*La vie du club

Soirée de l’annuaire 2015

Présenté au Planétarium municipal de Vaulx-en-Velin jeudi 5 février, l’annuaire 2015 du Club de la presse de Lyon et sa région

Hélène Geoffroy, député-maire de Vaulx-en-Velin nous a chaleureusement accueillis au planétarium de Vaulx-en-Velin dirigé par Simon Meyer.

Retrouvez les images de cette soirée sur le lannuaire2015.com

Pour nos adhérents qui n’étaient pas présents à la soirée, l’annuaire est disponible rue Pizay, et toujours en vente dans nos locaux au prix de 40 €, retrouvez le discours de Stéphane Rabut :

Chers membres du Club, Mesdames, Messieurs,

Je tiens à remercier Hélène Geoffroy, députée-Maire de Vaulx-en-Velin et Simon Meyer de nous accueillir ici, au planétarium municipal de Vaulx-en-Velin. Agrandi et rénové. Après le siège de GL-Events à la Confluence l’an dernier, nous continuons ainsi de vous faire découvrir de nouveaux les nouveaux lieux de la Métropole.
Il y a tout juste un mois, l’horreur nous frappait en pleine face. Il y a tout juste un mois, nous faisions nos adieux à la bande de Charlie Hebdo : Cabu, Charb, Honoré, Wolinski, Bernard Maris, Tignous, Elsa Cayat, Mustapha Ourrad. Mais aussi Franck Brinsolaro, le policier chargé de la protection de Charb, Michel Renaud de passage à la rédaction, Frédéric Boisseau qui se trouvait dans le hall d’entrée du journal pour réaliser des travaux d’entretien de l’immeuble. Tous fauchés par les balles de deux fanatiques, deux terroristes. Je n’oublie pas Ahmed Merabet, le policier, qui est arrivé le premier sur les lieux et a été froidement abattu.
Pour la première fois dans l’histoire récente, le terrorisme s’attaquait à un journal, à un symbole de la république. En tant que journaliste, en tant que citoyen, comme de nombreux confrères, j’étais KO debout, le souffle coupé. Passée la stupeur, nous sommes passés à l’action. Il fallait réagir, ne pas laisser la peur s’installer, porter l’espoir. Profitant des vœux à la presse de Gérard Collomb, le Club a proposé qu’un rassemblement soit organisé place des Terreaux le soir même. Plus de 15 000 personnes ont répondu à notre appel pour rendre hommage aux victimes. Ce 7 janvier, j’étais déjà Charlie, nous étions déjà tous Charlie.
L’horreur aurait dû s’arrêter là. Le 8 janvier c’est Clarissa Jean-Philippe, policière municipale à Montrouge, qui a été abattue, puis  le 9 janvier, lors de la prise d’otage à l’hyper casher de Vincennes, Philippe Braham, Yohan Cohen, Yoav Hattab et François-Michel Saada qui sont eux aussi tombés sous les balles du terrorisme et du fanatisme. Comment ne pas réagir, comment ne pas rendre hommage aux victimes, comment ne pas défendre les fondements de la démocratie.
L’idée d’une marche silencieuse le dimanche 11 janvier a vite été formulée. Une marche à l’initiative et portée par le Club de la presse.
Ne vous méprenez pas. Même si les journalistes ont payé un lourd tribut lors des attentats, ce n’est pas par corporatisme que le Club de la presse a pris la tête de cette marche républicaine silencieuse. C’est parce que nous étions le plus petit dénominateur commun entre tous les acteurs de la cité, et parce que le Club est indépendant et au dessus de tous les clivages.
Je profite de ce moment pour saluer le travail remarquable de notre délégué général, Frédéric Poignard, qui a tenu bon la barre lors de la réunion de préparation pour que nous soyons tous unis derrière une seule banderole de tête “Pour la liberté d’expression”, sans autre slogan, mot d’ordre, drapeau, ni banderole, ni identification politique ou partisane dans le cortège, en accord avec les organisations politiques, syndicales et associations qui se joindront au mouvement, tous anonymes pour donner plus de force à notre émotion.

Avec 300 000 personnes dans la rue le 11 janvier dernier, Lyon était Charlie.

