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Jean-Louis Rioual

Club pigiste | La réforme de l’assurance chômage

Le 1er novembre 2019, la réforme de l’assurance chômage est entrée en vigueur suscitant l’inquiétude des travailleurs précaires, et des journalistes pigistes en particulier. Lors du Club pigiste du 3 décembre, Muriel Cussat-Lévy, en charge du service gestion des droits de Pôle Emploi Auvergne-Rhône-Alpes et Emmanuelle Roigt, chargée de mission Médias et Réseaux sociaux à Pôle Emploi sont venus présenter le périmètre de la réforme.

L’objectif de la réforme de l’assurance chômage (votée le 26 juillet dernier), est, selon le gouvernement, de limiter les contrats courts. Et donc, par définition, les pigistes sont ainsi dans l’œil du cyclone.

Fondamentalement, l’annexe 1 au règlement général annexée à la convention du 14 mai 2014 relative à l’indemnisation du chômage reste inchangée. C’est aussi le cas de certaines mentions dans l’Attestation Employeur (document toujours nécessaire pour l’ouverture de droits) comme « fin de pige », « fin de collaboration » ou encore « fin de missions » qui ne sont toujours pas admises par Pôle Emploi. Rappelons que l’employeur est dans l’obligation d’envoyer cette Attestation Employeur. Autre point : les droits d’auteurs sont cumulables à l’Aide Retour Emploi (ARE).

En revanche, ce qui change est le rechargement des droits. Depuis le 1er novembre, il faut avoir travaillé six mois pour bénéficier de l’indemnité (au lieu quatre mois – soit quatre fiches de paie – sur une période de 24 mois, précédemment). Une situation qui fragilise d’autant plus les journalistes pigistes.

Le calcul du salaire journalier de Référence fait aussi peau neuve. Initialement, les mois travaillés (même discontinus) étaient divisés par leur nombre. A partir de maintenant, les mois travaillés seront divisés par l’intégralité des mois de la période, allant donc du premier jour du premier contrat au dernier jour du dernier contrat. Effet mécanique : le SJR baissera d’autant plus pour les journalistes rémunérés à la pige, donc à la tâche, cumulant les petits contrats.

Atelier Numérique | Le cyberharcèlement.

Le jeudi 21 novembre, deux jours après son procès, la journaliste Julie Hainaut est venue au Club témoigner à propos du cyber-harcèlement dont elle a été victime en 2017 par un groupuscule d’extrême droite.

« La première plantation ou l’art de se planter » est l’article que Julie Hainaut a publié pour Le Petit Bulletin, un hebdomadaire culturel lyonnais, à propos d’un bar à cocktail. La journaliste, outre son analyse de l’établissement, rapporte des propos à caractère racistes et faisant l’éloge de la colonisation, tenus par les deux gérants du bar lors de l’entretien. Publié le 12 septembre 2017 puis relayé sur les réseaux sociaux, les internautes s’emparent de cet article.
D’abord, les personnes indignées par les propos des tenanciers. Puis, et c’est ainsi que son calvaire commence, un article provenant d’un site néo-nazi, « démocratie participative », est rédigé en l’insultant de « pute à nègre féministe », avec des images d’Hitler et Goebbels ou encore des photos volées d’elle en compagnie d’un créateur homosexuel. Ayant pour fondateur une figure notoire de l’ultranationalisme, Boris Le Lay. Etant exilé au Japon, il est hors de portée judiciairement. Malgré les plusieurs mandats de recherche ainsi qu’une fiche S.  Aucune demande d’extradition ou de condamnation n’ont été demandés par les autorités françaises, seule la suppression du site, qui d’ailleurs ne cesse de changer de nom de domaine pour continuer d’exister. Après deux ans de combat et 5 plaintes déposées, le procès opposait Julie Hainaut à un homme ayant partagé via les réseaux sociaux l’article provenant du site néo-nazi. L’accusé risque jusqu’à un an d’emprisonnement. Le verdict tombera le 17 décembre.

 « Les médias lyonnais ne m’ont presque pas donné la parole… »

Seul « Libération » lui a directement proposé une tribune pour s’exprimer une semaine après la parution de son article dans le Petit Bulletin, autrement dit le 20 septembre 2017.  Elle attendait donc plus de soutien de la part de ses confrères et de ses consoeurs, d’autant plus à un niveau local où seul   Rue 89 Lyon lui a accordé un entretien au mois d’avril 2018. La solitude est véritablement présente, c’est ce que veulent ses détracteurs. Ces derniers attaquent collectivement face à une victime isolée. Ce qui est d’autant plus étonnant dans une ville comme la nôtre, foyer fertile du néo-nazisme, que les journalistes ne se soient pas mobilisés plus que ça, puisque certains d’entre eux ont, malheureusement, déjà connu une quelconque forme d’harcèlement venant de ces groupuscules.

« Le silence de la justice, de l’état et des journalistes est aussi impactant que le cyberharcèlement »

Le combat judiciaire de Julie Hainaut a permis de placer la problématique du cyberharcèlement au cœur du débat public. Nous sommes au début de la considération réelle de ce délit. Que ce soit de la désinformation ou encore un manque de sensibilisation, les victimes de cyberharcèlement doivent être prises au sérieux. Le mot cyberharcèlement reste compliqué à employer, on lui préfèrera « injures racistes et sexistes » alors que, comme le titre de la tribune, « les mots ont un sens.»  Julie Hainaut n’a d’ailleurs pas été entendu par le magistrat en charge de son dossier. C’est « une menace qui n’est pas palpable, mais qui revient sans cesse » pour la journaliste. Ce ne sont pas que des mots inscrits sur nos écrans, ces menaces peuvent devenir physiques. Néanmoins, sa manière de travailler à quelque peu changer « Il y a eu un impact sur ma vie professionnelle, notamment avec les réseaux sociaux qui sont un outil capital, pour nous journalistes. Je ne partage certains contenus que sur Instagram où je peux savoir qui l’a visionné. »

À la suite de la publication de la tribune dans « Libération », des victimes de cyberharcèlement sont venues trouver Julie Hainaut afin de lui demander des solutions. Selon la CNIL, il est possible de faire valoir notre droit à l’effacement, autrement dit de demander la suppression des informations auprès de chaque site et/ou réseau social. « Le déréférencement n’est qu’un pansement » d’après la journaliste. Cela permet certes de ne plus figurer sur le web mais ça ne va pas au bout des choses.

Isaline Glévarec

Séminaire Médias | Les outils collaboratifs (Factshecking, lutte contre la désinformation, etc.)

Ce 14 septembre, en préambule du News Impact Summit qui se déroule cette année à Lyon, rencontre exceptionnelle au Club de la presse de Lyon et de sa région avec le First Draft et les rédactions de Libération, Le Monde, Les Echos, l’AFP, France TV, LCI, Courrier international, Radio France, 20 Minutes France, Rue89 Bordeaux soit une quinzaine de médias nationaux.
 
Les discussions portent sur le journalisme collaboratif et les outils que les rédactions mettront en place en matière de désinformation, de , avec en point de mire, les scrutins municipaux et métropolitains du printemps prochain.
Contact : Marie Bohner / marie@firstdraftnews.com

Entreprises amies | Visite de l’exposition Yves-Saint-Laurent (Musée des Tissus)

Le 8 novembre 2019, les directions de la communication des entreprises partenaires du Club de la presse de Lyon ont été invitées aux Musée des Tissus, à une visite en avant première de l’exposition Yves-Saint-Laurent, « Les coulisses de la haute couture à Lyon« .

Avant l’inauguration prévue quelques heures plus tard, elles ont pu admirer le travail des ateliers lyonnais qui de 1962 à 2020, participaient à produire le matériaux qui ont mis en lumière l’oeuvre du couturier.

Déjeuner presse | François-Noël Buffet, candidat LR (Elections Métropolitaines)

Ce vendredi 18 octobre, le Club de la presse de Lyon invitait les journalistes lyonnais à questionner François-Noël Buffet, candidat les Républicains aux futures élections métropolitaines.

Au programme de ce déjeuner presse : les politiques de déplacement et de mobilité urbaine, la métropole multipolaire, le développement économique et social, le logement et l’habitat.

Cette rencontre inaugure les prochains rendez-vous que le Club consacrera cette saison au scrutin métropolitain.

Entreprises Amies | Xavier Antoyé & Patrick Maugé, Le Progrès

Pour ouvrir la saison des petits dèj’ Entreprises amies, le Club de la presse a invité le 4 octobre, Xavier Antoyé, rédacteur en chef du Progrès et Patrick Maugé, directeur du Progrès Evènements.
Les directions de la communication des entreprises partenaires ont pu échanger sur la stratégie éditoriale mais aussi sur l’évolution de la marque « Le Progrès » (premier groupe de presse français).

