et on ne va pas le mettre payant puisque nous l’avons vu ailleurs.

De plus, nous parlons d’une formule d’adhésion plutôt que d’une formule d’abonnement payante. En devenant membre du journal, vous avez certes accès à des articles mais vous vous engagez à soutenir l’ensemble de la démarche. Ce qui veut dire pour nous que bien que vous soyez abonnés ou adhérents, nous avons encore des publicités. D’une part elle n’est pas intrusive, c’est une publicité culturelle. Mais avant tout, nous sommes un média indépendant. Possédé par ses journalistes. Nous voulons notamment valoriser cet engagement qui se développe pas mal en ce moment avec Street Press en France ou The Guardian en Angleterre qui préfèrent le soutien à l’abonnement. Alors de fait, tous les articles sont accessibles mais après on va solliciter le lecteur, chose qu’on retrouve beaucoup dans la presse militante. Nous ne sommes pas militants, nous sommes  profondément engagés. Pour inciter les gens à payer, nous mettons un paywall c’est-à-dire que le début de l’article est gratuit, puis il faut payer pour avoir accès à la suite. On tient un double langage : donner un accès exclusif aux membres, mais aussi soutenir cette démarche de journal indépendant.

Propos recueillis par Isaline Glevarec

 

Atelier Numérique | La sociologie du web, avec Isabelle Barnel

Notre dernier atelier numérique de la saison nous a permis d’aborder la Sociologie du Web. Isabelle Barnel digital manager chez BMW, nous a éclairé points par points sur cette constellation d’outils numériques que nous utilisons dans nos usages professionnels.

Imaginiez-vous n’avoir que six intermédiaires entre vous et n’importe qui dans le monde grâce au web ? C’est en tout cas, ce que nous explique Isabelle Barnel grâce à la théorie des « six degrees » où l’intégralité de la planète se connait, de près ou de loin. C’est dans cette configuration que le cas du «selfie » a donc été mis en lumière en tant que marketing de soi. Les réseaux sociaux permettraient alors une « co-veillance« , autrement dit une surveillance mutuelle entre utilisateurs. Or, notre « identité numérique » nous appartient, il ne tient qu’à nous de la maîtriser en adaptant son contenu selon d’une part le but que nous conférons à nos profils et d’autres parts, aux moyens utilisés.

Le renouveau constant de la manière dont est diffusée l’information et l’infobésité sur les réseaux sociaux, nous force à nous intéresser à la notion d’« eternity of the second ». En effet, nous serions capables de juger une publication en une seconde et par conséquent soit de la consulter, soit de l’omettre. Ce type de consommation d’information porte un nom « le snacking content », il s’agit ici de picorer l’information, donc lire un titre ou même visionner la conclusion d’une vidéo. Le web héberge une quantité incommensurable de contenus et son utilisation est propre à chacun. La « sérenpidité », le fait de faire une découverte par hasard, reste un joyau du web participatif.

A noter : la présentation d’Isabelle barnel est disponible en accès libre pour les adhérents du club de la presse ici.
Il faut simplement vous connecter avec votre Login accompagné de votre mot de passe.

Isaline Glévarec

Rencontre presse | Vario Serant

 

Le 21 mars 2019, Vario Sérant, journaliste haïtien depuis les années 1980, a sensibilisé les adhérents aux changements climatique sur son territoire.

 

Co-fondateur d’un réseau alternatif haïtien d’information nommé Alterpresse depuis 2001, ce journaliste se penche sur des problématiques sociales et environnementales à échelle internationale. Il était présent au Club de la presse pour soutenir le projet « ChamgeClim-LHP » entrepris par l’association Lyon Haïti Partenariats, créée en 2011, qui milite pour une agriculture respectueuse de l’environnement ainsi qu’une éducation accessible et qualitative. Dans un cadre plus global, cette rencontre s’appuie sur un fond européen, qui a pour objectif d’accroître les actions ainsi que les connaissances en matière de développement durable, « Frame, Voice, Report

De surcroît, cette rencontre a permis aux participants de visualiser les enjeux  du paysage médiatique haïtien.

Club pigiste | Les enjeux des élections européennes

Le 12 mars 2019, l’agenda politique s’invite au Club afin de présenter aux pigistes les points d’information mis en place par l’Europe en vue des prochaines élections. 

Du 23 mai au 26 mai, les citoyens des différents Etats-Membres voteront. Traiter une actualité d’une échelle aussi globale lorsqu’on est journaliste local n’est pas une mince affaire. C’est pour cela que Benoît Sapin, responsable de la relation avec la presse régionale pour la commission européenne, ainsi que Cheida André, responsable des relations avec la presse en France pour le parlement européen. L’accès à l’information peut donc se faire grâce à plusieurs biais. Nous pouvons retrouver le Bureau de l’information du parlement européen non seulement dans la capitale mais aussi à Marseille ou encore à Strasbourg afin de faire connaître le rôle et les décisions de nos élus aux citoyens français. Le centre d’information Europe Direct est présent dans quarante-neuf villes françaises dont Lyon. Il met à disposition une ligne téléphonique, un site web ainsi que des centres de documentation. Toutes ces ressources sont à la disposition du citoyen mais aussi du journaliste dans ces enjeux d’une autre échelle.

Lunch Club | LYFE, le magazine féminin lyonnais

Le nouveau magazine féminin dans le paysage médiatique lyonnais, « LYFE » s’est présenté à nos adhérents le 14 février 2019. 

