Espace membres

Motion de politique générale adoptée le 26 septembre 2017

By 29 septembre 2017 No Comments

A l’attention des administrateurs du Club de la presse de Lyon

Chers amis,

Depuis six mois, nous discutons vivement sur des questions techniques concernant le poste de délégué général du Club et nous en avons oublié les raisons pour lesquelles une partie du conseil, dont je suis, a souhaité poursuivre avec Jean-Louis Rioual l’aventure.

C’est une vision pour l’avenir du Club que nous défendons.

Nous défendons la projection dans l’avenir du délégué afin qu’il mette en œuvre les missions que le Club s’est fixées dans ses statuts que je vous rappelle :
« Cette association a pour but :
– de rassembler, à Lyon, dans un esprit confraternel, les journalistes professionnels des différents moyens d’informations;
– d’être à Lyon, un point de rencontre et de dialogue libre de toute attache politique, philosophique ou religieuse, et d’animer et gérer les notions liées à ce but;
– d’accueillir dans la région, en facilitant leur séjour et leur mission, tous les journalistes français et étrangers. »

Rassembler, dialoguer, accueillir : tels sont les mots clés.

Nous défendons l’idée qu’un délégué général qui change tous les deux ans ne peut pas porter de vision d’avenir, être porteur de projets de long terme, éclairer le conseil d’administration de façon motivée et impliquée.

Nous respectons la loi, qui exclut le contrat à durée déterminée pour un poste chargé de l’activité normale de l’association.

Depuis la création du Club, il y a 40 ans, le métier de journaliste a changé. Il s’est individualisé, sûrement du fait de difficultés économiques qui ont diminué le nombre de postes en rédaction, réduisant d’autant l’esprit collectif, de partage, mettant en concurrence les journalistes pour une recherche accrue d’informations vite rédigées. Il s’est précarisé, et c’est aussi la conséquence des évolutions économiques. Nous défendons l’idée que le Club doit soutenir l’exercice de ce métier, en organisant des rencontres, des formations, des ateliers… sur le statut des journalistes, les nouvelles façons de le pratiquer et les technologies de la communication et de l’information qui émergent ou s’ancrent jour après jour dans le quotidien de notre travail. Pour cela, nous avons besoin d’une veille permanente, d’une oreille attentive, d’une compréhension des enjeux et d’une conscience au quotidien que seul un délégué général motivé peuvent apporter à une équipe de bénévoles qui ont à mener à bien leur propre carrière par ailleurs.

Nous défendons l’idée que Jean-Louis Rioual, pendant les 9 mois qu’il a passés en tant que délégué général, sans oublier son expérience antérieure d’administrateur, a fait montre de qualités professionnelles et humaines conformes aux objectifs que l’association s’est fixés. Il a fait preuve d’une grande loyauté et a toujours agi conformément aux demandes du conseil, même si celui-ci n’était pas toujours très cohérent. Il a fait des propositions intelligentes, car il a l’intelligence de notre métier, journaliste professionnel depuis plus de 20 ans qu’il est.

Nous souhaitons également rappeler que Jean-Louis Rioual a été recruté en septembre 2016 après une procédure de recrutement ouverte à tous les adhérents et au-delà et que la fiche de poste mentionnait la possibilité de transformer ce CDD en CDI. Nous avons reçu 6 CV et avons rencontré deux candidats. La candidature de Jean-Louis Rioual a été retenue par le conseil d’administration par 7 voix pour et 3 absentions (1 administrateur était absent). Nous défendons l’idée que dans ces conditions, il n’était pas utile d’ouvrir le poste à nouveau. Cela aurait été faire perdre leur temps à des candidats qui n’auraient eu que peu de chances face à l’expérience et l’antériorité de Jean-Louis Rioual. Ç’eut été aussi mettre en doute vis à vis de l’extérieur du Club les qualités de Jean-Louis Rioual alors qu’elles n’avaient aucune raison de l’être.