Rencontre | Le football féminin et l’olympique Lyonnais

Lundi 16 septembre, le Club de la Presse de Lyon a reçu les acteurs de l’essor du football féminin et lyonnais, à l’occasion d’un vernissage et d’une rencontre.

Pour échanger autour du développement de la communication et de la médiatisation du football féminin à l’aune de L’Olympique Lyonnais, Olivier Blanc et Christophe Marchadier, de la direction de la communication de l’, Delphine Cascarino et Sandrine Dusang, joueuse de l’équipe féminine de l’OL, Isabelle Bernard, présidente du club de supporter OLAngel‘Elles

« L’effet Coupe du Monde n’est pas acquis, il peut très vite s’essouffler ». Selon Olivier Blanc, l’engouement médiatique autours du football féminin est encore fragile. Pour Christophe Marchadier, le nouveau directeur de la communication de l’Olympique Lyonnais, la presse a joué son rôle. « C’est un phénomène que nous pouvons observer en Europe». C’est aussi ce que note Isabelle Bernard, fondatrice et directrice du club de supporters OL Ang’Elles. Il est encore trop tôt pour évaluer l’impact de la dernière coupe du monde sur le nombre de licenciées dans les Club mais l’association OL Ang’Elles, quant à elle enregistre une forte augmentation de ses adhérent(e)s.

Club Pigiste | Ras la plume, collectif pigiste

Mardi 10 septembre 2019, le collectif Ras la Plume représenté par Daphné Gastaldi est venue au Club de de la presse de Lyon présenter les questions relatives aux droits des journalistes pigistes.

 

Pour le premier Club Pigiste de la saison, Daphné Gastaldi dresse le portait les conditions de travail des journalistes pigistes.

« Ce mouvement est la conséquence d’un ras le bol, […] Nous sommes un complément et nous voulons être plus réactif. » C’est ainsi que Daphné Gastaldi, membre du bureau du collectif, définit Ras la Plume. Leur forte présence sur les réseaux sociaux permet de récolter toutes sortes de témoignages afin d’affiner les revendications. Nous vous invitons d’ailleurs à remplir le questionnaire ( à consulter ici) qui tente d’établir un état des lieux des conditions de travail des pigistes.

Malgré la tribune publiée dans Libération le 5 février, les requêtes des différents collectifs restent encore de mises. Etre payé, notamment au moment du rendu du travail ou encore de revaloriser le tarif de la pige, sont les principales.

La première interrogation des participants portait sur le statut des pigistes, celui d’auto-entrepreneur que certains médias exigent. La loi Cressard a été évoquée de nombreuses fois concernant l’obligation de paiement, et cela même si la commande n’a pas été publiée. Le temps passé sur le terrain n’est pas valorisé, c’est ce que déplore Daphné Gastaldi. Les droits d’auteurs concernant les photojournalistes, les frais de déplacement ainsi que la protection sociale sont des préoccupations au cœur du métier des journalistes pigistes. Les solutions se construisent petit à petit avec l’aide de collectifs comme Ras la Plume ou encore We Report, mais aussi avec les 48 heures de la pige.

Isaline Glévarec

Le nouveau Bureau du Club

CONSEIL D’ADMINISTRATION (Saison 2019-2020)

Le Club a un nouveau bureau ! 

Mathieu Ozanam (rédacteur en chef d’Intermédia) a été élu pour un an par le conseil d’administration du 2 juillet, pour présider le Club.
Il sera entouré du nouveau bureau composé de  :

– Sophie Esposito, présidente adjointe (AEF info)
– Jérôme Jarny, trésorier (BFM Lyon)
– Fabien Collini, trésorier adjoint (Petit homme prod’)
– Anthony Diao, secrétaire (L’Esprit du judo)
– Zoé Favre d’Anne, secrétaire adjointe (Le Progrès) (non présente sur la photo)

 

Mathieu Ozanam, président du Club 

Mathieu Ozanam rédacteur en chef d’Intermédia a été élu président, le mardi 2 juillet, du Club de la Presse pour une durée de 1 an.

Quel est votre parcours en tant que journaliste ?

MO : J’ai commencé le journalisme en 2000 pour Doctissimo. Lorsque Internet a explosé, certaines rédactions, dont la mienne, ont préféré se passer de journalistes. Je suis devenu journaliste pigiste pour la presse professionnelle pharmaceutique, puis plus tard, à Saint-Étienne, dans la presse économique régionale pour les « petites affiches de la Loire.» En 2010, j’ai été rédacteur en chef de l’Essor de la Loire, du Rhône et de l’Isère. Je suis rédacteur en chef d’Intermédia depuis mars 2017.

Dans quelle direction allez-vous mener le club ?

MO : Le club de la presse sert à fédérer une communauté. Grâce à plusieurs facteurs comme une mise en relation. De plus en plus de journalistes sont indépendants,ils gèrent seuls leurs travaux et ont parfois envie de rencontrer leurs confrères et consœurs dans un lieu convivial. Le club de la presse n’est pas un syndicat mais c’est un support à ces professionnels. Nous organisons des formations, des ateliers autours de sujets d’actualité.

Nous allons d’abord nous concentrer sur les travaux établis par les deux précédentes présidentes : Christel Leca et Maeva Melano. Autrement dit sur l’éducation aux médias puisque cela nous semble primordial actuellement d’autant plus que nous avons une belle dynamique de travail. De plus, le Club accueil dans son bureau des médias qui n’étaient pas représentés jusqu’à présent c’est-à-dire l’AFP, Euronews et BMFTV Lyon.

Propos recueillis par Isaline Glévarec

Le Club de la presse de Lyon au FIL de Nantes

Le Club de la presse de Lyon était présent (et partenaire) au Festival de l’Information locale (FIL) de Nantes. Organisé sur deux jours (27 et 28 juin), le FIL a été l’occasion de mettre en lumière le dynamisme des médias locaux en France, et notamment dans notre région. En quelques chiffres, cette première édition c’est :

350 festivaliers
80 intervenants
30 partenaires

et une bourse émergence attribuée à la Revue Far Ouest, média finaliste des Têtes Chercheuses du Club de la presse en 2016.

 

Interview de Julien Kostrèche, directeur du Ouest Médialab et organisateur du FIL à écouter ici.

Itv par Stéphane Rabut.

Conférence de presse | Le Pure player Lyon-Entreprise refonde son site


Le Pure player Lyon-Entreprise refonde son site

Lyon-Entreprise, annuaire historique et média économique a présenté son nouveau site web lors d’une conférence de presse, le 27 juin dernier.

Est-ce que vous pourriez vous présenter ainsi que Lyon-Entreprises ?

Je suis Dominique Largeron, je suis dans la presse économique dans la région Auvergne-Rhône-alpes depuis 30 ans. Je suis passé par Le Progrès, les Petites Affiches Lyonnaises, la Tribune de l’Isère, avant de basculer du papier au web.
Depuis 10 ans, je suis rédacteur en chef de Lyon-Entreprises. C’est d’ailleurs l’un des ancêtres de la presse web à Lyon car ce site fonctionne depuis 18 ans, ce qui est énorme compte-tenu de l’âge du web.
Au départ, c’était l’idée de son créateur, Michel Prudhomme. Il souhaitait créer un annuaire des entreprises de la métropole lyonnaise et de la région. Lorsque que j’ai commencé, je me suis dit que ce serait pertinent d’ajouter un contenu éditorial économique, cela a très bien fonctionné jusqu’au moment où le créateur a pris sa retraite et revendu Lyon-Entreprises à une web agency : Pilot’in. Ils ont racheté le site il y a deux ans, avec une vraie volonté de développement. Ils ont aussi  investi des sommes importantes pour configurer et mettre aux normes le site de Lyon-Entreprises car l’énorme problème que nous rencontrions était le manque de lisibilité sur smartphone.

Vous pourriez nous expliquer le modèle économique ?

Il est original. Il y a 10 ans quand nous avons lancé la newsletter, nous étions la seule newsletter économique sur la métropole, depuis il y en a eu beaucoup. Notre modèle économique de base ne repose pas sur la publicité, même si il y en a. C’est une proposition à une centaine d’entreprise que nous avons surnommé les « VIP », de multiplier leur visibilité, c’est à dire que nous leur proposons une dizaine de possibilités,ils peuvent choisir du référencement, du publireportage, de la vidéo, etc.
Dans la seconde partie de la newsletter, nous retrouvons de l’information payante et non-indépendante sachant que la partie supérieure, est elle, complètement indépendante. La plupart des autres sites économiques fonctionnent sur l’abonnement. Ce qui n’était pas une alternative pour nous, puisque la grande force de Lyon-Entreprises c’est son lectorat. Celui-ci s’appuie sur un annuaire, soit une banque de données qui s’est développée pendant 16 ans. Nous ne pouvions pas prendre le risque de perdre nos lecteurs.