La liberté d’expression, ce n’est justement pas une expression toute faite, c’est l’un des piliers de la démocratie. Ce 7 janvier dernier, de nombreux français ont redécouvert dans un électrochoc le sens de la liberté d’expression, de l’utilité des journalistes dans le corps social.  Pourtant selon le classement de Careercast, journaliste de presse écrite est l’un des pires métiers au monde juste derrière celui de bûcheron.
Il y a aussi l’après Charlie, ce moment, hélas, où l’union sacré se délite, où chacun juge la liberté d’expression à l’aulne de ses intérêts. La liberté d’expression ne se divise pas, et n’est pas à géométrie variable.
Il y a encore bien du travail en la matière en France. Le dernier classement de Reporters sans Frontières sur la liberté de la presse 2014 nous classe 39e, en sandwich entre le Salvador et les Samoa, alors que les pays nordiques de l’UE caracolent en tête.
La liberté d’expression, sa défense, est dans l’ADN du Club de la presse. J’en profite pour vous inviter le 17 février prochain à 18h à l’ISCPA sur le campus René Cassin pour débattre et réfléchir sur les libertés fondamentales en compagnie de Grimaud Valat et Caroline Rivier avocats du cabinet Lamy & associés qui sont des partenaires précieux et récurrents des ateliers juridiques du Club.
Je parlais d’ADN du Club. Celui-ci est en mutation. La preuve: je me tiens devant vous, moi journaliste pigiste, président du Club de la presse. Une première en 36 ans d’existence ! J’ai la chance d’avoir accompagné la renaissance du Club de la presse depuis trois ans. Et je peux vous assurer que j’ai été à bonne école en travaillant  sous l’égide de Jeanine Paloulian. Elle m’a transmis un Club remis sur pied, assaini puis, comme elle l’avait promis, a passé le flambeau au petit jeune du conseil d’administration (ne vous y trompez pas, je suis juste un peu plus vieux que le Club). Et c’est bien parce que nous sommes complémentaires qu’elle est devenue ma trésorière.
J’ai pour ambition de refaire du Club un lieu incontournable pour les journalistes et les communicants. Un véritable lieu de vie où l’on vient réseauter, travailler, apprendre, penser, développer.
Une commission «déco» a travaillé pour un aménager un coin «lounge» pour échanger dans un cadre agréable. Depuis le 1er janvier, nous avons ouvert notre espace coworking, accessible 7 jours sur 7 de 7h à 22h (il nous reste encore 2 places à pourvoir) avec accès à internet et une machine à café. Il ne nous manque qu’un partenaire pour offrir un kiosque à nos membres pour être tout à fait complets.
Le Club a fait sa révolution digitale avec un site internet entièrement refait avec sa zone membres dédiée et aux informations exclusives. Depuis le début de l’année nous avons ouvert une page Facebook en complément de notre compte twitter @clubpresselyon. D’ailleurs nombre d’entre vous sont devenus des twittos  avertis en suivant notre cycle d’ateliers  sur les réseaux sociaux animés par Isabelle Barnel. La saison 2 a commencé la semaine dernière.
Et pour mettre en application, ce soir nous vous proposons de Kweeper vos photos de la soirée  grâce à Tribune de Lyon, en les envoyant sur l’adresse mail  live@lannuaire2015.com. Elles seront visibles en direct sur le site éphémère www.lanuaire2015.com
En parallèle, des ateliers réseaux sociaux nous avons relancés les ateliers juridiques en partenariat avec le Cabinet Lamy et associés.
Le Club propose toujours des perfectionnements en anglais, des soirées rencontres-débats (la prochaine le 12 février Réaliser un reportage à l’étranger: bonnes pratiques et écueils à éviter pour collaborer avec les ONG) en présence d’un journaliste espagnol et d’un journaliste italien. Le Club continue bien-sûr d’accueillir des conférences de presse. Chaque mois le Club reçoit un invité de marque lors d’un déjeuner ouvert uniquement aux journalistes. Lors des derniers déjeuners, nous avons eu le plaisir de recevoir Najat Vallaud Belkacem, ministre de l’Education, Danielle Chuzeville, présidente du Rhône. Fin février, nous aurons le plaisir de recevoir le général Pierre Chavancy, Gouverneur militaire de Lyon.
Dans la catégorie projets, la lettre du club devrait faire son grand retour d’ici au printemps prochain. Si sa périodicité n’est pas encore arrêtée, je peux d’ores et déjà vous dire qu’elle sera digitale et fera la part belle au long format.

