*La vie du club

Hommage à notre consoeur Caroline Faesch

Une dizaine de personnes s’est retrouvée le vendredi 6 juin au Club de la presse autour du souvenir de Caroline Faesch, journaliste et adhérente au Club de la presse pendant plus de 20 ans, et décédée il y a un an : des confrères, des communicants, mais aussi quelques médecins qu’elle avait tant interviewés qu’ils étaient devenus ses amis.

6_6_14 rencontre C FaeschTitulaire d’une maîtrise Infocom option presse (promotion 89), elle y avait appris à aimer la rigueur dans notre métier, notamment auprès de Jeanine Paloulian, actuelle présidente du Club, ou encore de Xavier Marula, journaliste du Progrès -récemment disparu-.

Journaliste free lance, elle a ensuite collaboré au Généraliste, à l’agence Focus, au Quotidien du médecin, ou encore, via l’agence de presse Pleins Titres, à Etre Handicap Information, Kiné Actualité, Alternative Santé, etc… Ayant aussi une très grande culture musicale, elle a également longtemps tenu les rubriques de musique classique et d’opéra du journal lyonnais 491.

Elle aimait plus que tout la liberté que lui conférait le statut d’indépendante et elle a préféré quitté le métier, en 2011 -devenant médiatrice professionnelle, dernièrement à l’Ademas 69-, lorsqu’elle a eu le sentiment de ne plus pouvoir le pratiquer selon ses valeurs.

Exigeante et intransigeante, toujours.

La rencontre du 6 juin au Club a été l’occasion d’évoquer sa personnalité par des témoignages des présents et d’autres, envoyés par mail, et de feuilleter ses archives pour retrouver sa plume et son ton, toujours pertinent et impertinent. «Ses interviews étaient d’ailleurs craintes par de nombreuses personnes, ont témoigné les médecins présents. Elle cherchait toujours la faille, la trouvait et ne lâchait jamais ».

Elle était toujours là -et même après, au long cours- pour suivre les grands événements de santé, mais elle choisissait aussi de mettre en lumière des sujets faisant débat, des sujets complexes et douloureux. C’est le cas de l’amiante, un scandale sur lequel elle a aussi écrit un livre, Salariés de l’amiante, employés de l’indifférence. Plus tard, elle a aussi publié Tabac bobards, les dessous du discours anti-tabac, avec son compagnon Raoul Harf, pneumologue. Ces deux ouvrages sont disponibles aux Editions Golias.

Caroline avait enfin -et c’est un trait de bonne journaliste- un don particulier pour les titres.

Pour tout ça, chapeau, l’artiste !

Véronique Vigne-Lepage

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