Nous touchons tous les domaines de l’économie : la santé, le sport, donc notre positionnement ne permettrait pas de vivre avec les abonnements.

Comment maintenir une véritable frontière entre Pilotin (agence de communication ayant acheté Lyon-Entreprises) et vos travaux éditoriaux ?

Dès le début, nous nous sommes mis d’accords avec les actionnaires, c’est-à-dire que d’un côté il y a l’information éditoriale et de l’autre côté il y a l’information des entreprises payantes. Le site de Lyon-entreprises fonctionne sur sa crédibilité, donc si effectivement on passait des publireportages dans la rubrique éditoriale indépendante, le lecteur le verrait tout de suite. Ce n’est pas ma vision du journalisme. De plus, économiquement ce ne serait pas viable.

Propos recueillis par Isaline Glévarec 

Assemblée générale 2019 | Une nouvelle équipe à la tête du Club !

L’assemblée générale ordinaire du Club s’est réunie ce jeudi 20 juin. Elle a élu quatre nouveaux administrateurs :

  • Alexandre Grosbois (AFP)
  • Jérôme Jerny (BFM Lyon)
  • Jacqueline Roz-Maurette (indépendante)
  • Escarlata Sanchez (Euronews)

Ils rejoignent : Laurent Burlet (Rue89 Lyon), Fabien Collini (Petit Homme), Anthony Diao (L’Esprit du Judo), Sophie Esposito (AEF), Zoé Favre d’Anne (Le Progrès), Christel Leca (indépendante), Mathieu Ozanam (Intermédia), Agnès Chappelet (EDF) et Laurence Ehrmann (Vinci construction).

Cette soirée a été rythmée par la présentation du magazine Flush par Aude Lalo, finaliste de la dernière édition des Têtes Chercheuses, qui sort son troisième numéro et d’une dégustation de vins des coteaux de Tain l’Hermitage orchestrée par David Quillin, sommelier des Caves de Tain.

L’assemblée générale a été l’occasion de souligner les activités du Club durant l’année écoulée 

Lunch Club | Tout Va Bien, le magazine de Solution lyonnais

Trois ans après sa création : Tout Va Bien  pour le magazine de solution lyonnaise

Laurianne Ploix, fondatrice de l’association Tout Va Bien ! et directrice du mensuel est venu au club fêter les trois ans de son aventure dans le journalisme d’impact.

Pourriez-vous décrire votre parcours ?

J’ai commencé le journalisme à 17 ans au Dauphiné Libéré en tant que correspondante de presse puis  j’ai été pigiste pour Alternatives économiques. J’ai évolué dans la PQR, notamment dans les rubriques sociales, puis dans la presse de solutions. Je me suis rendue compte qu’il y avait énormément de personnes qui entamaient de belles initiatives. Il suffisait de prendre un nouveau prisme, un prisme positif.

J’ai choisi Lyon car c’est une ville très inspirante notamment en ce qui concerne le milieu associatif. De plus c’est un mélange d’innovation-tradition, avec une histoire du journalisme. Dans Tout Va Bien nous ne sommes pas naïfs, nous savons que le monde n’est pas parfait mais nous tentons de trouver des solutions pour que la société progresse. Il y a des gens qui ont besoin qu’on parle d’eux, et nous, nous avons besoin de savoir qu’ils existent. Ce qui permet de changer les héros médiatiques, nous ne parlerons pas du dernier fait divers sordide.

Quand j’ai commencé Tout Va Bien, j’avais besoin d’un nouveau regard, or je ne suis pas du tout en opposition avec les médias qui dénoncent.

Nous avons besoin d’un pluralisme dans la presse. J’avais l’impression qu’on tournait en rond, pas toujours, pas tout le temps, pas dans tous les médias, il ne faut pas généraliser. En fin de compte, je suis dans la complémentarité de ces médias, ils nous disent que ça ne va pas, nous disons comment ça pourrait aller. Des études en sociologie politique réalisées en 2010 par l’université de Cambridge, s’interrogent sur le lien entre les médias dits « sensationnalistes » et le pouvoir autoritaire. Elles soulignent que plus les mauvais côtés du monde sont exhibés dans la presse, plus les citoyens vont se sentir impuissants donc ils vont s’en remettre à un  « sauveur » qui réglera tous les problèmes. Ce qui conduit parfois à mettre en place un pouvoir autoritaire. En tant que journaliste je me sens donc responsable.

Quelles sont les particularités de Tout Va Bien ?

Notre particularité est éditoriale, certains journaux réalisent des rubriques de solutions, nous , nous sommes un journal entièrement de solutions. De plus, nous sommes attachés à notre territoire mais nous n’hésitons pas à l’élargir notamment dans le cadre des Hors-séries. Nous sommes participatifs. Tous nos adhérents peuvent écrire dans nos pages puisque nous considérons que tout le monde peut et est vecteur d’information, tout le monde est responsable. Ils reçoivent une formation en deux parties : la première est axée sur l’écriture et la déontologie journalistique, la seconde est sur la vérification des sources et les infographies.

Quels moyens avez-vous trouvé pour financer votre association mais surtout le mensuel qui en découle ?

Au début, nous avions l’ambition d’être financés uniquement par nos adhérents et nos abonnés. Que ce soit via le web ou le papier. Nous mettons aussi à disposition des ventes à l’unité dans une petite dizaine des dépôts de vente, qui sont issus de l’économie sociale et solidaire mais aussi indépendants. Ce sont des personnes qui soutiennent le projet de la presse associative, locale, citoyenne et sans publicité. Or, le financement est ce qui diffère entre les numéros mensuels et les hors-séries, ces derniers sont gratuits et par conséquent en partenariat avec des institutions publiques. Ce qui nous permet de prendre le temps de réaliser des reportages à l’étranger. Nous aimerions appliquer le modèle du hors-série sur nos numéros mensuels, en d’autre terme, nous souhaiterions que nos publications soient gratuites, mais l’information qualitative a un coût, je suis la seule salariée à plein temps. Notre modèle économique n’est certes pas stable, puisque nous dépendons du nombres d’adhérents et d’abonnés chaque mois, mais le modèle du hors-série, donc le partenariat n’est pas compatible avec le modèle du Tout Va Bien mensuel puisque nous voulions qu’il soit véritablement géré par nos adhérents, nous ne dépendons pas des publicités. Nous voulons vraiment garder une démarche éthique.

Quels sont vos projets ?

Pour l’instant nous n’avons que des projets à court terme. Notamment concernant les hors-séries avec les reportages mais aussi sur nos actions socio-culturelles comme le « décrypte info » ou encore les ateliers « crée ton journal ».

Concernant les numéros extraordinaires nous mettons en place des thématiques annuelles, dernièrement elle portait sur le rapport entre les migrations et la culture qui était finalement très anglée sur les pays du nord. Pour la prochaine, nous pensions donner la parole aux pays du sud en anglant cette fois-ci sur la place des femmes dans la société en général mais surtout dans les migrations. Nous allons donc travailler avec des journalistes du Niger ou encore d’Ethiopie, mais aussi avec des associations lyonnaises notamment « Femmes d’ici et d’ailleurs »

Est-ce que d’autres villes françaises pourraient accueillir une antenne Tout Va Bien ?

A long terme pourquoi pas. Ce n’est malheureusement pas à l’ordre du jour. Disons que nous préférons très largement stabiliser le modèle économique de notre antenne lyonnaise. Pour s’exporter, il nous faudrait un budget d’une autre échelle car pour se faire nous avons besoin de personnel et nous ne voulons pas les sous-payer.

Propos recueillis par Isaline Glévarec

Remue Méninges | Démystifier l’intelligence articielle, avec J. Jubelin (Umanao)

Mardi 11 juin, Jérôme Jubelin fondateur d’Umanao nous a présenté une fiction immersive et ludique, interrogeant les futures relations entre le journalisme et l’intelligence artificielle dans le cadre du dernier Remue-Méninges de la saison.

A peine les participants installés que les termes doivent se définir, notamment le principal, l’Intelligence Artificielle (ou IA). Au vu de sa densité, nous pouvons l’associer à de nombreuses notions comme algorithme ou encore Big data. Face à ces nouveaux outils technologiques, le métier de journaliste évolue à l’instar de celui du copiste avec l’avènement de l’imprimerie.