« Les 69èmes », magazine féminin lyonnais et son label de production de photographies et d’événementiel, fait peau neuve et devient « LYFE ».

Lisa Bron, sa fondatrice détaille son association avec le groupe Rosebud, société éditrice. Le premier numéro est paru le 3 décembre 2018. Celui-ci est destiné aux lyonnaises de 25 ans à 45 ans. Il est pensé de manière à valoriser les bonnes adresses tant au niveau gastronomie que beauté. Nous pouvons retrouver la version papier en kiosque mais aussi sur Instagram pour la version numérique.

Remue-méninges | Jean-Marie Charon « Rédactions en invention : essai sur la mutation des médias » »

Jean-Marie Charon, sociologue des médias, s’interroge sur la réinvention du journalisme dans son œuvre « Rédaction en invention : essai sur la mutation des médias» (Ed. UPPR) et nous en a fait part dans le Remue-méninges du 8 octobre 2018

Depuis de nombreuses années et de nombreux ouvrages, ce chercheur associé à la Haute Etude des Sciences Sociales observe les médias. Certaines fois, pour constituer des rapports gouvernementaux comme « Presse écrite et numérique : l’invention d’un nouvel écosystème » commandé par le ministère de la Culture. Ici, les problématiques convergent autours des pures-players et des quotidiens en France mais aussi dans quelques pays européens.

Club Pigiste | Rencontre avec le CLEMI pour l’éducation aux médias

Le CLEMI a sollicité les journalistes présents au Club Pigiste du 13 septembre 2018 pour s’investir d’avantage dans l’éducation aux médias.

Le Centre pour l’éducation aux médias et à l’information propose sa nouvelle offre. Invitant les pigistes à investir les écoles, les collèges ainsi que les lycées pour former les élèves à reconnaître les fake news, à confronter et à varier les sources. Edwige Jamin, coordinatrice CLEMI a présenté la priorité dans la lutte contre la désinformation.

Depuis trente ans, le Clemi (Centre pour l’éducation aux médias et à l’information) tisse un lien entre le monde enseignant, les élèves et les professionnels des médias, avec un temps fort dans l’année : la Semaine de la presse et des médias à l’école au mois de mars. Le Clemi organise également dans l’académie lyonnaise le concours Médiatiks  pour valoriser les travaux des lycéens sans oublier Wikiconcours, Arte reportage qui complètent les appels à projets de l’Education nationale dans ce domaine.

En mettant à disposition de nombreux outils documentaires, la mission du Clemi est d’accompagner les élèves (mais aussi les professeurs et des parents) face à l’ensemble des canaux d’information auxquels sont soumis les jeunes, avec un objectif : développer leur esprit critique. Un enjeu de société comme l’a souligné la ministre de la culture Françoise Nyssen à Tours en mars dernier lors des Assises internationales du Journalisme.
Complostisme, défiance vis à vis du travail journalistique, difficulté de discerner les sources d’information crédibles, etc. autant de sujets que prennent à bras le corps les professionnels de l’information mais aussi les enseignants (souvent démunis). C’est pour cette raison et dans un cadre de prévention que le Club de la presse de Lyon s’associe au Clemi pour fédérer les compétences de ses membres et les besoins des enseignants.

Contactez le Club sur les dispositifs que nous mettrons en place dans les mois à venir sur la question de l’éducation au média.

Lunch Club | Ma Santé Auvergne-Rhône-Alpes, le nouveau magazine de santé régionale

Le choix s’agrandit dans la presse spécialisée avec le magazine « Ma Santé Auvergne Rhône-Alpes », présent le 17 janvier 2018 au Club de la Presse, avec Pascal Auclair.

Après le site RA-santé, Pascal Auclair,  s’occupe du nouveau trimestriel « Ma Santé Auvergne Rhone-Alpes ». Paru la première fois le 18 avril 2018. Il portera notamment sur la santé et le bien-être, son originalité se trouve dans sa localité, il est en effet régional. Il sera disponible dans 4000 points de vente, dont des pharmacies ou encore dans des centres médicaux. Les articles seront courts sur la version print, il faudra alors se rediriger sur le site précédemment énoncé ou encore sur les réseaux sociaux, pour trouver des compléments. Ce nouveau venu, se finance avec différents partenariats ainsi qu’avec de la publicité puisque celui est gratuit.

Rencontre presse | Dédicace d’Hervé Guesquière

A l’occasion de la sortie du livre « La blessure : Sarajevo la vie après la guerre », Hervé Ghesquière, grand reporter de France 2, a dédicacé son ouvrage au Club de la Presse le 24 juin 2018.

Le grand reporter de renom Hervé Ghesquière, s’était promis lors de sa captivité en Afghanistan, de revenir sur le terrain de son premier reportage, l’Ex-Yougoslavie et plus précisément la Bosnie-Herzégovine. Afin de dresser le portrait de son évolution. Sur un trajet de 9000 kilomètres, l’auteur décrit ce territoire qu’il juge fracturé.

Atelier numérique | Périscope

Le 2 février 2016 a eu lieu un atelier numérique présenté par Isabelle Barnel portant sur la plateforme de streaming Periscope au Club de la Presse.

Créée en 2013 et achetée par Twitter en 2015, cette plateforme de streaming permet de visionner des images pendant 24h. Elle est disponible sur Android et IOS. Les utilisateurs peuvent interagir avec les images qu’ils visionnent. Or, toutes ces images ne sont pas disponibles pour tous puisque celles-ci peuvent être publiques ou privées.

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