Les Têtes Chercheuses

Digital, c’est le nom de la révolution industrielle qui touche toute la presse et qui la fait vaciller et la transforme en profondeur. Le Club de la presse n’est pas un simple observateur du changement. Il va prendre sa part en lançant l’été prochain son prix : Les Têtes Chercheuses. Un prix francophone qui n’est pas un enième prix pour récompenser un reportage, c’est un prix en phase avec notre époque.
Les Têtes Chercheuses ont l’ambition de faire émerger des projets d’entreprises journalistiques innovantes. Pour le Club, l’originalité des supports ne doit pas faire oublier l’importance d’un modèle économique durable. On ne compte plus les initiatives enthousiasmantes, mortes-nées faute de  business plan, ou victime d’une gestion catastrophique.
Il y aura deux lauréats par édition : une jeune pousse, encore en phase d’amorçage, et une entreprise plus installée qui a déjà fait preuve de la pertinence de son modèle. Les gagnants bénéficieront d’un accompagnement juridique et entrepreunarial pour la réalisation de leur projet et d’une visibilité médiatique.
Pour son édition 2015, l’annuaire innove encore. Après avoir intégré de la réalité augmentée dans ces pages en  2013, et qui est  toujours présente, le Club de la presse utilise son annuaire pour faire du mécénat de compétence.
Je peux vous dire que dans cette édition 2015, vous trouverez de vrais clowns chez les journalistes et les communicants. N’y voyez aucune malice ou second degré. Nous avons choisi cette année d’offrir de la visibilité à l’association Vivre aux Éclats qui  envoie ses clowns à l’hôpital adoucir un peu le séjour des enfants, des ados, des personnes âgées. Ne soyez donc pas surpris de croiser au fil des pages des journalo-clowns et de communico-clowns. Marie-Laure Gerland et Trond VASSDAL, ce dernier plus connu sous son nom d’artiste en tant que Kristin sont parmi nous ce soir et seront heureux de vous parler des actions de Vivre aux Éclats. Vous saurez les reconnaître, je n’en doute pas.
Toujours dans l’annuaire, vous y retrouverez quelques-uns des événements qui ont marqué la vie du Club cette année, mais vous trouverez surtout la liste des journalistes et communicants membres du club, et je précise : tous à jour de cotisation : 199 journalistes, 239 communicants et 35 entreprises amies.
Pour cette édition 2015 de l’annuaire, j’ai le plaisir d’accueillir comme nouvelle entreprise amie: Arkema, la CCI Rhône-Alpes, ERDF, le Groupe Norbert Dentressangle, Domusvi et Hexcel.
Vous entreprises amies, votre engagement à nos côtés manifeste ainsi votre attachement à la liberté et à l’indépendance de la presse dans la région lyonnaise. Je n’oublie pas non plus les collectivités et les annonceurs présents dans l’annuaire. Sans votre soutien, le club ne serait pas ce qu’il est et n’aurait pas l’ambition qu’il a aujourd’hui. Merci à vous.
Enfin, Le conseil d’administration s’implique pour vous proposer un Club moderne en phase avec son époque. Toutes les bonnes volontés et les idées sont les bienvenues. Le Club est le reflet de la diversité de nos métiers, il est un lieu professionnel et reconnu de tous, et doit le demeurer grâce à votre implication.
Je terminerai par la citation du titre d’un poème de Charlie Chaplin, cher à Vaulx en Velin : « Du chaos naissent les étoiles. »
Une citation que je compléterai ainsi : «Du chaos naissent les étoiles, et des étoiles naît la vie».

Merci à tous,  bonne découverte du planétarium, je vous souhaite une bonne soirée

Stéphane Rabut
le 5 février  2015

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