Pour appréhender ces enjeux, Umanao a conçu cet atelier avec la coopération de deux robots journalistes intégrés dans une fiction diffusée dans la salle.

Ceux-ci ont alors demandé aux participants de former trois groupes afin de réaliser un jeu abordant les thèmes de l’acculturation au numérique, les utilisations possibles de l’IA par les journalistes, le poids du modèle économique sur la capacité des médias à se réinventer ou non, la notion de média à l’heure de l’infobésité et ce qu’est l’information à l’heure de l’émotionnel et du journalisme d’opinion. Pendant une heure, les participants à l’atelier se sont projetés comme journaliste dans cet environnement en forte transformation.

Les réponses ne se sont pas fait attendre, allant de la plus positive à la plus négative. Pour certains l’utilisation d’une intelligence artificielle permettrait de développer ses sources, une meilleure répartition des tâches, une présélection d’information selon des critères définis au préalable, mais aussi faire éclater les bulles de filtres des réseaux sociaux. Or, pour d’autres cela signifierait une perte de conscience voire d’éthique ou encore une précarisation du métier due à la robotisation.

L’objectif était d’engager la réflexion et le débat pour faire travailler la flexibilité cognitive et l’ouverture, sachant que, comme l’a rappelé en conclusion Jérôme Jubelin, cet exercice concourt à activer la mémoire du futur, mécanisme à l’œuvre dans notre cerveau, qui nous aide à nous adapter et à construire notre avenir.

 

 

 

 

 

Remue-Méninges | Chercher et enquêter avec Internet, avec Olivier Bot

REMUE-MENINGES //
Chercher et enquêter avec Internet, mardi 28 mai

Lors du Remue-Méninges de ce 28 mai au Club de la presse de Lyon et de sa région , Olivier Bot rédacteur en chef, chargé de projet Web de la Tribune de Genève et enseignant en journalisme, nous a présenté ses solutions pour « Chercher et enquêter avec Internet » (Éd. PUG) à l’occasion de la sortie de son ouvrage éponyme.

« Une information prise sur internet se recoupe dans le monde réel », affirme Olivier Bot pour souligner que le net n’est qu’un outil. Comment s’en servir est le cœur du problème. Savons-nous déchiffrer une URL ? Savons-nous utiliser les moteurs de recherches ? Pouvons-nous savoir qui est derrière un site internet ? etc.

Lors d’échanges, l’auteur nous a invité à sortir des sentiers battus, mais surtout des bulles de filtre, en nous parlant du web profond ou invisible (Darknet), qui regorge de bases de données et de documents. Enfin, face à ce flux qui nous empêche souvent de déceler la bonne source, l’ouvrage d’Olivier Bot est une véritable ressource, qu’il est nécessaire de mettre à jour régulièrement.

Têtes chercheuses | Médiacités, deux ans après

Médiacités à Lyon : deux ans d’investigation locale

A l’occasion des deux ans de l’édition lyonnaise de Médiacités, Nicolas Barriquand, son rédacteur en chef retrace le parcours du pure player d’investigation locale indépendant (la société éditrice du journal est contrôlée par ses fondateurs et nous n’avons pas de publicités), présent également à Lille, Toulouse, Nantes.

Quel est la singularité de votre modèle économique ?

Notre modèle économique c’est l’abonnement tout simplement. C’est le modèle qui nous paraissait le plus logique : vivre de l’information qu’on délivre nous paraît plus sain que l’espace publicitaire, ou de rallonges budgétaires. Notre modèle n’est pas spécifique, nous vendons juste l’information. Notre principal défi est de faire comprendre à nos lecteurs que l’abonnement est essentiel pour la pérennité de Médiacités. C’est un défi parce que depuis 15-20 ans nous nous sommes habitués à la gratuité, d’une part à cause d’internet, et d’autre part à cause des gratuits qui étaient distribués à la sortie du métro, basés sur un modèle ultra-publicitaire. Tous ces éléments ont fait rentrer dans la tête de la population qu’elles n’avaient plus besoin de payer pour avoir de l’information.

Ce n’est pas une évidence. Or, nous voyons que ça évolue, les gens sont prêts à payer pour échapper à la publicité en s’abonnant à des plateformes de streaming. De la même manière, il y a de plus en plus d’internautes qui ont compris qu’il fallait payer pour avoir une information de qualité. Nous pouvons le constater avec le nombre d’abonnements numériques en très nette hausse sur Le Monde.fr, mais aussi dans la réussite de Médiapart qui, aujourd’hui, compte 150 000 abonnés. Nous nous inscrivons donc dans ce changement d’usage, de cette prise de conscience de la part des citoyens qui choisissent de payer pour avoir des informations de qualités et indépendantes.

Comment s’est fait le choix des villes où vous vous êtes installé ?

Notre projet était de s’implanter dans de grandes métropoles en France en dehors de Paris, puisque nous sommes partis du constat que la presse était très parisienne. De plus, de nombreux sujets d’intérêt local passaient sous les radars de la presse nationale. Nous avons donc étudiés la situation dans toutes les grandes agglomérations et nous avons sélectionné Lille. C’est la quatrième ville française et surtout un des fondateurs connait parfaitement bien ce territoire et ses acteurs. Il y avait peu de diversité, en dehors de la « Voix du nord ». Lyon était une évidence, à cause de sa concentration de pouvoir à la fois politique, avec la création de Lyon Métropole, mais aussi économique, avec les nombreux sièges d’entreprises présents dans la région. Même si le paysage médiatique lyonnais est très bouché, nous démontrons chaque semaine, grâce à nos enquêtes que nous avons notre place puisque nous sortons des exclusivités. Concernant Toulouse, la diversité médiatique est moindre face aux autres villes françaises, il reste « La dépêche du Midi » qui est une institution à part entière. Enfin, Nantes attire énormément de monde, que ce soit des actifs ou des entreprises. Elle a d’ailleurs pris le pas sur les autres métropoles de l’ouest de la France.

Ce qui différencie Médiacités et les autres journaux locaux c’est le travail en réseau. Nous sommes qu’un seul journal avec quatre implantations. Nous sommes à la fois un média national mais aussi local ce qui permet de ne pas dépendre d’un territoire et d’avoir des approches transversales sur certains sujets.

Quel est votre bilan sur ces deux dernières années ?

Il est à la fois positif et mitigé. Il est positif dans la mesure où toutes les semaines nous publions des enquêtes qui sont remarquées par les lecteurs et par des confrères, nous avons donc prouver la pertinence de développer Médiacités. De surcroît, les lecteurs sont de plus en plus nombreux à s’abonner même si notre point d’équilibre n’est pas encore atteint.

Propos recueillis par Isaline Glévarec

 

Apéro Têtes-Chercheuses | Revue Sans Transition !

Jeudi 18 octobre, 19 h au Club

Après le succès de la troisième édition des Têtes Chercheuses ayant récompensé les médias Les croissants, Les jours et Média Pi !, le Club de la presse de Lyon organise le troisième jeudi de chaque mois une rencontre conviviale avec un média innovant.
Le prochain « Apéro Têtes-Chercheuses » (ex. « Apéro du Club« ) accueillera la rédaction de Sans-Transition !, nouveau média dans le paysage de la presse lyonnaise. Une revue qui se veut citoyenne et engagée.

Les apéros Têtes-Chercheuses sont ouverts aux adhérents comme aux non membres du Club.

=> Inscriptions obligatoires par mail : contact@clubpresse.com

Accueil : 18 h 45. Début de la présentation : 19 h.

=> Pour toute information : 04 78 37 75 45

Atelier numérique | Les nouvelles fonctionnalités de Facebook

ATELIER NUMÉRIQUE

Les nouvelles fonctionnalités de Facebook
18 octobre à 12h15, au Club

Un nouveau cycle d’interventions réservé aux adhérents du Club va démarrer au Club de la Presse de Lyon en octobre 2018 pour comprendre, clarifier et approfondir les possibilités des outils numériques.

Première séance : Facebook et ses nouvelles fonctionnalités, par isabelle Barnel

La 1ère séance des Ateliers numériques du Club aura lieu sur Facebook et Facebook@Work le jeudi 18 octobre de 12h15 à 13h45.

Venez découvrir les fonctionnalités actuelles de Facebook et les nouveaux services déclinés par ce média social dont Facebook@Work.

Facebook@Work a été déployé publiquement en octobre 2016. Cette solution se positionne en média social d’entreprise. Facebook@Work a pour objectif de permettre aux organismes de se doter d’un RSE notamment.

