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Club Pigiste | Ras la plume, collectif pigiste

By 10 septembre 2019 No Comments

Mardi 10 septembre 2019, le collectif Ras la Plume représenté par Daphné Gastaldi est venue au Club de de la presse de Lyon présenter les questions relatives aux droits des journalistes pigistes.

 

Pour le premier Club Pigiste de la saison, Daphné Gastaldi dresse le portait les conditions de travail des journalistes pigistes.

« Ce mouvement est la conséquence d’un ras le bol, […] Nous sommes un complément et nous voulons être plus réactif. » C’est ainsi que Daphné Gastaldi, membre du bureau du collectif, définit Ras la Plume. Leur forte présence sur les réseaux sociaux permet de récolter toutes sortes de témoignages afin d’affiner les revendications. Nous vous invitons d’ailleurs à remplir le questionnaire ( à consulter ici) qui tente d’établir un état des lieux des conditions de travail des pigistes.

Malgré la tribune publiée dans Libération le 5 février, les requêtes des différents collectifs restent encore de mises. Etre payé, notamment au moment du rendu du travail ou encore de revaloriser le tarif de la pige, sont les principales.

La première interrogation des participants portait sur le statut des pigistes, celui d’auto-entrepreneur que certains médias exigent. La loi Cressard a été évoquée de nombreuses fois concernant l’obligation de paiement, et cela même si la commande n’a pas été publiée. Le temps passé sur le terrain n’est pas valorisé, c’est ce que déplore Daphné Gastaldi. Les droits d’auteurs concernant les photojournalistes, les frais de déplacement ainsi que la protection sociale sont des préoccupations au cœur du métier des journalistes pigistes. Les solutions se construisent petit à petit avec l’aide de collectifs comme Ras la Plume ou encore We Report, mais aussi avec les 48 heures de la pige.

Isaline Glévarec

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