Nous comprenons les craintes d’administrateurs historiques, échaudés par une expérience malheureuse passée avec un autre délégué. Mais, rappelons-le, et il aura fallu six mois de discussions et une expertise juridique externe pour que chacun le comprenne, l’activité du Club ne peut reposer, légalement, sur un poste à durée déterminée. Cependant, entendant ces craintes, nous avons décidé d’encadrer plus sérieusement le travail du délégué général en concevant un organigramme annexé à son contrat qui précise ses relations hiérarchiques avec le CA, en organisant le suivi de son activité sous la houlette du président, délégué par le CA et unique interlocuteur (sauf délégation particulière votée en CA). Nous pensons en effet que le délégué général doit être épaulé tout autant que dirigé dans ses activités et que le CA ne doit pas le laisser en roue libre, comme cela a été le cas il y a quelques années. Il en va de la responsabilité du CA de préserver la motivation, l’engagement et la loyauté du délégué.

Nous avons aussi entendu les craintes de certains administrateurs sur l’aspect financier de l’engagement d’un délégué général en contrat à durée indéterminée. Le chiffre d’affaires annuel du Club s’élève à environ 170 000 euros (173 360 en 2016 et 166 633 en 2015). Le budget CDI DG voté en CA est d’environ 60 000 euros toutes cotisations comprises, soit 35% du chiffre d’affaires, pour une activité essentiellement centrée sur le service, et donc sur la masse salariale. Bien entendu, il y a aussi un poste de secrétaire, dont le salaire chargé représentait jusqu’à présent 36 000 euros, sur la base du salaire de Jocelyne Meggiolaro. A budget constant, la masse salariale serait donc de 60%, ce qui reste tout à fait raisonnable pour, je le rappelle, une activité de services. Nous avons cependant commencé à retravailler la définition de ce second poste (cf CR de la réunion du 11/9/17) et par là même projetons une réorganisation de l’équipe salariée : cela devrait entraîner une baisse de cette charge, nous nous y emploierons (salaire de base inférieur, temps partiel). L’arrivée d’un DG pérenne et le départ de Jocelyne (probablement en invalidité d’ici quelques semaines) sont en effet une occasion de réfléchir à nos besoins en termes de salariés.

Par ailleurs, pour rassurer encore ceux qui auraient besoin de l’être, nous considérons qu’un délégué général motivé et impliqué dans la vie du Club le sera aussi en ce qui concerne ses finances. Jean-Louis Rioual sera conscient, et le CA en sera le garant si besoin est, que la pérennité de son poste dépend du chiffre d’affaires de l’association, comme c’est le cas dans la plupart des associations.

Nous avons réfléchi à l’avenir du Club, nous ne sommes pas des administrateurs inconscients des enjeux, bien au contraire, mais nous pensons qu’il fallait aujourd’hui le rappeler.

Nous défendons l’idée que le Club de la presse a des chantiers importants à mettre en œuvre aujourd’hui :
– le prix des Têtes chercheuses
– les ateliers numériques et juridiques
– le Club pigiste
– l’animation du Club des entreprises amies et son développement
– la rédaction d’une newsletter hebdomadaire destinée à informer nos adhérents de l’actualité des médias lyonnais et de l’agenda des conférences de presse
– l’accueil de conférences de presse organisée par les entreprises et agences de communication lyonnaises qui comptent, dans un lieu central et adapté
– la visibilité du Club sur internet et les réseaux sociaux
– la réalisation de l’annuaire 2018 du Club et l’organisation de la fête annuelle au moment de sa parution, événement lyonnais majeur
– le développement des adhésions, basé sur une offre de services adaptés aux métiers de l’information et de la communication (à ce sujet, nous souhaitons que soit mise en œuvre au plus vite une enquête auprès de nos adhérents pour connaître leurs besoins et mieux y répondre)

… et que la vie du Club doit reprendre son cours, sortir de ce débat stérile qui pollue nos discussions et nos projets depuis six mois.

Christel Leca, présidente

Texte adopté à l’unanimité moins deux abstentions au conseil d’administration du Club de la presse de Lyon le 26 septembre 2017.

X