Réservé exclusivement aux adhérents du Club. Inscription obligatoire : contact@clubpresse.com

Projection débat | Free Speech, de Tarquin Ramsay

Liberté d’expression : un film, un débat

Le Club de la presse de Lyon inaugurait jeudi 10 octobre un cycle de projections-débats sur les médias avec la projection, au Cinéma Opéra de Lyon, de « Free Speech – parler sans peur », documentaire (GB, Jupiter Films, 2018) de Tarquin Ramsay, et un débat avec les spectateurs en présence d’Alexandre Buisine (Syndicat national des journalistes), Mathilde Régis (Le Lanceur / Lyon Capitale) et Jacques (Trentesaux (Mediacités), animé par Christel Leca, vice-présidente du Club.

Le film propose une série de témoignages de hackers, journalistes et lanceurs d’alertes (Julian Assange, Jérémie Zimmermann, Sarah Harrison…) sur la liberté d’expression, ce qu’elle représente pour la démocratie et les atteintes qu’elle subit en occident, au travers de l’enquête au long cours (4 ans) d’un jeune journaliste britannique à la recherche d’une définition du concept. Si le documentaire reste décousu, il permet de connaître ou mieux connaître de grandes figures de l’internet libre et apôtres d’une liberté de communiquer sans entraves.

Le débat a été l’occasion d’évoquer des sujets d’actualité qui concernent notre pays : la loi sur les « fake news », votée la nuit précédente à l’Assemblée nationale, mais aussi la viralité sur le web, la loi de 1881 sur la presse, celle sur le secret des affaires. Il a permis de rappeler l’importance du travail d’enquête des journalistes, appuyés par les lanceurs d’alertes qui ont besoin de soutien, à l’image des Rencontres du Lanceur,  et d’outils de protection, à l’instar de la plateforme sécurisée lancée début octobre par Mediacités (Lanceurs d’enquêtes).
Christel Leca, vice-présidente du Club de la presse de Lyon

Remue-Méninges | « Dans 10 ans, des chercheurs imaginent un monde sans écrans »

Dans le cadre du premier atelier « Remue-Méninges » organisé par le Club de la presse, Jean-Marie Charon prévient d’emblée : il n’y a pas de recette magique pour les médias, mais des modèles économiques qui marchent, pour un temps seulement. Car la réalité s’avère extrêmement mouvante. « Les supports ne cessent de changer (tablettes, smartphones…). Dans 10 ans, certains chercheurs imaginent un monde sans écrans ».

Ainsi, les tendances se font et se défont. Demain les groupes de presse devront repenser leurs applications mobiles, les adapter à de nouvelles formes de projections. Ainsi, Jean-Marie Charon propose dans son dernier ouvrage Rédactions en invention, une boîte à outils des initiatives à l’œuvre dans les groupes de presse.
À la suite de l’atelier «Remue-méninges », il rencontrait les équipes du Progrès pour échanger sur les enjeux de la stratégie Digital First du groupe.

Le chercheur en a profité pour partager avec les adhérents du Club quelques-unes des tendances identifiées dans le paysage médiatique :

–      l’ouverture à de nouveaux profils de métiers comme les datas-journalistes et les développeurs

–      la mutualisation des rédactions autour de sujets d’enquêtes, la création de collectifs de journalistes

–      la mise en place de laboratoire au sein de la PQR (le Lab de Centre-France)

–      Le développement en Hollande d’une plateforme de micro-paiement pour payer à l’article, etc.

Chercheur associé à l’Ecole des hautes études en sciences sociales, Jean-Marie Charon vient de publier, aux éditions UPPR, « Rédactions en invention – essai sur les mutations des médias d’information ». Cet essai, concis et percutant, vient à la suite de nombreux autres, aux éditions La Découverte : Les médias en France (2014), La presse en ligne (2011), La presse magazine (2008), mais aussi chez Ina Éditions (Médias, opinions et présidentielles, 2012, avec Roland Cayrol), ed. Vuibert (Les journalistes et leur public : le grand malentendu, 2007), etc.

* Les ateliers « Remue-méninges » du Club de la presse vous invite tous les deux mois à une rencontre exceptionnelle avec un expert qui cogite sur les transformations à l’œuvre dans le secteur des médias.

Petit-Déjeuner Entreprises-Amies : Visite de TLM

 

Pour ouvrir la saison des rencontres médias destinées aux Entreprises-Amies du Club, TLM et son directeur Laurent Constantin ainsi que Jean-Pierre Vacher, le directeur d’antenne, ont ouvert les portes du média, le temps d’un petit-déjeuner le 28 septembre dernier. La plus ancienne TV locale, qui fête ses trente ans a, aujourd’hui, pour ambition de se développer et de s’étendre sur les départements limitrophes, d’implanter la marque TLM sur le territoire lyonnais. Et surtout, l’objectif de devenir un chaine d’information en continue ; nous en sauront plus cet automne.
TLM, c’est actuellement 20 emplois dont 12 à plein temps.

Têtes Chercheuses 2018 : La finale !

3e édition des Têtes Chercheuses – 19 septembre à Groupama Rhône-Alpes Auvergne (Lyon 9)
De nouvelles perspectives pour la presse multi-supports

Des reportages en réalité virtuelle, une matinale radio personnalisée, un site d’infos pour les sourds et muets… Les six finalistes du concours du Club de la presse de Lyon regorgeaient d’inventivité. Retour sur une soirée riche en contenu et en échanges.

18H40. La 3e édition du concours des Têtes Chercheuses s’ouvre. Près de 100 personnes ont pris place dans le confortable amphithéâtre du siège de Groupama Rhône-Alpes Auvergne. En régie, Stéphane et Melany, deux adhérents du Club de la presse s’activent pour lancer la retransmission de la soirée en live sur Facebook (à revoir ici).


Francis Thomine, le DG de Groupama inaugure la soirée avec un discours de présentation sur son entreprise qu’il veut transparente, créatrice d’emploi et humaniste.
Le jury de professionnels des médias se prépare à écouter activement les pitchs des six finalistes. Ils s’étaient déjà réunis quelques semaines plus tôt au sein du Silex de l’EM Lyon pour procéder à la sélection des finalistes. 26 dossiers avaient alors été étudiés de manière active et passionnée. Difficile de trancher face à des projets originaux et engagés.

Des pitchs de grande qualité

Carbone, la revue lyonnaise ouvre le bal. Ce magazine sur la culture des imaginaires se distingue par des illustrations soignées et une ligne éditoriale exigeante. Elle fait d’ailleurs participer des auteurs et designers de renom. Flush prend la suite. Autre média lyonnais, qui prépare le lancement d’un magazine qui ne manque pas de culot. En effet, cette revue traitera de l’actualité des toilettes. Un sujet au premier abord anodin mais dont la fondatrice Aude Lalo réussit à nous démontrer tout son intérêt et son actualité.


Les Croissants suit. Stanislas Signoud présente cette application qui livre chaque jour sur le mobile de ses abonnés une émission personnalisée selon leurs centres d’intérêt. Son équipe à Paris s’attèle à la préparation de l’édition du lendemain. Cet ancien développeur a mis sur pied un algorithme qui permet de réaliser cette sélection. Mais aussi de pousser des contenus hors des sujets de prédilection de ses abonnés. En effet la limite est pointée par l’un des jurys : le manque de contradiction et d’ouverture sur des sujets ne sont-ils pas une limite à ce média ?

Le jury reste en alerte, les questions toujours pertinentes. Dans la salle, l’auditoire apparaît captivé.

La journaliste Louise Gamichon s’installe au pupitre. Nous découvrons le média Laïcités. Une lettre d’informations envoyée chaque mois aux enseignant avec des actualités décryptées, des éclairages d’experts, des outils à utiliser en classe… Une version imprimable y est attachée. Pour elle « la laïcité et les religions sont devenus des thèmes incontournables – et épidermiques – de l’actualité. Dans un climat social crispé, il est parfois sensible pour les enseignants de les aborder sans se laisser déborder ».
Place à un autre univers avec la revue en réalité virtuelle, Targo. L’équipe parisienne réalise des tournages auprès de personnes aux histoires extraordinaires. Le lecteur se retrouve immergé dans des vies atypiques : celle de la championne du monde de chute libre, de la famille Ouvrard, tous pilotes de montgolfières... Leur modèle économique est pour le moment tiré par le studio de production.

Media’Pi vient clôturer cette séquence. Sa fondatrice Noémie Churlet, sourde, est accompagnée par une interprète bénévole de l’association lyonnaise Crils. Dans la salle, nous méconnaissons les problématiques des sourds. Rare sont les médias intégrant la langue des signes dans leur dispositif. Media’PI se positionne ainsi comme le premier média
qui donne accès à l’information grâce à une production d’articles en LSF, français classique et français facile, sous forme de textes et de vidéos sous-titrées. Les questions abondent, la curiosité des jurys et de la salle s’avère intarissable.

