*La vie du club

« Le frère perdu » ce mardi au Club

A l’occasion de la parution de son livre « Le frère perdu », le Club de la presse reçoit mardi à 18h30 le Lyonnais Bernard Kieffer qui revient sur l’enquête autour de la mort de son frère journaliste Guy-André Kieffer disparu en 2004 à Abidjan alors qu’il enquêtait  sur l’argent du cacao. Le livre est le récit de l’enquête et du combat de son frère pour faire éclater la vérité.
Bernard Kieffer sera accompagné de Baudelaire Mieu journaliste ivoirien qui travaillait avec Guy-André et Christian Garnier (ex-mercenaire abondamment cité dans le livre). Ces derniers étaient déjà venus au Club par le passé lorsque le Club s’était mobilisé.

GAK

Bernard Kieffer
Avec la collaboration de Benoît Collombat

Le frère perdu

Enquête sur un crime d’État au cœur de la Françafrique
Préface de Benoît Collombat

 Le 16 avril 2004, le journaliste franco-canadien Guy-André Kieffer disparaît à Abidjan, capitale économique de la Côte-d’Ivoire, alors qu’il enquêtait sur l’argent du cacao. On ne le reverra plus. Quand son frère Bernard est informé de sa disparition, d’abord, il n’y croit pas. Avant que sa confirmation ne le plonge dans l’angoisse, puis la colère. Et depuis lors, ce drame a envahi sa vie. Aidé de ses proches et de nombreux amis, il se lance alors dans une enquête au long cours pour tenter de connaître la vérité sur le sort de « GAK », sur ceux qui l’ont enlevé et, très probablement, tué.

C’est le récit de cette quête de vérité, jalonnée d’incroyables rebondissements, que propose Bernard Kieffer dans ce livre. Très vite, les autorités françaises sauront que GAK a été enlevé par les membres d’un « escadron de la mort » lié à Simone Gbagbo, l’épouse du président ivoirien. Mais cela, la famille ne l’apprendra que bien plus tard. Pourquoi ce silence du Quai d’Orsay et de l’Élysée ? GAK enquêtait sur les malversations de responsables ivoiriens impliqués dans le pillage organisé des finances publiques du pays, et il se savait menacé. Par qui et pour quelles affaires ?

Les réponses à ces questions, comme il le raconte dans ces pages poignantes, Bernard Kieffer ne les découvrira que très progressivement. Ignorant tout au départ des réalités africaines et des circuits internationaux de corruption, il sera l’objet de désinformations multiples, émanant d’individus aux motivations peu claires. Mais au fil des années, il va se forger une conviction : à Abidjan comme à Paris, nombreux sont les responsables politiques et économiques haut placés qui ont tout intérêt à étouffer la vérité sur les causes de la disparition de son frère. Raison de cette double omerta : la force des vieux réseaux de la « Françafrique », qu’il découvrira peu à peu. Et que le journaliste Benoît Collombat, fin spécialiste de la question, éclaire dans sa préface à ce livre très personnel, aux nombreuses révélations.

X