Délibération et surprises

Mais il est temps de passer à la délibération du jury pour élire le grand gagnant. Pendant ce temps, le co-fondateur du site d’informations les Jours, Sofian Fanen vient répondre aux questions de Laurent Burlet, administrateur du Club de la presse et co-fondateur de Rue 89 Lyon. Ce site qui a décidé de suivre ses sujets sous forme d’épisodes va recevoir le prix du Club de la presse. Chaque année ce prix est décerné à un média installé qui a réussi à valider la pertinence de son projet.

Après 40 minutes de vifs échanges entre les membres du jury, ils rejoignent l’auditorium pour révéler le nom du vainqueur.
Les lauréats cette année : le responsable partenariats Thomas Trayssac d’Orange, remet au site Les Jours, le prix du Club de la presse.
Les Croissants est le grand gagnant. Patrick Rakotondranahy, le directeur territorial Lyon Métropole d’Enedis lui remet en effet le prix Jeune Pousse. Le jury a aussi eu un prix Coup de cœur pour Media’Pi.

21h30. Place aux cocktails au sein de l’agréable patio du siège de Groupama pour prolonger les débats.

Maeva Melano, présidente du Club de la presse de Lyon.

 

Bureau 2018/2019 du Club

Mercredi 4 juillet 2018, le conseil d’administration du Club de la presse de Lyon a élu son nouveau bureau, et sa nouvelle présidente : Maeva Melano-Costamagna.

Bureau :

  • Présidente : Maeva Melano-Costamagna (Indépendante)
  • Vice-présidente : Christel Leca (Journaliste environnement)
  • Secrétaire : Anthony Diao (l’Esprit du Judo)
  • Secrétaire-adjoint : Mélany Marfella (La Tribune de Lyon – La Croixroussienne)
  • Trésorier : Fabien Collini  (Petit homme Production)
  • Trésorière adjointe : Anthony Côte (Nouveau média)

Administrateurs :

– Collège journalistes : Laurent Burlet (Rue89 Lyon), Sophie Esposito (AEF), Zoe Favre-d’Anne (Le Progrès), Mathieu Ozanam (InterMédia), Thibaut Solano (Indépendant)
– Collège communicants : Laurence Ehrmann (VINCI Construction France)
– Collège Entreprises amies : Françoise Estienne (EDF)

Juin 2018 : assemblée générale du Club de la presse de Lyon

Juin 2018 : assemblée générale du Club de la presse de Lyon

L’Assemblée générale du Club de la presse de Lyon s’est réunie vendredi 22 juin 2018.

Elle a élu quatre nouveaux administrateurs : Laurent Burlet (Directeur de la publication de Rue89 Lyon), Zoé Favre d’Anne (journaliste pigiste), Mathieu Ozanam (rédacteur en chef d’Intermédia) et Thibaut Solano (journaliste pigiste). Ils complètent l’équipe du Conseil d’administration déjà en place : Christel Leca, Maéva Mélano, Mélany Marfella, Anthony Diao, Fabien Collini, Sophie Esposito, Anthony Cote.

Françoise Estienne représente le collège du Cercle des Entreprises-amies et Laurence Ehrmann, le collège des communicants du Club.

Visite à France 3 Toutes Régions par le Cercle des Entreprises-Amies du Club de la presse de Lyon

Pour clore la saison du Cercle des Entreprises-Amies du Club de la presse de Lyon, la visite des locaux à Vaise (Lyon 9) de France 3 Toutes régions a permis de dévoiler cette chaîne discrète dans le paysage médiatique lyonnais.

Basée depuis 20 ans à Lyon, France 3 Toutes Régions (FTR)  se démarquent de sa voisine de la Part Dieu, France 3 Auvergne-Rhône-Alpes en lui étant totalement indépendante. Ses 54 salariés (journalistes, techniciens et personnels administratifs) permettent de produire quotidiennement du contenu (« L’instant R », « Météo à la carte », « On a la solution », « Edition toutes régions », « Culture box », etc.) pour le réseaux des France 3 mais aussi pour France info (7 sujets par jour sont produits pour cette dernière).

Son nouveau rédacteur en chef, Antoine Armand a insisté sur la ligne éditoriale fondée sur le constructive news et le traitement de l’information qui met en exergue l’innovation, les initiatives associatives et locales, etc.

Têtes Chercheuses 2018 : Et les finalistes sont…

Le jury des Têtes Chercheuses s’est réuni hier, jeudi 21 juin, au Silex, l’espace d’innovation de l’EM Lyon. Après deux heures de délibération et d’âpres discussions, il a sélectionné six finalistes parmi les 18 dossiers reçus :

– Carbone –
– Flush –
– Laïcités –
 Les Croissants –
– Média pi ! –
– Targo –

Les porteurs de projets pitcheront leur projet le 19 septembre prochain à Groupama Rhône-Alpes-Auvergne. Avant cette grande finale, ils se réuniront à la fin du mois d’août au Tank Média et s’entraîneront à cet exercice de présentation avec les professionnels installés dans l’incubateur parisien.

Le jury des Têtes Chercheuses 2018 présidé par Christel Leca (présidente du Club de la presse de Lyon) est composé de :

Alexander Bell (EM Lyon) / Barbara Chazelle (Méta Média) / Philippe Couve (Samsa.fr) / Patrick Girard (ISCPA Lyon) / Julien Kostrèche (Ouest Médialab) / Emmanuelle Leneuf (FlashTweet) / Mathieu Maire-du-Poset (Tank média) / Jacques Simonet (InterMédia) / Jacques Trentesaux (Médiacités)

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Atelier numérique : la Blockchain

Cela devait être une simple approche didactique de la Blockchain.
Les participants de cet atelier animé par Aurore Galves et Jérémy Chambrade de l’association Crypto Lyon ont pu avoir la pleine étendue de ce que peut proposer cette base de données chiffrée. Ouvrant l’ère du web 3.0, soit l’internet des transactions, la blockchain pourrait se définir comme « un échange de valeur dématérialisé entre personnes du monde entier, sans tiers de confiance, et de façon sécurisé grâce à la cryptographie« .

Si les premiers messages codés remontent à l’antiquité, à – 1500 Av. JC et un manuel d’une poterie où il manquait délibérément certaines lettres, le XXè siècle, grâce à l’évolution technologique, a vu l’essor d’échanges difficilement déchiffrables d’abord dans le champ militaire (Navaro Code, Code Enigma, etc.) puis dans le domaine économique. En 2009, dans le flux de la crise des subprime, le Bitcoin est apparu. Avec un impératif : échanger de la monnaie de manière la plus sécurisée possible mais aussi en assurant la transparence des transmissions : les blocs qui définissent la blockchain détiennent ainsi les informations du bloc précédent, ce qui permet de tracer les données et éventuellement leurs auteurs. Les perspectives sont alors immenses puisque la Blockchain nous obligent à repenser nos modèles économiques, écologiques, technologiques.

La présentation de l’atelier et le contact d’Aurore Galves et Jérémy Chambrade sont disponibles au Club sur demande.

Têtes Chercheuses 2018 : Renouvellement du partenariat avec Enedis

Pour la deuxième année consécutive, Enedis a renouvelé son partenariat  avec le Club de la presse de Lyon en soutien au prix des Têtes Chercheuses. Mercredi 13 juin, dans les locaux lyonnais fraîchement rénové d’Enedis, Christel Leca, présidente du Club de la presse de Lyon et Patrick Rokotondranahy, directeur Lyon Métropole d’Enedis ont signé le contrat qui permettra à ce dernier de remettre le prix Jeune Pousse au lauréat 2018 après la séance de pitchs, le 19 septembre prochain.

Les Têtes Chercheuses sur Lyon 1ère

Ce mardi 12 juin, Stéphane Rabut – à gauche de l’image – administrateur du Club de la presse de Lyon (et ancien président) était invité à présenter la troisième édition du concours les Têtes Chercheuses au micro de Lyon 1ère.
Dans l’émission animée par Jean-François Pibre, il a annoncé les caractéristiques de la troisième édition du prix qui voit arriver tant par ses nouvelles dotations que par le jury, un regard et surtout une expertise nouvelle proche des besoins des journalistes-entrepreneurs en devenir.

Atelier juridique : Le Règlement général sur la protection des données (RGPD)

Le RGPD est entré en application le 25 mai dernier dans l’ensemble de l’Union européenne. Il impose à tout un chacun la mise en conformité de ses pratiques professionnelles (et personnelles) en matière de gestion de ses données numériques, qu’elles soient stockées sur serveur ou sur disque dur. Ce nouveau règlement entoure tous les types de site internet : professionnels, personnels et Blogs. C’est à la CNIL que revient ensuite les missions de contrôle. L’atelier numérique a permis  de rappeler les termes de la réglementation mais surtout de délimiter les bonnes pratiques, la manière dont il devient impératif de classer et d’individualiser ses données, de les organiser voire de les crypter (pour l’envoi de mails par exemple).
Pour en savoir plus, n’hésitez pas à contacter le Club.

Atelier préparé et animé par Grimaud Valat et Antoine Marienne du Cabinet Epsilon Avocats.

Exposition : Mai 1968 et la presse lyonnaise

Photographies, tracts, journaux, articles de mai 1968 s’exposent au Club de la presse jusqu’au 15 juin. Ces documents ont tous été prêtés généreusement par Jean-François Cullafroz, témoin de cette époque en tant que jeune pigiste.

  • L’entretien de Bernard Saugey, par Jean-François Cullafroz (mai 2018)
  • Document de France 3 Rhône-Alpes, sur la grève des journaux à Lyon

Contact : 04 78 37 75 45

Rencontres : Mai 1968 et la presse lyonnaise

Le Club de la presse de Lyon, associé à l’Association des journalistes professionnels (AJP), a ouvert ses portes, ce 31 mai, aux témoins de cette époque qui, pendant trois semaines (du 21 mai au 7 juin) a vu l’arrêt des rotatives du Progrès et l’éclosion d’une presse alternative et très politique. Le Journal du Rhône est l’une d’entre elles.

Autour de la table :
– Georges Vermard, photographe de presse, qui travaillait pour l’Echo-La liberté durant ce mois de mai et auteur de la photographie illustrant le camion qui, sur le pont Lafayette, s’engagea dans une course folle aux conséquences tragiques : la mort du commissaire René Lacroix,
– Jean Leonardi qui fut de l’équipe du Journal du Rhône et
– Nathalie Garrido du progrès et qui est co-auteur de le Hors série « Il y a 50 ans, Mai 1968 – Notre région dans la Révolte », Ed. Le Progrès

Et Jean-François Cullafroz qui a animé, avec Jean-Louis Rioual les échanges. Robert Lagrange et Robert Pierron, tous deux de l’AJP ainsi que Laurent Gonon de la Voix du Rhône ont pu faire par de leur expérience.

Pour en savoir plus :

  • L’écume d’un jour, le blog de Jean-François Cullafroz.
  • L’entretien de Bernard Saugey, par Jean-François Cullafroz (mai 2018)
  • Document de France 3 Rhône-Alpes, sur la grève des journaux à Lyon

A lire :

  • « Il y a 50 ans, Mai 1968 – Notre région dans la Révolte« , Ed. Le Progrès
  • « Lyon 68 – deux décennies contestataires« , Coll., Ed. Lieux dits

Petit-déjeuner Entreprises-Amies : Rédaction de France 3 Auvergne-Rhône-Alpes

Le petit-déjeuner du Cercle des Entreprises-Amies avec La direction de France 3 Auvergne-Rhône-Alpes à fait le plein. Le directeur régional France 3 Auvergne-Rhône-Alpes, André Faucon accompagné d’Aline Mortamet, déléguée au antennes et aux programmes France 3 Auvergne-Rhône-Alpes et Véronique Buson, qui a pris ses fonctions de rédactrice en chef France 3 AURA en février dernier se sont présentés aux directions de la communications des grands comptes du Club de la presse de Lyon. Devenir de l’audiovisuel public et de ses missions de service public, programmation 2018-2019, information locale et territoriale, éthique journalistique et communication, partenariats public-privé ont été discutés de manière informelle et conviviale pendant plus d’une heure.

Pour en savoir plus, n’hésitez pas à contacter le Club : 04 78 37 75 45 / contact@clubpresse.com

Apéro du Club de mai : Les Têtes chercheuses !

Pour ce dernier Apéro mensuel du Club de la saison 2017-2018, et alors que la campagne du dépôt des candidatures aborde sa dernière ligne droite (n’attendez pas, la date limite : 2 juin à 12h), les Têtes Chercheuses ont été à l’honneur. Historique de ce prix (qui reste le seul en France dans le domaine de la presse et des médias sur ce thème de l’entrepreneuriat en journalisme), présentation du jury, des partenaires et des dotations ont été dévoilés.

Vous n’avez pu être présent ? Vous voulez savoir si vous pouvez concourir ? N’hésitez pas, contacter nous (04 78 37 75 45) ou suivez nous sur les réseaux sociaux. Vous pouvez télécharger les différents documents (règlement et dossier de candidature) sur la page des Têtes Chercheuses.

 

Petit déjeuner Entreprises-Amies : Jean-Claude Lassalle, directeur délégué du Progrès

Répondant aux questions des directeurs(trices) de la communication des Entreprises-amies du Club de la presse, Jean-Claude Lassalle, directeur délégué du Progrès a présenté la mue du quotidien régional et notamment son positionnement sur le digital. Ayant la velléité d’inscrire le groupe dans une marque générique où l’on a le développement du Progrès Évènements, la diversification de ses activités en parallèle de la rédaction est annoncé comme un moyen de structurer l’avenir du média. D’ailleurs, il est le premier média de la PQR à avoir suivi ce modèle économique associant journalisme et communication. Car comme dans l’ensemble de la PQR, le Progrès perd des lecteurs au profit des médias numériques. Aujourd’hui, il est à la septième place avec 173 071 numéros vendus en moyenne chaque jour, juste derrière le Télégramme et devant La Montagne. Les recettes du journal proviennent à 70 % de ses ventes, le reste venant des annonceurs.

 

 

 

Le progrès en quelques chiffres :

Création : 12 décembre 1859
Zone de diffusion : Rhône, Loire, Haute-Loire, Ain, Jura
263 journalistes
1 800 correspondants locaux
850 000 lecteurs chaque jour

Mise en ligne du Progrès.fr: mai 1996

 

 

 

100 ans du SNJ / 100 ans de la charte d’éthique

Afin de célébrer les 100 ans d’existence du plus grand syndicat français de journalistes, le SNJ a tenu une table ronde au Club de la presse le 26 avril 2018, pour réfléchir aux nouveaux enjeux de ce métier ainsi qu’à sa déontologie.

Revenir sur l’histoire du syndicalisme est un passage obligatoire.  Au vu de la réinvention constante du journalisme et des nouvelles formes de précarisation, Vincent Larnier, premier secrétaire général du SNJ, ainsi qu’Alexandre Buisine membre de la commission de déontologie du SNJ et Jean-François Cullafroz ont animé cette table-ronde.

Ecrite par les journalistes ayant subits la censure durant la première guerre mondiale, la charte d’éthique a été rédigée quelques mois avant l’Armistice. Depuis un siècle, ce texte reste la référence dans le secteur de la presse, malgré quelques remaniements en 1938 et 2011. Quasiment au même moment, le Syndicat national des journalistes (SNJ) était créé dans le but de réguler la profession.
Profitant de ces deux anniversaires, le Club de la presse de Lyon a invité Vincent Lanier, Premier secrétaire général du SNJ, Alexandre Buisine, membre de la Commission déontologie du SNJ et Jean-François Cullafroz de la CFDT et qui a participé aux réflexions qui ont permis la rédaction de la loi Bloche dite loi «liberté, indépendance et pluralisme des médias». Rapidement, les échanges, critiques et inquiets, ont porté sur les dispositions du gouvernement Philippe envers les médias : Loi sur les fakenews, loi sur le secrets des affaires, etc.
Mais surtout, c’est le contexte dans lequel s’exerce le journalisme – au regard de la précarisation du secteur – qui a suscité le plus de questions : quel peut être le poids du syndicalisme dans l’accompagnement de la transformation du métier ? La question reste ouverte pour les années à venir et pour les générations qui viennent.

Aujourd’hui, la précarité touche 1/4 des journalistes encartés (CCD, pigistes ou demandeurs d’emploi). Entre 2016 et 2017, la CCIJP a enregistré une baisse de 0,6 des demandes. Un chiffre encourageant : en 2017, le nombre des premières demandes a augmenté.

Atelier Numérique : les Analytics

Jean-Rémi Tabbone, développeur web, community manager et spécialiste des réseaux sociaux, a présenté les Analytics Google et les outils de suivi d’audience sur Facebook, Twitter et Instagram. L’atelier a permis de donner les outils adéquats, et gratuits – dont data studio sur Google – pour une analyse fine de ses pages d’un site internet.

Europe 1 au Club de la presse

Pour sa journée consacrée à l’apprentissage, l’émission « Circuit court » consacrée à l’économie sociale et solidaire sur Europe 1 s’est arrêtée au Club. Jean-Luc Boujon, correspondant de la radio généraliste à Lyon reçoit Aurélien Cadiou, apprenti et président de l’Anaf (Association nationale des apprentis de France).

Apéro du Club d’avril accueille Le Petit Bulletin

Pour ces 25 ans d’existence (et 20 ans de présence à Lyon), l’hebdomadaire gratuit dirigé par Marc Renau (à droite sur la photo) a été reçu au Club de la presse en ouverture de Apéro d’avril. Une vingtaine d’invités, adhérents et non-adhérents, a bravé l’appel des terrasses et du beau temps et ont pu échangé autour de ce média culturel qui s’est imposé comme le journal de référence dans l’annonce et la critique de spectacles, de films et de livres. Présent dans notre ville, Saint-Etienne et Grenoble, le Petit Bulletin tire à 50 000 exemplaires à Lyon, sur 1 300 points de distribution (40 000 exemplaires à Grenoble et 30 000 exemplaires à Saint-Etienne). Aujourd’hui le Petit-Bulletin se décline également sur de nouveaux supports papiers (Spot, un magazine gratuit sur le tourisme et les loisirs urbains, Récréamag, un guide des sorties en famille et le Guide estival Auvergne-Rhône-Alpes). En parallèle, le Petit Bulletin a développé une offre sur le net (City crunch, Family Crunch, Cours & Stages) et des services en organisant des évènement (Lyon bière festival, Tapez fort !, Apéro musical extravagant, etc.).

Les Clubs de la presse de la région Auvergne-Rhônes-Alpes se forment à WordPress

Ambiance studieuse au Club de la presse de Lyon et sa région.
Pendant un après-midi, les représentants de l’UCP2F (Union des clubs de la presse de France et francophones), du Club de la presse d’Auvergne et du Club de la presse des 2 Savoie se sont formés à WordPress. A l’occasion de la refonte du site de l’UCP2F, il s’agit ainsi de leur permettre d’alimenter régulièrement en information les clubs de la presse français, notamment dans la perspective de la biennale de la presse des 1, 2 et 3 juin 2018, dont le thème sera « Voir et dire la guerre ».

Contact presse : Sonia Reyne – 06 33 60 89 62

Club pigiste : « Se former avec l’Afdas »

Pour ce Club pigiste, le Club a convié l’Afdas, l’Opca des journalistes, et donc des pigistes, à présenter les différents dispositifs et leurs droits pour qu’ils puissent accéder à la formation professionnelle.

Michèle Heitz, chargée de coordination à l’Afdas, a exposé les modalités de financement pour les journalistes encartés mais aussi, parce que c’est possible, les voies qui permettent aux pigistes qui sont dépourvus de la carte de presse de débloquer des budgets spécifiques.

Pour en savoir plus, vous pouvez visiter cette page de l’Afdas.

« Ils choisissent de créer leur média »

Dans le cadre des 11è Assises internationales du journalisme de Tours (14 au 16 mars), Jean-Louis Rioual a animé la table ronde qui interrogeait le processus de création d’un média en 2018 : de l’enthousiasme de la première idée au pragmatisme de la réalité.

A la tribune, six rédacteurs en chef ou directeurs de la publication représentaient une grande hétérogénéité de modèles économiques et éditoriaux : Kaïa (que le Club avait reçu en novembre dernier), le média amiénois Gazettesports qui se positionne sur la réalité augmentée, l’appli Les Croissants qui diffuse des podcasts ciblés, le magazine Koï sur les communautés et cultures asiatiques, Média’Pi! un média « sourd » diffusé sur le net, et le P’tit Mardi, bimestriel fait par et pour les jeunes (15-20 ans), qui avait postulé à notre prix Les Têtes Chercheuses en 2015. 

Alors que, jusqu’à peu, la mort des médias papier était envisagée au profit du numérique, force est de constater que ce dernier n’a pas évincé les formats traditionnels. Bien au contraire : Kaïa, Gazettesports, le P’tit Mardi ou Koï sont autant d’exemples positifs montrant la résistance du papier face au digital. Les intervenants ont rappelé le chemin, qui n’est pas fait uniquement que de lignes droites, qui mène à la création de « son » média : business plan, crowdfounding, publicité (ou pas), gratuit (ou non), cible, niche, aides à l’émergence, SASU, etc.

Fête de l’annuaire 2018 du Club de la presse de Lyon à l’Université Catholique de Lyon (UCLy)

Comme chaque année, la fête du lancement de l’Annuaire du Club de la presse de Lyon et sa région a fait l’objet d’un franc succès.

Ce mercredi 7 mars, nous étions un peu plus de 300 professionnels des médias et de la communication à nous retrouver dans les accueillants locaux de l’UCLy, dans une ambiance chaleureuse et amicale.

Vous voulez en savoir plus sur les actions et missions du Club de la presse de Lyon et sa région ? N’hésitez pas à nous contacter au 04 78 37 75 45.

Atelier Numérique : Le live, par Stéphane Rabut

Développés en parallèle des réseaux sociaux tels Facebook, Instagram, Snapchat ou de You tube, les Live sont devenus des vecteurs de communications puissants pour ceux et celles qui veulent toucher une communauté précise. Journalistes, communicants peuvent utiliser ce nouvel outil, souple et immédiat, pour informer ou sensibiliser en direct et très rapidement ceux qu’ils veulent toucher. Il s’agit également d’une narration qui, tout en reprenant les codes traditionnels du reportage ou des visuels institutionnels, admet de nouveaux langages : immersion, instantanéité, spontanéité, et surtout partage.

Cet atelier a été animé par Stéphane Rabut, administrateur du Club de la presse de Lyon et formateur Samsa.fr.

Apéro du Club avec l’équipe d’Agir à Lyon & ses alentours

Martin Durigneux, Justine Swordy-Borie et Elisabeth Bonneau ont présenté au Club le tout nouveau mensuel lyonnais – 68 pages, sans publicité – dont le premier numéro est paru en janvier.
Magazine citoyen, associatif et participatif, Agir à Lyon & ses alentours est le fruit d’une réflexion autour de l’ESS, l’économie sociale et solidaire et ici, on pourrait ajouté local, voire hyper-locale.
Porté par l’association Anciela dont l’écosystème s’appuie sur l’accompagnement de projets « solidaires », Agir à Lyon complète une offre d’information où l’on trouve déjà un site internet et un guide.
Assumant une posture militante, la rédaction des articles se fait avec des bénévoles coordonnées par une équipe salariée. Agir à Lyon & ses Alentours est disponible en kiosque au prix de 8 euros. 

Présentation de l’Ebdo par Nouveaux Médias au Club de la presse de Lyon

Le deuxième numéro de la revue Nouveaux Médias (édité par Petit Homme Production) sur les coulisses de la fabrication d’Ebdo, petit frère de 6Mois et XXI, a été présenté mardi 30 janvier au Club de la Presse de Lyon.

Fabien Collini, directeur de publication de Nouveaux Médias, Thibaut Solano, journaliste à Ebdo ainsi que Natalia Oelsner, Gabriela Galindo et Marie Maleysson, rédactrices dans ce numéro, ont longuement échangé avec les personnes présentes, curieuses d’en apprendre plus sur la ligne éditoriale, le financement et la relation qu’Ebdo entretien avec ces lecteurs.

Ce rendez-vous a également été l’occasion de présenter une nouvelle face de Nouveaux Médias, plus éloignée des technologies et des innovations, qui s’intéresse au renouveau intrinsèque du journalisme.

Il y a 11 ans : le journaliste Hrant Dink était assassiné

Ce 19 janvier, le Club de la presse de Lyon s’est naturellement associé à la commémoration du 11è anniversaire de l’assassinat du journaliste turc d’origine arménienne Hrant Dink.

Lusine Movsisyan, consul d’Arménie à Lyon, Raffi Krikorian, président du Conseil de coordination des organisations arméniennes de France, étaient présents au cours d’une cérémonie qui a fait l’objet d’un dépôt de gerbe sur la rue – où l’on trouve le siège du Progrès et d’Euronews – qui porte le nom du journaliste assassiné.
Dans son discours, Jeanine Paloulian a rappelé les atteintes à la liberté d’expression et de la presse portées encore aujourd’hui par le gouvernement turc.

Apéro du Club avec la revue Carbone

Pour ce premier Apéro de l’année 2018, le Club a vu grand – et beau – en accueillant Jérôme Dittmar, rédacteur en chef et Mathieu Riveros de la revue Carbone. En avant-première, et un mois avant la parution du premier numéro, ils ont présenté un magazine protéiforme consacré à la pop culture et la création littéraire, dessinée et interactive, avec un objectif : « dresser une géographie de l’imaginaire« .

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